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    Festival du film de MarrakechLes leçons de Ford Coppola

    Par L'Economiste | Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    . Il faut prendre des risques . Déconnecter le cinéma de l’argent Très attendue lors de cette 10e édition du FIFM, la master class de Francis Ford Coppola. Coppola, lui, préfère l’intituler conversation. Le réalisateur américain n’a pas hésité à partager ses connaissances acquises pendant 45 ans de cinéma avec les étudiants dans le cinéma et le public. Pour lui, le cinéma est avant tout une quête pour apprendre. «Je suis un éternel étudiant… j’ai beaucoup appris lors du tournage de mon dernier film Tetro». Dans le cinéma, dira-t-il, il y a très peu de grands maîtres et j’en ai rencontré quelques-uns comme Kurosawa ou Roman Polanski. Son conseil à tous ceux qui embrassent la carrière de réalisateur: «Puisez auprès de tous ceux qui vous ont fait rêver. Vous pouvez même voler une partie de leur œuvre parce que vous ne la volez pas littéralement. Vous vous la réappropriez, la réinterprétez et la transformez jusqu’au jour où quelqu’un viendra, à son tour, voler votre travail». Le réalisateur d’Apocalypse Now insiste sur la prise de risques. A ceux qui s’inquiètent des limites imposées par la liberté d’expression, Coppola conseille la métaphore. Il faut aussi savoir prendre des risques, bien que souvent l’industrie cinématographique ne suive pas les réalisateurs dans cette tendance. Coppola est de la vieille école et il aime à le dire, même si le «Parrain» a changé la trajectoire de sa carrière en faisant de lui un des réalisateurs les plus prisés de Hollywood. Cela ne l’a pas empêché de revenir aujourd’hui au cinéma d’auteur avec son dernier «Tetro». Dernier conseil de Coppola aux étudiants futurs cinéastes: «Il faut déconnecter le cinéma de l’argent. Sinon, votre art n’a plus de pertinence». Conseil chaleureusement applaudi par l’auditoire mardi dernier, au lendemain de la remise des prix du concours de court métrage organisé par le FIFM. Mahassine Hachadi, de l’Esav, a remporté le grand prix (Cinécoles) pour son film «Apnée». Ce prix a été pensé et instauré pour mettre en avant toutes les écoles spécialisées dans le cinéma et le personnel qu’elles forment. Le gagnant empoche aussi 300.000 DH qui lui permettront de démarrer sa deuxième fiction. Dans le long métrage, la compétition continue de susciter des réactions mitigées. «Marieke, Marieke», le film belge de Sophie Schoukens a fait bonne impression. Marieke, jeune femme, s’évade la nuit dans les bras d’hommes beaucoup plus âgés, à la recherche d’un père qu’elle a peu connu. Quant au film marocain, «Mirages», et bien que les spectateurs en aient apprécié le côté technique, ils lui reprochent l’absence de fond. «J’espère que ce sont des critiques constructives», insiste son réalisateur Talal Selhami. B.B.

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