×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Immobilier: Pourquoi Fogaloge ne décolle pas

    Par L'Economiste | Edition N°:3332 Le 03/08/2010 | Partager

    . Malgré les besoins, 610 millions de DH à peine débloqués à fin juin 2010. Plafonnement à 800.000 DH, limite d’âge, taux d’intérêt… les principaux freinsModestes résultats pour le dispositif de crédit immobilier destiné à la classe moyenne et aux Marocains résidents à l’étranger (MRE). En effet, connu sous l’acronyme Fogaloge, ce mécanisme de garantie du crédit immobilier n’a enregistré entre avril et décembre 2009 qu’un total de 835 prêts pour un encours global de 258 millions de DH, dont 67 millions de DH pour les MRE. Ces derniers peuvent, en effet, bénéficier de ce dispositif depuis juillet 2009. Au terme des sept premiers mois de 2010, les résultats n’ont pas crevé le plafond. Ainsi, le total des crédits garantis par la Caisse centrale de garantie (CCG) pour le compte de Fogaloge entre le 1er janvier et le 29 juillet 2010 s’élève à 412 millions de DH pour 1.308 bénéficiaires. Soit un accroissement de 56% en nombre de bénéficiaires et 59% en termes de crédit, et ce, en comparaison avec toute l’année écoulée. Selon les chiffres fournis par le ministère de l’Habitat, l’encours global, depuis le lancement du programme Fogaloge à fin juin 2010, est de 610 millions de DH pour un total de 2.003 prêts, dont 493 au profit des MRE.Pour le programme Fogarim, qui est destiné à une population à faible revenu ou à revenu irrégulier, la baisse est imputable au recul de la production du logement social (90.000 unités en 2009 contre 129.000 en 2008). Mais comment s’explique ce résultat mitigé de Fogaloge, qui est destiné à la classe moyenne et aux MRE? Pour la tutelle, «il est trop tôt pour se prononcer car le programme n’en est qu’à ses débuts. Il a encore besoin d’être connu auprès des usagers». Mais pour le directeur d’une agence bancaire, plusieurs freins expliquent ces résultats. «Il y a d’abord la limite d’âge par rapport à l’âge de la retraite». En effet, l’âge limite à la retraite pour un crédit Fogaloge est limité à 65 ans, contrairement à un crédit immobilier classique, dont la durée peut aller jusqu’à 67 ans pour le taux variable et 69 ans pour le taux fixe. Or, comme l’indique un consultant en immobilier, l’âge moyen de l’acheteur du logement moyen standing se situe autour de 45 ans. Ainsi, pour avoir une traite allégée, il va opter pour un prêt immobilier d’une durée minimale de 20 ans. Or, la durée maximum d’un crédit Fogaloge dans ce cas ne peut dépasser cette période. Ce qui augmenterait considérablement la traite. L’allongement de la durée du crédit est à l’étude à la CCG. Un avenant à la convention Damane Sakane devra être signé.Autre frein, le plafonnement à 800.000 DH du montant du crédit Fogaloge, qui est garanti par la CCG. «Il y a un problème de ciblage car, à Casablanca, par exemple, qui représente la ville où se concentre l’essentiel des besoins, il n’existe pratiquement pas de logement à 800.000 DH destiné à la classe moyenne», explique le consultant. D’ailleurs, au quartier Roches Noires, le m2 se négocie actuellement entre 12.000 et 13.000 DH. A Ibn Tachefine, les prix varient désormais entre 10.000 et 11.000 DH. La flambée des prix ne fait donc plus de distinction entre les quartiers. Par conséquent, pour un logement correspondant aux besoins des acheteurs sur le plan de la superficie, dont le prix se situe autour de 80 à 100 m2, il faudra débourser entre 800.000 DH et plus de 1 million de DH. Mais ce qui aggrave la situation dans le cas de ces logements dits de moyen standing, c’est la pratique du noir. «A part de grands groupes immobiliers, beaucoup d’opérateurs demandent un dessous de table, qui peut atteindre jusqu’à 30% du prix du bien immobilier. Ce qui oblige les acquéreurs à chercher des financements parallèles auprès de la famille et des amis et les pousse au surendettement», explique le consultant. Enfin, le taux d’intérêt appliqué au dispositif Fogaloge est inférieur de 50 points de base par rapport au crédit immobilier classique. Ce qui ne représente pas un grand attrait pour les clients potentiels.


    Logement social

    Le programme Fogarim, autre fonds de garantie composant Damane Sakane, destiné aux populations à faible revenu ou à revenu irrégulier, il a totalisé pour la même période un encours de 1,4 milliard de DH, en baisse de 32% par rapport à 2008. Soit une production totale de 9.971 prêts pour 2009. Un repli proportionnel à la baisse de la production du logement social, qui s’est située en 2009 à 90.000 unités contre 129.000 en 2008, soit une chute de 30%. A juillet 2010, l’encours de Fogarim s’établit à 808 millions de DH contre 685 millions pour la même période de 2009, soit une hausse de 18%. Selon la CCG, le nombre de bénéficiaires s’élève à 5.557 personnes contre 4.599 au 2e trimestre 2009. Ce qui correspond à une hausse de 18%.Hassan EL ARIF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc