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    Enquête

    Face à l'ouverture des frontières : La GRH prend une nouvelle importance

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager

    La mondialisation du commerce incite les pays, non pas à converger leurs économies, mais à adopter chacun ses propres procédés et solutions. Dans ce contexte, la gestion des ressources humaines acquiert une grande importance au sein de l'entreprise. C'est ce qui ressort d'un débat organisé par l'EDHEC le 17 avril.


    La mondialisation de l'économie est une réalité qui ne signifie pas forcément convergence de toutes les économies. Les nouveaux pays industrialisés se sont intégrés dans l'économie international en créant leur propre système et en opérant avec leurs propres solutions. Dans le secteur de l'automobile par exemple, si les voitures américaines, européennes ou japonaises se sont bien positionnées sur la marché, c'est parce que chacune utilise son propre procédé de fabrication. Et si l'économie Russe s'est effondré aujourd'hui c'est parce que ce pays a voulu emprunter le système américain qui lui est tout à fait opposé. C'est en ces termes que Mme Claude Piganiol, professeur universitaire en France et directrice de l'Institut de Gestion de Tours, a entamé le débat sur l'entreprise marocaine face à la dynamique de la gestion des compétences. Ce débat a été organisé le 16 avril par l'EDHEC à l'occasion de la signature d'une convention avec l'Université de François Rabelais de Tours. Cette convention de coopération porte sur le lancement de deux DESS au Maroc (à l'EDHEC) pilotés par les professeurs de l'Université de Tours.

    A travers son allocution, Mme Piganiol a voulu situer la gestion des ressources humaine dans un contexte économique où le marché du travail ne joue pas de la même façon entre les pays. L'internationalisation de l'entreprise lui impose de transformer ses relations de travail qui conditionnent le respect des normes de compétitivité. L'entreprise construit ainsi sa stratégie sur la base de son environnement. Cet environnement ne doit pas être considéré comme une contrainte subie mais comme un moyen d'évolution et de développement. La réalisation de cet objectif est tributaire d'une paix sociale au niveau des relations de travail caractérisées par une gestion efficiente du conflit. Tel est le cas par exemple de France Télécom privatisée récemment. Le désengagement de l'Etat n'a pas été apprécié par les salariés qui ont refusé de perdre leur statut de fonctionnaire leur accordant plus de garantie social. Devant cette situation et afin de maintenir la compétitivité sur la marché, un statut particulier au niveau de l'entreprise a été adopté. Bien que Télécom fasse partie du secteur privé, les salariés ont pu garder leur statut de fonctionnaire et sont régies selon la réglementation de la fonction publique.

    Par ailleurs, les intervenants lors du débat ont mis l'accent sur l'aspect formation au sein de l'entreprise. Il est clair qu'en situation de concurrence international l'entreprise doit investir dans la formation. Une politique de formation doit s'accompagner toutefois d'une politique de fidélisation. "A quoi sert de former un cadre s'il n'est pas motivé pour garder son poste", indique un intervenant. Et comme il est de coutume dans les débats et conférences, le système d'enseignement et d'éducation au Maroc a été visé du doigt pour son manque d'adaptation au marché de travail. Ce qui a interpellé M. Rachid M'Rabet, directeur de l'ISCAE présent dans la salle. Ce dernier n'a pas hésité de rappeler que c'est le milieu professionnel qui doit s'ouvrir davantage sur le système de formation. Souvent, ce sont les chercheurs enseignant qui prennent l'initiative de communiquer avec les entreprises pour identifier leurs besoins, ajoute-t-il. Cette identification reste difficile à effectuer dans la mesures où les entreprises demandent des profils compliqués. Il est temps que nous nous réunissions autour de la table pour identifier de manière claire les besoins des entreprises et réadapter l'offre de formation au marché de travail, conclût le directeur de l'ISCAE.

    Hicham RAIQ

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