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    Economie

    Immobilier
    Le haut standing toujours en crise
    Entretien avec Youssef Ibn Mansour, président de la FNPI

    Par L'Economiste | Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    . Principales villes concernées: Marrakech et Tanger. Des remises allant jusqu’à 30 voire 40% sur les villas- L’Economiste: La conjoncture actuelle donne des soupçons de méventes dans l’immobilier?- Youssef Ibn Mansour: En général, lors des trois derniers mois, le secteur a évolué différemment d’un segment du marché à l’autre. Pour le logement social, les échos du secteur sont favorables. Il y a une demande maintenue et soutenue du fait du nouveau dispositif qui a été mis en place. Pour les gros opérateurs du logement social, la demande est là. Maintenant, ils sont dans l’étape des autorisations et les ouvertures de chantiers. Pour le logement intermédiaire, allant de 300.000 à 800.000 DH, la demande est également bien installée avec suffisamment de transactions et des crédits bancaires distribués. Il n’y a pas de souci à ce niveau-là. Maintenant, pour ce qui est du haut standing, il y a carrément une situation de mévente et un recul très important de la demande. Plus particulièrement dans des villes comme Marrakech et Tanger.- A quoi est attribué ce phénomène de mévente dans le luxe?- Il est principalement attribué à l’offre importante, au phénomène de l’emballement des prix et à la conjoncture internationale. Du coup, une bonne partie de la clientèle de ce type de produits est absente du marché. - Justement, pour les villas, l’on parle de volumes de transactions qui s’inscrivent à la baisse mais aussi de nettes dévaluations des prix…- Pour ce qui est des prix, ils sont restés maintenus dans les mêmes proportions au niveau de Casablanca et Rabat aussi bien pour la résidence principale, l’appartement, la copropriété… Par contre, nous avons enregistré un recul au niveau des prix et des transactions des terrains nus destinés aux lotissements. Sur le segment des résidences principales de luxe, le constat aujourd’hui est que les prix se maintiennent à Casablanca et Rabat. En revanche, il y une chute des prix qui peut aller jusqu’à 30 voire 40% principalement à Marrakech et Tanger. - Qu’en est-il des ventes du logement économique et du moyen standing?- Sur ce segment, il n’y a aucun souci. Au contraire, il y a toujours une forte demande. Pour le moyen standing, la demande est également là. Mais dès que vous dépassez le seuil des 800.000 DH, les difficultés d’écoulement et de commercialisation se posent. - Pourquoi les livraisons de logements sociaux, entrant dans le dispositif 2010, se font encore au compte-gouttes?- C’est par ce que les autorisations viennent d’être délivrées et le principal des chantiers s’ouvre en ce moment. Autrement dit, la plupart des livraisons se feront en 2011. En attendant, les futurs acquéreurs font des réservations, s’inscrivent sur des listes… Par contre, il y a des opérateurs qui ont des stocks et qui ont obtenu le permis d’habiter en 2010. Ceux-là ont une offre livrable. Pour ce type d’opérateurs, ils bénéficient du remboursement de la TVA dans le cadre du nouveau dispositif. Mais ils paient l’IS et les autres impôts.- Que vous inspirent les conclusions du dernier indice des prix des actifs immobiliers de BAM ?- Cet indice a pris comme base les transactions de seconde vente. C’est partiellement représentatif de la tendance des prix, mais cela ne donne pas une idée précise sur le marché du neuf. Tout le neuf est écarté de cet indice. En revanche, l’indice a le mérite de donner le nombre de transactions effectuées sur une période donnée, la catégorisation (terrains, maisons, appartements, villas…) Ce dispositif sera complété par des enquêtes de consommation pour avoir une idée sur les transactions du neuf. Un travail qui devra se faire cette année ou en 2011 entre Bank Al Maghrib et l’Agence foncière. Nous comptons contribuer à ce second volet de l’indice.- Quelles sont les attentes de la FNPI par rapport au Budget 2011?- Dans le contexte actuel qui est marqué par la baisse des recettes fiscales et des finances publiques, notre principale demande consiste à ce que la TVA soit ramenée de 20 à 14%. A la FNPI, nous pensons que la TVA a une conséquence directe sur le renchérissement des prix. Il y a aussi les procédures de remboursement de la TVA. Par ailleurs, il y a des mesures qui ne coûteront rien à l’Etat mais qui devront améliorer l’investissement dans l’immobilier. Il s’agit notamment des révisions systématiques des prix de transactions, des révisions du coefficient d’évaluation du foncier. Nous demandons aussi une clarification par rapport à l’obtention du quitus fiscal. Ce sont globalement des mesures d’ordre procédural. Quant à l’IS, nous nous inscrivons dans la lignée des propositions de la CGEM, à savoir un passage de 30 à 25.


    Effet Ramadan!

    - L’effet Ramadan ne favorise pas les transactions. Qu’en est-il cette année et quelle visibilité sur le reste de 2010?- C’est un peu prématuré. Le Ramadan vient de démarrer. Les échos que nous avons ne nous permettent pas de dire qu’il y a un effet Ramadan. Certes, très peu de visites se concrétisent en actes d’achat. Maintenant, d’ici la fin de l’année, nous espérons que la situation se redresse et que nous passons à un nouveau cycle et une dynamique qui sera enclenchée par le nouveau dispositif de relance du logement social.Propos recueillis par Amin RBOUB

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