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    Economie

    Filière avicole
    Les élevages déboussolés par la canicule

    Par L'Economiste | Edition N°:3343 Le 18/08/2010 | Partager

    . Mortalité et chute de production de viande et des œufs . Mais pas de répercussion sur les prix. Fès-Saïss, Meknès, Marrakech, Témara… les plus touchés Encore une fois, la canicule frappe durement l’aviculture. Poulet de chair, dindes et élevages reproducteurs ont souffert des chaleurs élevées qui ont sévi durant la semaine dernière. «La température ayant atteint 48 degrés dans certaines régions à forte concentration d’élevages avicoles», indique-t-on auprès de la profession. Ce qui a amené la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa) à suivre de très près l’évolution de la situation. En effet, comme nous l’annoncions dans notre édition du vendredi 13 août, la profession était en passe de procéder à l’évaluation de l’impact de la canicule après avoir constaté une forte baisse des performances des élevages. Et, le premier bilan fait état de pertes financières estimées à 100 millions de DH. Elles concernent les dégâts liés à la mortalité et ceux résultant des chutes de performances de production. D’après le directeur de la Fisa, Chaouki Jerrari, «les conséquences de la vague de chaleur varient selon les régions et l’âge des volailles». Le pertes les plus importantes ont été ainsi enregistrées dans les zones de Fès-Saïs-Meknès, de Marrakech, de Témara et même dans le nord (Tanger et Tétouan). Car, la gravité des dégâts résulte aussi du fait que les élevages soient équipés ou non de matériel adéquat de protection contre les fortes chaleurs (isolation, brumisation et ventilation), est-il précisé. Or, à peine le tiers des élevages d’engraissement est protégé. Proportion qui atteint un niveau plus important dans le cas des élevages des reproducteurs et accouvage.Selon les données recueillies par la Fisa à la date du vendredi 13 août, la mortalité aurait atteint à raison de 15% le poulet en fin de cycle de production et à hauteur de 10% la dinde au même stade de développement. Pour ce qui est des chutes des performances (retard de croissance), les taux varient aussi entre 10 et 15% pour le poulet et la dinde. Pour les reproducteurs et l’accouvage, la chute de ponte ou d’éclosion est estimée à 25%.Néanmoins, la profession ne s’attend pas à une hausse des prix des viandes blanches. «Pour le moment, ces prix ont tendance à se stabiliser face au recul de la demande», constate Jerrari. Baisse de régime des rôtisseries, retour des MRE et fin des festivités grand public, expliquent cette baisse. Par contre, pour les œufs, une baisse des prix a été relevée depuis la fin de la semaine dernière, est-il indiqué. Ceci, sans oublier que la production attendue pour le mois d’août et la première quinzaine de septembre dépasse largement les besoins. Elle est de l’ordre de 42.000 tonnes de viandes blanches dont 35.000 de poulet, 5.000 de dinde et 2.000 à 3.000 tonnes des pondeuses réformées. A. G.

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