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    Economie

    Fruits et légumes
    L’extension des superficies menace le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

    . Plus de 78% d’augmentation par rapport à 2004 malgré la rareté de l’eau. Les extensions clandestines sont nombreuses, notamment dans le SoussLes représentants de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel) sont inquiets. Le phénomène de la rareté de l’eau ne cesse de s’accentuer et, paradoxalement, l’extension des surfaces agricoles augmente. Le problème est encore plus crucial dans le Souss Massa, principale région de production des fruits et légumes. Tel est le constat établi, samedi dernier à Agadir, lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Apefel. Pour certains membres de l’association, les augmentations des superficies sont le fait d’investissements étrangers. Mais tout le monde sait aujourd’hui que les producteurs étrangers qui se sont implantés dans la région ne sont pas les seuls à l’origine de ce développement des surfaces agricoles, recensement à l’appui de l’Agence du bassin hydraulique du Souss Massa. D’après une enquête menée par l’établissement, l’étendue des superficies agricoles appartenant au secteur privé sont passées de 2.375 hectares (ha) en 2004 à 4.235 ha en 2005, soit 78% d’augmentation. Les extensions clandestines sont aussi pointées du doigt. Ceci dans des zones non autorisées. Par ailleurs, sur les 4.235 hectares recensés, 3.328 sont des terrains collectifs qui appartiennent au ministère de l’Intérieur et qui sont aujourd’hui exploités par des opérateurs privés. Et ce n’est pas seulement le phénomène de développement des cultures de la tomate qui est mis en cause. Les superficies des cultures d’agrumes sont aussi en pleine évolution. Selon un professionnel, elles ont augmenté de plus de 1.000 ha alors que la demande en eau à l’hectare est deux fois supérieure aux besoins de la tomate qui nécessite 7.000 m3/ha/an. Le danger, c’est que ces extensions sont accompagnées de creusement de puits allant jusqu’à 300 m du niveau dynamique avec un matériel de pompage à haut débit. Ce qui engendre une surexploitation de la nappe. «Une situation plus qu’alarmante, en raison du fait que la majorité des superficies nouvellement exploitées se concentrent principalement en amont des flux hydriques (la région d’Aoulouz)», précise une source proche du dossier. De son côté, Abderrazak Mouisset, président de l’Apefel, considère que le phénomène de Sebt Guerdane, une contrée de plus en plus désertée par les agriculteurs à cause de la rareté de l’eau, risque de se généraliser à toute la zone. Il est indispensable, plus que jamais, de mettre en place une stratégie régionale rigoureuse de lutte contre la surexploitation des domaines agricoles conjuguée à celle de la ressource», juge un politique de la région. Le problème, en fait, soulève également la question de la force exécutoire de la loi sur l’eau et incite le renforcement des mesures engagées au niveau national et régional pour la gestion rationnelle de la ressource.


    Prix «cassés» à l’export

    La tomate marocaine a du mal à se faire une place cette campagne sur les marchés européens. Les prix du produit sont toujours au plus bas. Ils étaient la semaine dernière autour de 0,6 euro le kg exporté. A l’origine de cette situation, la présence d’autres origines sur le marché comme la tomate espagnole. Le cours de l’origine Maroc ne risque pas de s’améliorer en cette fin d’année. La période des fêtes est connue pour un ralentissement de la commercialisation du produit. Jusqu’à présent, le cumul des expéditions de tomates au départ du Maroc a atteint plus de 61.200 tonnes contre plus de 55.600 tonnes l’an dernier pour la même période. A noter que le cumul des exportations de tomates au départ du Souss a dépassé les 59.900 tonnes pour cette campagne. Dans la région, le prix de la caisse de tomates de 29 kg se situe entre 40 et 60 DH. De notre correspondante, Malika ALAMI

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