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    Economie

    Festival du film de Marrakech: Les retombées économiques

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Près de 2.000 chambres occupées pendant une basse saison . Une aubaine aussi pour les restaurants et cafés . Les people font la promotion de la destination Cinq établissements de la cité ocre ont joué le jeu. Ils ont été retenus comme sites officiels et partenaires de la 10e édition du Festival du film de Marrakech (FIFM), avec des packages selon le type du partenariat. En tête, le palace Essaadi qui accompagne pour la 5ème année le festival. Concrètement, les établissements (Essaadi, Sofitel, Mamounia, Mansour Eddahbi et Atlas Medina and Spa) offrent gracieusement des chambres aux artistes et invités du festival qui baisse rideau le samedi 11 décembre. En contrepartie, leurs noms sont associés au festival avec tout l’impact médiatique qu’il suscite. C’est au palace Essaadi, par exemple, que l’ensemble de la délégation française a été logée. Du coup, Dior ou encore Dessanges ont choisi cet hôtel pour y monter leurs quartiers généraux avec des suites réservées durant les 10 jours du festival. A quelques pas de ce palace, le Sofitel, autre partenaire du FIFM, a logé lui aussi gracieusement des artistes et même pris en charge une des soirées très prisées du festival. A proximité du Palais des congrès, où se tient officiellement le festival, les autres hôtels partenaires Mansour Eddah-bi, Atlas Medina fournissent eux aussi gratuitement des chambres. Au total, l’organisation du FIFM a pu mobiliser près de 2.000 chambres dans la ville, puisées dans les établissements partenaires et selon les types de packages. «Du tout bénef», estime un opérateur. En effet, le festival coïncide avec une période de basse saison de Marrakech où les hôtels sont au quart vides. «Une chambre coûte de l’argent et un entretien quotidien, qu’elle soit occupée ou vide», indique Elisabeth Bauchet Bouhlal, directrice générale de l’établissement Essaadi. «Et en période de basse saison, il vaut mieux qu’elle soit occupée et de surcroît par une célébrité. Ce qui va dans tous les cas avoir un impact sur l’établissement», ajoute-t-elle. Même son de cloche auprès de Hamid Bentahar, directeur des établissements Sofitel et également président du Conseil régional du tourisme de Marrakech. «La cité ocre surfe ainsi sur l’image de marque des people. Et c’est autant de retombées», estime-t-il. Dans tous les cas, les hôteliers de Marrakech, rodés à la saisonnalité et au marketing, n’accordent jamais de gratuités sans avoir de garanties. En effet, presque tous les partenaires accueillent en parallèle des arrivées et des nuitées de festivaliers casablancais, rbatis ou encore français, qui payent en monnaie sonnante et trébuchante, pour habiter dans le même hôtel que «l’artiste ou le VIP». «Les retombées en termes d’images consacrées à la ville, dépassent largement le budget consacré au festival», souligne de son côté Jalil Laguili, secrétaire général de la fondation du FIFM. Un budget estimé à plus de 60 millions de DH y compris les prestations «gracieusement offertes» et qui est injecté à 70% dans l’économie locale. Dans ce montant, ce sont les prestations liées à l’arrivée des stars invitées, à leurs caprices parfois, qui gonflent davantage les factures. Il n’est pas aisé d’inviter des têtes d’affiches, très prisées sans leur offrir au moins un transport adéquat et même des jets privés, s’il le faut. Et ce, d’autant plus que d’autres festivals payent les artistes pour leur simple présence. En termes de retombées, les restaurateurs de la cité ocre en profitent aussi. D’abord les plus prestigieux comme Dar Moha, chez qui de grands artistes comme Francis Ford Coppola ont fait escale avec famille et amis. Le Bo zin a noué un partenariat avec l’organisation du festival pour les déjeuners des réalisateurs qui accueillent chaque midi quelques 200 couverts. Du reste, les festivaliers (acteurs, invités, et gens des médias) sont de bons consommateurs. Une aubaine pour les restaurants et cafés situés juste en face du Palais des congrès. Le parc automobile est géré en grande partie par Renault, partenaire de cette 10e édition. Enfin, le transporteur aérien national, Royal Air Maroc, n’a pas à se plaindre non plus. Du reste, le FIFM fait travailler plusieurs autres prestataires à commencer par son propre atelier au quartier industriel de la ville, Sidi Ghanem, pour la fabrication des panneaux et des matériaux de la scène, ainsi que des spécialistes de l’informatique. Autres retombées, sont celles des productions tournées au Maroc. De plus en plus, le pays s’installe en tant que plateforme pour accueillir les grosses industries cinématographiques. Après «Prince of Persia», Ridley Scott devra tourner une partie de son prochain «Alien» (film de science-fiction de la célébre saga) et Steven Soderbergh aurait choisi le Maroc pour son film «Contagion». Des acteurs faisant partie du casting impressionnant de ce film comme Matt Damon et Marion Cotillard… étaient présents à l’ouverture de la 10e édition du FIFM. Et ils ont été hébergés dans les palaces comme la Mamounia et Essaadi.Badra BERRISSOULE

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