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    Société

    Forêt/Incendie
    Le Souss panse ses plaies

    Par L'Economiste | Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    . Plus de 400 hectares ravagés par les flammes. Les apiculteurs sinistrésLES sapeurs pompiers ont mis plus de 4 jours pour venir à bout de l’incendie qui s’est déclaré dimanche dans les montagnes du Souss. Le feu a démarré à Imouzer, à 70 km d’Agadir. Il a fallu l’intervention de plus de 500 hommes - gens de la protection civile, des Forces auxiliaires, des Eaux et forêts – pour circonscrire les flammes. Même la population des environs est venue prêter main forte aux unités de secours. De gros moyens matériels ont été déployés: sept avions, dont deux gros porteurs. « La situation s’est stabilisée. Les fronts ont été maîtrisés », déclare un responsable relevant de la direction régionale des Eaux et forêts et de lutte contre la désertification (DREFLCD). La vigilance demeure car l’on craint que des foyers ne couvent sous les cendres. L’abondance du thuya rend aussi les choses délicates car il emmagasine la chaleur comme une braise pour la retransmettre au moindre coup de vent. Concernant les dégâts matériels, 400 hectares de forêts sont partis en fumée. Des hectares d’amandiers, d’arganiers, de thuyas et de thym. La faune a également été durement touchée. Les apiculteurs ont été particulièrement affectés. La région est grande productrice de miel. Des centaines de ruches ont été détruites. Quant aux causes des dégâts, les enquêteurs avancent l’hypothèse d’un feu allumé et oublié par un apiculteur. Il se pourrait que cela soit aussi la faute d’un cueilleur de thym. Les services de la Gendarmerie continuent leurs investigations pour déterminer la raison de ce drame. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer ni au sein des populations locales ni dans le corps des unités d’intervention. Par ailleurs, cet incendie étant de niveau 2, il n’a pas nécessité d’intervention internationale, notamment de l’Espagne qui n’intervient que quand il s’agit du niveau 3, soit une situation complètement immaîtrisable. Aucune information n’a été donnée concernant le coût des opérations d’intervention. «On ne peut se prononcer qu’après réunion de la cellule de crise et une fois tout danger écarté», explique un responsable de la Protection civile. Pour information, deux incendies de moindre importance se sont déclarés il y a quinze jours à Id Bouzia à une trentaine de kilomètres d’Imouzer. Il s’agit d’un acte criminel, lié à des problèmes entre agriculteurs locaux et apiculteurs transhumants. Les coupables ont été traduits en justice.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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