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    Affaires

    Fès: Coup de pouce à la gestion intégrée des déchets solides

    Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

    . L’Agence de développement social sensibilise les élus. L’objectif est d’organiser le secteurCOMMENT renforcer les capacités dans la gestion intégrée des déchets solides? Telle est la question à laquelle les représentants d’ADS Maroc (Agence de développement social) sont venus répondre, la semaine dernière, devant un parterre de responsables et élus de la ville de Fès. Cette rencontre organisée en partenariat avec l’AFD (Agence française de développement) et le FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial) avait pour thème le «Renforcement des capacités dans la gestion intégrée des déchets solides au Maroc». L’objectif est de sensibiliser le corps élu et les opérateurs locaux sur l’intérêt du recyclage des déchets et créer un débat fructueux sur la gestion intégrée à laquelle les communes déboursent des millions de DH annuellement. Selon Abdelmourhit Lahbabi, administrateur délégué à ADS Maroc, 10.000 chiffonniers ont été recensés au niveau national. Il faut souligner que le secteur de recyclage des déchets au Maroc souffre d’une absence totale de reconnaissance tant au niveau institutionnel, que juridique et réglementaire. Il évolue d’une manière autonome en marge du système, comme une activité commerciale artisanale tolérée et régie par la seule loi de l’offre et de la demande. Sur le plan institutionnel, le secteur ne bénéficie d’aucune disposition particulière permettant sa prise en charge, son encadrement et la promotion de ses activités par une institution publique. Compte tenu de son champ d’intervention, il est accessoirement «parrainé» par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement et par la DGCL (direction générale des collectivités locales) pour l’intérêt du tri organisé, préconisé dans certains cahiers des charges. De même, aucune institution n’assure l’observation et le suivi des données relatives aux produits recyclés, ni la recherche et le développement pour la conception de nouveau produits adaptés au marché local. En tout cas, à Fès, les dirigeants locaux ont déjà pensé aux problèmes de l’environnement. La nouvelle décharge publique contrôlée de Fès constitue une première au niveau national, voire au niveau de l’Afrique, et ce, dans la gestion moderne des déchets solides. Elle permet de maîtriser tous les effluents à 100%, tout en préservant l’environnement de la ville. Fès est la seule ville à avoir délégué, à des sociétés privées, la gestion des déchets en amont et en aval. Pour Lahbabi, qui qualifie le projet «d’exceptionnel», les autres décharges qui ne jouissent pas d’un suivi permanent sont tout simplement des dépotoirs. Et qui représentent un véritable danger pour les nappes phréatiques.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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