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    Exportations de primeurs: Un léger mieux mais

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Fléchissement des exportations de tomates hors Union Européenne et percée sur d'autres marchés, bonne évolution des fruits et légumes. Le léger mieux en tonnage des primeurs ne s'est cependant pas répercuté sur les recettes du producteur qualifiées de "catastrophiques".


    Pas de vacances pour les agriculteurs qui préparent la campagne 1997/98. La précédente a connu un léger redressement des exportations. Ainsi, à fin juin(1), les expéditions se sont élevées à 255.817 tonnes contre 248.556 la campagne précédente, soit une très légère hausse de l'ordre de 3%.
    Sur ce tonnage, la tomate représentant 165.155 tonnes contre 159.889 un an auparavant (+3%). Le Souss a réalisé de très bonnes performances, arrivant en première position avec 83% du total tomates suivi du Centre qui a réalisé 17% de l'export, est-il souligné auprès de l'Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL).
    L'Union Européenne a absorbé pour cette saison 82% des exportations de tomates, la quasi-totalité des pommes de terre, 89% de légumes et plus de 99% de fruits divers.

    Pour la tomate, indique les membres de l'APEFEL, un effort de diversification des marchés hors UE a été réalisé. Ces marchés ont absorbé cette campagne près de 30.000 tonnes dont notamment 22.000 sur l'Europe orientale. L'un des plus gros tonnages est allé vers la Russie: 10.172 tonnes cette saison contre 4.067 en 95/96. Les premières exportations de tomates marocaines ont démarré sur ce marché en 1993/94 avec environ 250 tonnes. Toujours hors UE, la Pologne et la Tchécoslovaquie enregistrent également des progressions qualifiées de remarquables avec respectivement 6.188 tonnes (contre 747 en 95/96) et 3.731,5 tonnes. Il est à rappeler que sur le contingent UE de tomates à prix d'entrée conventionnel, soit 150.676 tonnes, le Maroc n'a réalisé que 124.844. Toujours au niveau de la tomate, les professionnels signalent les bonnes progressions des trois variétés, cerise, kiwat et grappe. Essentiellement destinées aux marchés de l'UE, les expéditions de ces variétés ont connu en effet des envolées. Elles se sont élevées à 2.873 tonnes en 94/95, 3.159 en 95/96 pour atteindre 5.556 cette campagne.

    Les péripéties de la tomate

    Cette année, la tomate marocaine aura vécu ses moments les plus durs, "de mémoire d'homme", soulignent les opérateurs. En effet, ce produit a battu des records de déclenchement des droits additionnels et d'équivalents tarifaires maxima(2). Les contraintes extérieures de plus en plus difficiles ont eu pour conséquence une accumulation importante des tonnages sur le marché intérieur et donc un effondrement des cours. Pour les professionnels, le léger mieux en tonnage ne s'est pas répercuté sur les recettes du producteur qui ont été "catastrophiques" cette campagne, particulièrement concernant la tomate et la pomme de terre. Calquées sur les conditions cli-matiques, les exportations de la pomme de terre, à fin juin, sont toujours sur la pente glissante (50.490 tonnes, contre 54.964 un an auparavant). Mais sans pour autant connaître la chute vertigineuse (-43%) de la campagne 95/96. A l'origine de cette baisse, les fortes pluies qui ont causé d'importants dégâts au niveau des plantations, entraînant la baisse des prix ainsi que l'arrêt des exportations.
    Pour cette campagne, le Centre a réalisé 77% des exportations de pommes de terre, suivi du Souss avec 21%.

    Par ailleurs, passant de 33.703 tonnes en 1995/96 à 40.172 cette année, les expéditions des fruits et légumes enregistrent une hausse de l'ordre de 19%. Sur ce tonnage, la plus forte progression est affichée par les légumes qui ont atteint 20.168 tonnes contre 13.811 la campagne précédente (+46%). Cette hausse sensible est essentiellement le fait du haricot vert qui totalise à fin juin 7.265 tonnes contre 4.141 en 1995/96 (+75%).
    Pour les légumes divers, le Souss assure 68% des exportations contre 32% au niveau du Centre.
    De leur côté, les fruits divers maintiennent leurs exportations à près de 20.000 tonnes. Pour ces produits, avancent les profes-sionnels, le Centre et le Souss se partagent à 50-50 le marché à l'export.

    Meriem OUDGHIRI

    (1) Source EACCE.
    (2) Cf L'Economiste du 13 février 1997 et du 12 juin 1997.

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