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    France: La rigueur salariale maintenue en 2011

    Par L'Economiste | Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    . Le salaire des cadres progressera de 2,5% en moyenne. Les primes et actions ponctuelles privilégiéesPour la troisième année consécutive, le salaire des cadres ne devrait pas progresser de plus de 2,5% en moyenne, selon le baromètre Cegos récemment publié. C’est moins qu’en 2009, quand les entreprises avaient réussi à augmenter, malgré la crise, leurs cadres de 2,8% et très loin des 3,3% à 3,5% d’augmentations annuelles qui prévalaient ces trente dernières années. D’après le baromètre, la majorité des DRH estime que l’enjeu de leur politique de rémunération en 2011 sera aussi d’adapter l’évolution de la masse salariale à celle du chiffre d’affaires de l’entreprise.Des signes de reprise ont aiguisé les attentes. Certes, les sociétés ont subi la tempête à des degrés divers. Les cadres de la pharmacie, de l’énergie ou de la banque sont sans doute mieux lotis que leurs pairs. Idem pour les experts ou les profils rares, dont les salaires à l’embauche grimpent de plus de 4 %. Il y a quelques mois, des conflits liés aux salaires ont secoué des sociétés peu coutumières du fait, comme Ikea, Danone, EADS ou Atos Origin. Aujourd’hui, à quelques éclats près, dont un récent débrayage chez le fabricant de pinceaux Raphaël, la grogne s’estompe face à un taux de chômage de 9,3 %.Une évolution d’autant plus coûteuse pour les salariés que l’inflation, quasi nulle l’an dernier, progresse de son côté de 1,6% en octobre sur un an. Résultat : 47% des cadres sondés jugent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé cette année, contre 44% en 2009. Au vu de la reprise de la croissance économique et des efforts fournis durant la crise, 52% d’entre eux se déclarent insatisfaits de leur rémunération. Un tiers d’entre eux déclarent, cette année encore, n’avoir pas vu progresser leur fiche de paye en 2009. Selon le baromètre Cegos, les entreprises devraient privilégier les primes et les actions ponctuelles. Seules 38% des entreprises devraient pratiquer des augmentations générales, contre 48% en 2009 et 2010.Les cadres ne l’entendent pas de cette oreille : 24 % d’entre eux jugent les augmentations générales motivantes. Aussi, de BNP Paribas, qui augmentera ses 60.000 salariés français, à Siemens, qui accordera la même prime à ses collaborateurs dans 180 pays, les employeurs multiplient les gestes collectifs. A l’instar de la société de conseil et d’ingénierie Aedian, qui a diminué, pendant la crise, la part variable individuelle de ses consultants au profit d’un variable collectif. Le constructeur informatique Hewlett-Packard a, quant à lui, consacré près de 6 millions d’euros à la majoration de 10 % du salaire des cadres au forfait pendant les cinq jours fériés qui, en 2010, tombaient des week-ends. Suez Environnement a, entre autres, distribué des actions gratuites à ses 78.000 collaborateurs, de la France à l’Indonésie.


    Les DRH désemparés

    Le message d’austérité passe d’autant plus mal que 73 % des DRH jugent, aujourd’hui encore, qu’une politique de rémunération sert à reconnaître la contribution des salariés à l’atteinte des objectifs de l’entreprise. Seuls 57 % des cadres sont désormais d’accord. Dotés d’une enveloppe restreinte, 87 % des professionnels songent à devenir plus sélectifs dans les augmentations individuelles.J. T.

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