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    Economie

    Gaz Butane
    Les règles de stockage revues aussi

    Par L'Economiste | Edition N°:3342 Le 17/08/2010 | Partager

    . Plus de marges de sécurité envisagées . Pipeline et transport ferroviaire, la logistique du transport doit se développerNouvelles règles en matière de stocks stratégiques, de répartition équilibrée des stocks sur le territoire, de réactivité face à d’éventuelles crises d’approvisionnement…C’est toute la politique de stockage du gaz butane qui sera revue. Le ministère de l’Energie et des Mines met l’accent sur cet aspect dans l’étude qu’il s’apprête à lancer (voir aussi en page 4). Il ambitionne de diversifier les sources d’approvisionnement en gaz et de développer la logistique de transport du butane en vrac surtout les pipelines, et le transport ferroviaire. Un créneau délaissé par les opérateurs qui n’ont pas investis dans les infrastructures et la sécurité de l’approvisionnement. Or, l’approvisionnement du marché est parfois perturbé par les conditions climatiques et la fréquence des difficultés d’accostage des navires. Avec une consommation de butane qui croît annuellement de 6% et des besoins couverts en majeure partie par les importations, le Maroc cherche à disposer de plus de marges de manœuvre à même de faire face aux crises d’approvisionnement. L’amélioration de la capacité de stockage permettra aussi de mieux gérer les difficultés locales résultant d’un problème au niveau des circuits habituels d’approvisionnement et aussi de disposer d’une répartition équilibrée des stocks. Aujourd’hui, l’on compte 158 tonnes de capacité de stockage, soit l’équivalent de 31 jours de consommation. Ces capacités sont réparties entre la Société marocaine de stockage (110.000 tonnes), terminal Nador (6.000 tonnes) et les centres emplisseurs (42.000 tonnes). Pour satisfaire les besoins en GPL, le département de l’Energie encourage la réalisation de centres emplisseurs à travers tout le pays de manière à assurer la sécurité d’approvisionnement au niveau régional. D’ailleurs dans le cadre de la réforme du secteur de l’énergie, le département de Amina Benkhadra s’apprête aussi à revoir le règlement général sur les GPL. Celui-ci définit les normes de sécurité applicables aux centres emplisseurs, aux dépôts en vrac ou en bouteilles, aux stockages fixes à usage industriel ou domestique de GPL ainsi qu’au conditionnement, la manutention, le transport et l’utilisation de ces produits. Au total, le marché du GPL représentait 1,894 million de tonnes en 2009 dont 91% sont constitués de butane (soit 1,729 million de tonnes). Et avec une production qui couvre à peine 2 à 3% du marché, les besoins du marché en butane sont couverts par les importations: 1,7 million de tonnes en 2009 contre 352.000 en 1990. Dans ce secteur caractérisé par la multiplicité des intervenants, 16 sociétés se partagent la distribution. Certaines opèrent au niveau régional alors que d’autres sont actives sur tout le pays. Mais toutes passent par un réseau de dépositaires auquel elles sont liées par un contrat. Ces dépositaires, dont le nombre dépasse 500 toutes catégories confondues, opèrent dans des zones d’activité limitées. Selon le Cahier des prescriptions spéciales de l’Appel d’offres sur «l’élaboration d’une étude sur la révision du système de compensation pour le gaz butane et la réorganisation de la filière du gaz butane », un des objectif recherché est l’optimisation du réseau des dépositaires. L’étude devra également s’arrêter sur le nombre d’opérateurs comparativement à la taille du secteur. Et un benchmark sur le volet organisation est également attendu. Selon les données du département de l’Energie, le parc de bouteille compte près de 20 millions de réservoirs de 3 kg, 13 millions de 12 kg et un million de réservoirs de 6kg. Il est appelé à croitre pour accompagner le développement du marché. Conformément à la réglementation, les sociétés de distribution doivent disposer d’un parc minimum de 30.000 bouteilles réparties dans 3 dépôts. Au moins un d’entre-eux doit être un établissement de première classe, c’est-à-dire dont la quantité de produit emmagasiné est supérieure ou égale à 10.000 kg. Etant responsables de la vérification des bouteilles, la réglementation impose aux centres emplisseurs leur vérification périodique et la suppression de celles qui sont à 40 ans d’âge pour les bouteilles 12 Kg et à 30 ans pour celles de 3 Kg. K. M.

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