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    Economie

    Fès/habitat insalubre
    La population veut des sanctions contre la «mafia»

    Par L'Economiste | Edition N°:3341 Le 16/08/2010 | Partager

    . Destruction de plusieurs constructions dans l’arrondissement de Saïss. La ville s’attaque aux logements sous-intégrés TOUT a commencé lors de la dernière session du conseil d’administration de l’Agence urbaine et de sauvegarde de Fès (Ausf). Une session qui a révélé plus de 1.840 infractions enregistrées par l’Agence et dont 55% concernent l’habitat sans autorisation. Depuis, la guerre des autorités locales contre l’habitat anarchique est déclarée. Parmi les arrondissements les plus touchés par ce phénomène figure celui de Saïss. Là, les habitants d’Aouinte El Hajjaj, un quartier réputé «chaud», découvrent quotidiennement de nouvelles constructions. En effet, aux multiples faits divers qui défrayent la chronique de temps à autre, s’ajoutent ces immeubles qui poussent comme des champignons. «De nuit comme de jour, des promoteurs ont construit des R+4 sans aucune autorisation…», indique un responsable d’une association locale. Et d’ajouter: «des logements qui ne respectent aucune norme de sécurité et qui sont vendus sans permis d’habiter selon une fourchette allant de 30.000 à 70.000 DH». «Ces immeubles menacent de s’effondrer à n’importe quel moment… ». D’où l’intervention récente, sous ordre de la wilaya, pour détruire un immeuble R+4. D’autres ordres de destructions sont déjà signés. Cette décision a d’ailleurs été chaleureusement accueillie par les habitants d’Aouinte El Hajjaj. Pour eux, «il faut aussi poursuivre les promoteurs qui met la vie des citoyens en danger». S’agissant de la lutte contre les bidonvilles, Fès devait être déclarée ville sans bidonvilles en 2009. Mais, elle a du mal à éradiquer toutes ses baraques. En témoigne la prolifération de ce type d’habitat un peu partout en ville. On les trouve juste derrière les villas de la route d’Imouzzer, à quelques mètres du club équestre, ou encore en plein centre ville au quartier Essaâda logés dans la Kassaba de Moulay Abdellah, Hay El Azhar, et au quartier Atlas. Plusieurs rapports soulignent que ces baraques connaissent une forte densité. Y habitent même des cadres avec voiture. Et pourtant, ils ne veulent pas adhérer au principe du relogement. Ce constat est le même au niveau des bidonvilles de Dhar El Mehraz (ou Douar El Asker). Depuis 2004, plusieurs centaines de baraques ont été démolies. L’opération a concerné quelque 5.000 familles, réparties sur les deux plus grands bidonvilles de Fès. Il s’agit des secteurs d’Aïn Smen et Douar El Asker. Pour reloger tout ce monde, la construction de 4.000 unités de logement est en cours grâce à un partenariat public/ privé. Pour les autorités de la ville, le remplacement de l’habitat sous-intégré par le logement salubre se poursuit malgré des difficultés inhérentes au montage de certains projets. Concernant le programme relatif à l’habitat menaçant ruine, l’année 2009 a connu l’établissement et la signature de plusieurs conventions, notamment la convention relative aux études de requalification de Jnanate et la zone nord, la convention pour le traitement de l’habitat menaçant ruine du centre de Moulay Yacoub et la convention relative au Programme d’urgence d’aide au relogement des ménages habitant des bâtisses menaçant ruine à Fès. Enfin, l’Ausf lancera bientôt des études de restructuration et de mise à niveau des secteurs d’habitat prioritaires. L’achèvement de l’étude du schéma directeur des espaces verts de la ville de Fès, le suivi de la réalisation du plan d’Aménagement indicatif de la zone touristique de Wislane, l’encadrement des opérations d’assistance architecturale en milieu rural de la région et des études de mise à niveau du secteur Nouawel Lakbar relevant de la municipalité d’El Mechouar, figurent en priorités.


    Recasement

    LE contrat ville sans bidonvilles est à mi-chemin: plus de 92% de recasement à Aïn Smen (soit 2.133 ménages sur 2.319) et 37% de recasement et relogement à Dhar El Mehraz (soit 962 sur 2.615 ménages) où une nouvelle offre vient d’être proposée aux habitants. En gros, le taux de réalisation de l’opération a atteint 70% à Fès. Soulignons qu’au cours de 2009, il a été procédé au traitement de 715 ménages (956 baraques) et l’achèvement de 584 lots de recasement. Pour ce qui est du programme de mise à niveau urbaine et de lutte contre l’habitat insalubre, lancé en décembre 2004, il a atteint sa vitesse de croisière. En cinq ans, plusieurs centaines de baraques ont été démolies. Ce qui constitue une avancée dans le cadre du programme «villes sans bidonvilles».De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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