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    Economie

    Fret maritime
    L’investissement reprend dans le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:3418 Le 06/12/2010 | Partager

    . 800 millions de dirhams depuis le début de l’année. Pris au piège de la taxation des services adossés au leasing . Le fisc exige une retenue de 10% sur les frais payés à l’étranger Les armateurs de fret maritime ont anticipé à leur manière la reprise de l’activité économique et la poursuite de la croissance des importations. La flotte sous pavillon marocain s’est agrandie de 7 nouveaux navires depuis le début de l’année (à fin novembre), soit un investissement de 800 millions de dirhams, selon le Comité central des armateurs marocains (CCAM). L’objectif est de maintenir la compétitivité du secteur, ajoute l’association. Les opérateurs ont probablement profité du contexte créé par la surcapacité dans laquelle se trouvait l’armement au niveau mondial; et pouvaient donc obtenir de meilleures conditions tarifaires. L’essentiel de cet investissement relève du renforcement des capacités et moins du renouvellement. Malgré un «gâteau» à l’import qui grossit chaque année, cela ne suffira pas à faire face au nouveau contexte créé par TangerMed. Ce port a capté une partie du trafic destiné au port de Casablanca qui transitait jadis par des ports de transbordement en Europe. Les armateurs marocains étant pour la plupart positionnés sur le feedering (l’acheminement du fret de grands ports européens vers Casablanca), l’enjeu est de développer l’activité sur des liaisons point à point. Et sur ce plan, le pavillon marocain souffre d’un double handicap: la faiblesse de l’exportation obère sa rentabilité. On estime en effet que pour 100 conteneurs débarqués à l’importation, moins de 5 sortent à l’export. Ce qui entraîne de lourdes charges fixes difficiles à supporter pour les compagnies. Et à la clé, des niveaux de tarif du fret pas du tout compétitifs.Le deuxième handicap tient au régime fiscal. Les armateurs marocains ne se battent pas avec les mêmes armes face à la concurrence. La plupart des compagnies maritimes naviguent sous les pavillons de complaisance qui pratiquent des taux d’imposition de rêve. Les armateurs marocains estiment donc qu’ils ne peuvent pas faire jeu égal dans ces conditions. Pour eux, le réaménagement du régime fiscal appliqué au secteur devient une urgence. Il y a d’abord la fiscalisation de la redevance de leasing et des frais d’affrètement des navires que les opérateurs marocains payent aux sociétés installées en Europe. Comme pour le transport aérien, les transporteurs maritimes exploitent le gros de leur flotte en recourant au leasing, soit en affrétant des navires. Or, le fisc exige une retenue à la source de 10% sur les redevances de crédit-bail versées par les armateurs et les frais d’affrètement. D’ailleurs, la même disposition est appliquée au transport aérien. Or, de nombreux pays européens ne l’exigent pas, observe le Comité central des armateurs marocains. Plusieurs pays s’alignent même sur les régimes de pavillons dits de complaisance pour soutenir la compétitivité de leurs armateurs. La seconde requête de la profession concerne l’instauration de la taxe au tonnage. Ce dispositif conduit à imposer les entreprises non pas en fonction du chiffre d’affaires, mais sur la base du volume traité quel que soit le résultat d’exploitation. Selon la profession, ce régime s’avère plus simplifié dans la mesure où l’assiette imposable sera déterminée par un barème applicable au tonnage des navires. Il permet aussi d’avoir une meilleure visibilité quant aux recettes fiscales attendues. Alors que l’impôt sur les bénéfices présente l’inconvénient dû aux variations significatives des résultats d’exploitation. «Il est ainsi possible de transformer une charge fiscale essentiellement variable en coût fixe. Cette charge peut être aisément intégrée dans les prévisions d’exploitation de l’armateur et notamment dans ses budgets. En somme, soutient le Comité des armateurs, tous les pays qui ont instauré la taxe au tonnage ont été surtout motivés par le souci de renforcer la compétitivité de leur transport maritime.


    11 compagnies, 32 navires

    Bien qu’en croissance soutenue, les échanges extérieurs du Maroc laissent peu de place aux navires battant pavillon national. Sur un volume de plus de 53 millions de tonnes en 2009, la flotte marocaine n’en a assuré que 8 à 10%. Alors qu’elle s’adjugeait près de 30% durant les années 1980. Période de faste, car résultant de la mise en œuvre du code d’investissement maritime. A l’époque, le Maroc comptait 70 bâtiments de transport détenus par 18 compagnies. Aujourd’hui, la flotte compte moitié moins de navires (32) et le nombre de compagnies s’est resserré: 11, plus exactement.A.G/A.S.

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