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    Economie

    Hôpitaux publics: La réforme en chantier

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    Les hôpitaux de la Santé Publique connaissent de nombreux dysfonctionnements. Un projet de refonte du mode de financement et de gestion de ces établissements est à l'étude.


    Le projet de financement et de gestion du secteur de la santé (PFGSS), présenté par le Ministère de la Santé Publique (MSP), jeudi 10 juillet, est ambitieux.
    Trop ambitieux même, pourraient rétorquer quelques sceptiques. Ils peuvent douter de la crédibilité d'un programme qui se donne pour objectif «de renforcer la qualité et l'efficience des soins curatifs dans les hôpitaux publics», sachant qu'un bon nombre de réflexions ont été menées sur le même thème mais sans jamais être concrétisées.
    Tel que le présente la note d'orientation du MSP, le PFGSS passe en revue les principaux goulots d'étranglement du système de la santé publique au Maroc: mécanisme de financement, organisation hospitalière, management des hôpitaux, qualité des soins, etc. Des recommandations sont proposées pour chaque niveau d'intervention. Une fois retenu, le projet devrait pouvoir bénéficier du concours de la Banque Mondiale. Reste à savoir si les recommandations proposées seront rapidement entreprises. Pour l'heure, le projet est toujours dans sa phase d'évaluation. Celle-ci devrait durer, si l'on en juge d'après l'échéancier retenu, jusqu'au mois d'octobre 1997. La présentation finale est prévue pour mars 1998. En attendant, plusieurs commissions, comportant différents départements, ont été désignées en vue d'accompagner la préparation du projet.

    Inévitablement, la question fondamentale, dans le cas des hôpitaux publics, est celle du financement. En effet, l'absence de recettes pour certains hôpitaux, leur insuffisance pour d'autres ont toujours figuré parmi les principaux dysfonctionnements du système de la santé au Maroc. Si les établissements de la Santé Publique ont pu jusqu'à présent prodiguer des soins dans des conditions souvent difficiles, ce n'est qu'à travers les subventions de l'Etat.
    Pour le PFGSS, il n'existe pas de recettes miracles. Les solutions proposées ne dérogent pas aux traditionnelles sources de financement: budget et assurance-maladie obligatoire (AMO) L'on rappellera que le projet est en chantier depuis plusieurs années. La Commission de couverture sanitaire qui a en charge ce dossier s'est réunie plusieurs fois depuis la signature de l'accord tripartite (patronat-gouvernement-syndicat) au mois d'août 1996. Des propositions ont été formulées par les parties concernées. Mais le véritable débat n'arrive pas encore à démarrer.
    Dans le PFGSS, l'assurance-maladie obligatoire n'est toutefois plus qu'une composante des différents mécanismes de financement du système de la santé. Outre l'AMO, il est également question d'instituer des procédures de préparation de budget-programme pour le fonctionnement et l'entretien des hôpitaux, d'une part, et la révision de la tarification et le renforcement des moyens de recouvrement des coûts des soins hospitaliers, d'autre part. Par ailleurs, le PFGSS suggère l'idée de mécanismes de financement de soins pour les indigents, sans préciser lesquels.
    Soulagé du fardeau que constituent les charges de fonctionnement des hôpitaux, le MSP pourrait finalement orienter ses ressources sur d'autres champs d'interventions telles que la couverture sanitaire dans le milieu rural.

    En fait, la question du financement est d'autant plus importante qu'elle détermine une des autres dispositions prévues par le PFGSS, à savoir améliorer et renforcer la qualité des soins. La réalisation de cet objectif suppose notamment la rénovation des bâtiments et des installations des hôpitaux existants et la disponibilité des médicaments et produits nécessaires à la réalisation des soins.
    L'amélioration du management et de l'organisation des hôpitaux constitue, à côté du financement, une des autres dispositions du projet. Parmi les mesures prévues figurent «la mise en place d'une organisation hospitalière, d'un système d'information à des fins de gestion, le renforcement en personnes qualifiées de différents profils, le recyclage et la formation continue du personnel hospitalier, des services et de la direction, la maîtrise des coûts et leur recouvrement».

    Fatima MOSSADEQ & Mohamed BENABID

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