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    Affaires

    Industrie de la pêche
    Une faillite qui en cache d’autres

    Par L'Economiste | Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    . A Agadir la société El Baraka est à l’arrêt. Litige avec d’ex-partenairesUN soupçon de mauvaise gestion, un brin de lenteur d’exécution, un zeste de clauses ambigues et mal négociées. Et une procédure administrative pour le coup de grâce… Voici les ingrédients de la mésaventure de la société de pêche El Baraka. Le point saillant dans cette affaire, porte sur le litige qui l’oppose à United Fishing SA, gérée par l’homme d’affaires jordanien d’origine palestinienne, Zain Ali, qui détient par ailleurs plusieurs intérêts économiques au Maroc (immobilier, tourisme, distribution…)(1). Aujourd’hui, El Baraka accuse United Fishing d’avoir manqué à ses engagements contractuels, notamment en ce qui concerne la détérioration du matériel et la non exécution d’une prétendue décision judiciaire.En 1998, El Baraka loue à United Fishing 6 navires de pêche, dont le port d’attache est Agadir. Le contrat initial a été conclu pour une durée de 10 ans, pendant lesquelles le locataire exploitant devait reverser une redevance fixe de 250.000 dollars par an et par navire. Mais «au bout de 8 années, l’exploitation s’arrête, et les bateaux sont restitués dans un état lamentable. Tous sont hors d’usage», dénonce El Houssein Berrada, propriétaire de la société El Baraka. Pour régler leur différend, les partenaires recourent à une commission d’arbitrage, comme prévu par le contrat. «Celle-ci prononce une décision en notre faveur, et somme United Fishing à nous reverser 4 millions de DH. Nous estimons nos pertes à 19 millions de DH. Mais au final, même le versement de ces 4 millions n’a pas été exécuté à ce jour», poursuit Berrada.Contacté par L’Economiste, Zain Ali, représentant l’autre partie, tient un autre son de cloche. «Pour nous, l’affaire est clause depuis 5 ans, le jugement a été en plus en notre faveur», assure et insiste Zain. Celui-ci assure qu’il payait régulièrement sa redevance, tant que la pêche était bonne, que les affaires allaient. Mais, quand l’activité s’est dégradée, il est devenu impossible de régler ce forfait qui, selon lui s’appliquait, que les navires sortent en mer ou pas. Berrada pour sa part, affirme que «United Fishing s’était engagée à reverser 50% de ses revenus, à titre de paiement», ce qu’elle n’aurait pas fait.Les déboires d’El Baraka n’allaient pas se limiter au litige avec son ex-partenaire. Courant 2010, la société est frappée d’une décision judiciaire, d’enlèvement des navires en rade au port d’Agadir, à l’initiative de l’Agence nationale des ports (ANP). Les navires d’El Baraka sont concernés par une procédure d’assainissement du port d’Agadir, au même titre qu’une cinquantaine d’autres rafiots. «Pour des raisons de sécurité, et en l’absence d’action de la part des armateurs, l’ANP a été contrainte d’introduire des procédures en référé, visant l’enlèvement urgent des bateaux qui compromettent l’exploitation et la circulation au sein du port», nous confirme une source de l’ANP.Selon nos informations, le cas El Baraka ne serait que la partie émergée de l’iceberg. Près des 2 tiers des entreprises de pêche à Agadir seraient en liquidation judiciaire, le reste serait en difficulté…Othmane ZAKARIA---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Deux associés, un Koweitien et un Marocain font également partie du tour de table.

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