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    Economie Internationale

    G7: 500 millions de Dollars pour les pays pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager

    Les participants au Sommet du G7 qui s'est tenu du 27 au 29 juin dernier à Lyon ont demandé aux créanciers du Club de Paris d'aller au-delà des accords de Naples. Selon ces derniers, les pays surendettés peuvent bénéficier d'une annulation de dette allant à hauteur de 67%. Cette limite pourrait être dépassée en traitant les annulations des dettes au cas par cas.
    De son coté, la Banque Mondiale, invitée pour la première fois à un Sommet du G7, s'est engagée à débloquer 500 millions de Dollars pour aider les surendettés (essentiellement les pays d'Afrique). A terme, sa contribution globale devra être de 2 milliard de Dollars.

    Concernant la dette multilatérale contractée par les pays les plus démunis auprès des institutions financières internationales, les Sept se sont engagés à garantir la facilité d'ajustement structurel renforcée (FASR), une procédure qui permet au FMI d'accorder des prêts à des taux très bas. Il n'a toutefois pas été question du financement de cette FASR qui pourra connaître un déficit dès l'an 2000.

    Globalement, les efforts consentis par la Banque Mondiale, le FMI et le Club de Paris permettront aux pays les plus pauvres d'économiser 6 à 7 milliards de Dollars de remboursement de dette sur 6 ans.
    Un communiqué économique de 18 pages intitulé "Réussir la mondialisation au bénéfice de tous" donne plus de précisions sur l'aide au développement.

    Les Sept ont aussi débattu de la sécurité sur les marchés financiers en en définissant les règles et en instaurant une coordination entre les autorités chargées de sa mise en oeuvre.

    En revanche, les sanctions commerciales ou d'embargo que les Etats-Unis voulaient imposer aux trois pays dits terroristes, la Libye, l'Iran et Cuba et à toute société investissant dans l'un de ces pays, n'ont pas recueilli l'unanimité. Les Canadiens, les Japonais et les Européens se sont opposés fermement aux propositions américaines.

    M. Jacques Chirac a d'ailleurs mis en garde le président Clinton, lors d'un entretien en tête à tête, contre un "cycle de représailles" de l'Union Européenne si les Américains campaient sur leurs positions.

    En outre, les Sept ont condamné l'attentat de Dahran (Arabie Saoudite) qui a coûté la vie à 19 soldats américains
    Un mini-sommet réunira courant juillet à Paris les ministres des Affaires Etrangères des Sept pour débattre des problèmes de sécurité, de coordination et de lutte contre le terrorisme.

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