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    Informatique : Bull Maroc profitera de l'alliance Zenith-Packard-Bell

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager

    En apportant Zenith, sa gamme micro, Bull s'allie à Packard, Bell et Nec pour créer une grande alliance mondiale dans l'industrie du PC. Bull Maroc aura de nouveaux outils pour sa politique.


    La filiale Maroc est perçue par le groupe Bull comme le moteur du développement pour tout le Maghreb. Cette année, l'ambition est une croissance de 15% par rapport à 1995.
    Jusque-là, il fallait surtout améliorer la profitabilité: c'était l'objectif du groupe et tout le réseau international devait y participer. L'organisation devait être affinée, "tunée" selon le jargon de la maison, pour réaliser des marges. Résultat: le bénéfice net du groupe pour 1995 atteint 306 millions de Francs français. "C'est un petit 1% du chiffre d'affaires, mais notre meilleure performance depuis longtemps", affirme M. André Martinez, directeur Afrique-Asie Dom-Tom.
    La filiale marocaine, installée depuis 46 ans, est appelée à participer à cette stratégie, accélérer sa croissance et conquérir des parts d'un marché qui croît de 6% l'an. Il ne faut pas s'attendre à une explosion avec les restrictions des budgets d'investissement, surtout de l'Administration, et de ses "grands comptes" qui représentent 60 à 70% de l'activité de Bull Maroc.
    "Grands comptes ne veut pas dire grand système", précise de son côté M. Yves Germain, directeur général de Bull Maroc. "L'informatique y est désormais répartie comme pour le Ministère de l'Education Nationale avec ses 40 délégations".

    La micro-informatique croît au Maroc de près de 15%, selon les estimations de la profession, et Bull, avec le nouvel accord Zenith-Packard-Bell, possède de nouveaux atouts pour ce créneau sur le début de gamme; et en particulier pour le multimédia grand public, Zenith-Packard-Bell devient le 1er constructeur américain de micro et le 4ème mondial.
    La diversification viendra davantage de l'extension des partenariats avec les distributeurs ou les concepteurs locaux de logiciels ou de services que d'une approche "frontale" du marché.
    L'opportunité en 1996 est dans la micro informatique où le parc reste limité, même dans les administrations et les entreprises, et insignifiant dans les foyers. Le coût de l'équipement en micro, lecteur de CD Rom, reste élevé pour le pouvoir d'achat. "Packard Bell, avec 44% du marché domestique aux Etats-Unis et 3 millions de machines par an vendues surtout en hypermarchés, est leader mondial du créneau. A cette première opportunité s'ajoute la forte baisse des droits de douane", rassure Hassan Sqalli, directeur marketing de Bull Maroc.
    Hormis la micro-informatique, l'intégration de systèmes pour la fourniture de solutions clefs en main est un axe de développement important pour la filiale au point de nécessiter des recrutements. Cela va de la définition des besoins du client, d'une réflexion sur son organisation, à son équipement en matériel, en logiciel, à la formation. Les produits de la concurrence peuvent être "intégrés" si la solution le nécessite.

    Au passage, Bull veut effacer l'étiquette de constructeur qui était son label et celui des autres grands comme IBM ou Nixdorf, mais qui devient réductrice. "Nous sommes un acteur mondial dont la vocation est d'apporter une solution. La construction n'est qu'un aspect de notre démarche", indique M. André Martinez. "Nous voulons ainsi être le partenaire et non plus le fournisseur de nos clients".
    Dans un contexte d'alliances internationales et de grands mouvements, qu'est-ce qui peut motiver un groupe comme Bull à s'intéresser à un petit marché comme le Maroc?
    D'abord une vocation internationale qui lui fait réaliser deux tiers de son activité hors de son territoire d'origine, la France, alors que des groupes similaires fondent l'essentiel sur leur marché domestique.
    Ensuite, une tradition à "s'enraciner" sur le marché qu'il choisit, pour ne plus en repartir. "La stratégie à long terme l'emporte sur les difficultés conjoncturelles. Le client doit être partout servi, dès lors qu'il prend une dimension internationale", indique M. Martinez.
    C'est le cas de Elf que Bull sert en France, en Afrique, en Asie D'où une approche mondiale du client et des marchés. Quant à la sous-traitance des services vers un pays comme le Maroc, elle n'est pas exclue. Mais "pour l'heure, le marché des compétences n'est pas encore pléthorique pour le faire".
    Hormis le Maroc, Bull a deux priorités de développement:
    - La Chine, où le groupe pénètre le marché bancaire, créant une grande application monétique, et dans les télécoms. L'objectif est d'atteindre rapidement un chiffre d'affaires de 200 millions de Dollars.
    - L'Afrique du Sud ouverte il y a à peine deux ans, après la levée de l'Apartheid. Ce pays pourrait servir, via des alliances locales, de tête de pont vers l'Afrique du Centre et de l'Est.

    Khalid BELYAZID

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