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    Fannie Mae/Freddie Mac: Sauvetage en sursis

    Par L'Economiste | Edition N°:3344 Le 19/08/2010 | Partager

    . Pas moins de 148 milliards de DH pour les refinancer. Un projet de loi attenduLe gouvernement américain cherche désespérément des idées sur l'avenir de son coûteux système public de financement des achats immobiliers, et en particulier de ses deux géants Fannie Mae et Freddie Mac.Il reste près de cinq mois au gouvernement pour présenter, comme il s'y est engagé en juillet, un projet de loi qui déterminera l'avenir des deux organismes de refinancement hypothécaire Fannie et Freddie. La question a prudemment été repoussée après les élections législatives prévues à mi-mandat pour le président Barack Obama, en novembre. La seule certitude, c'est qu'il n'y aura pas de retour au modèle d'avant la crise. A noter que ces deux groupes ont fait le bonheur de leurs actionnaires (privés) à l'époque de la bulle spéculative de l'immobilier. Quand elle a éclaté en 2007, l'édifice sur lequel ils reposaient s'est effondré. Pour remédier à la situation, ils ont été renfloués à hauteur de 148 milliards de dollars par l'Etat fédéral. Aujourd'hui, grâce à une ligne de crédit illimitée auprès du Trésor, Fannie et Freddie portent quasi à eux seuls l'ensemble du marché des nouveaux prêts immobiliers. Ce marché reste largement déprimé, souffrant encore des excès de la construction entre 2004 et 2007. Selon les derniers chiffres publiés par le département du Commerce, il existe 457.000 logements en construction aux Etats-Unis à fin juillet, pour un pays de 300 millions d'habitants. Ni les taux d'intérêt historiquement faibles offerts aux emprunteurs, ni les prix bas ne suffisent à attirer les acheteurs. Et pour cause, le marché immobilier est trop subventionné. Dès lors le secteur privé de reprendre peu à peu la main. Pour preuve, le rôle du financement ou de la garantie par les fonds publics ne devrait être prépondérant que dans des secteurs comme l'accession à la propriété des ménages les plus défavorisés, l'habitat social ou le logement étudiant.Conclusion, l'Etat sera à l'avenir un régulateur beaucoup plus attentif de la finance. L'idée semble si durablement installée dans les esprits qu'elle a même été défendue par le représentant du cercle de réflexion ultralibéral American Entreprise Institute, Alex Pollock. M.A.B.

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