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    Expo Médical 94 attend 30000 visiteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:148 Le 06/10/1994 | Partager

    Près de 200 exposants et environ 33.000 visiteurs sont attendus pour le 4ème Salon international de la santé. Le coût des stands est jugé trop coûteux. Les participants sont plus présents pour le prestige que pour les affaires. La collaboration du Ministère de la Santé a été fortement soulignée.

    C'est dans une atmosphère de "dialogue" entre les professionnels et l'Administration que se tient le 4ème Salon International de la Santé, Médical Expo 94. Cette manifestation, qui se déroule au Grand Palais de la Foire Internationale de Casablanca du 6 au 9 octobre réunit près de 200 exposants, dont 160 nationaux et 40 étrangers, sur une superficie de 4.000m2. Précis sur le nombre des exposants, l'OFEC n'a pu toutefois délivrer à la veille de ce Salon la liste des entreprises participantes, ni même quelques noms.

    Le nombre de pays participants s'élève à 13. Il comprend l'Espagne, l'Arabie Saoudite, l'Allemagne, la France, la Pologne, la Chine, la Grande-Bretagne, la Lituanie, la Tunisie, l'Inde, la Russie, l'Italie et le Maroc. Près de 33.000 visiteurs, dont 3.000 étrangers, sont attendus, selon l'OFEC. La troisième édition qui s'était déroulée en 1992 avait accueilli près de 150 exposants et pas moins de 24.000 visiteurs.

    Les objectifs de cette manifestation sont doubles: d'une part favoriser la rencontre de partenaires, et d'autre part promouvoir les dernières découvertes et innovations du secteur. Toutefois, certains exposants affirment qu'ils sont présents surtout pour des "raisons de prestige".

    1.000 DH le m2

    Les activités concernées par ce Salon sont le matériel médical, hospitalier et de laboratoires, les appareillages et matériel orthopédiques, les équipements dentaires et pharmaceutiques, le mobilier et équipements pour hôpitaux, le diagnostic et imagerie médicale, la médecine d'urgence et de catastrophe, l'informatique médicale, les organismes officiels et la presse spécialisée.

    Il est prévu en marge du Salon des animations scientifiques.

    Celles-ci comprennent des conférences, des débats et des démonstrations portant sur des thèmes d'actualité. Ceux-ci seront animés par des experts mondiaux. Les sujets traités seront notamment la stérilisation du matériel médico-chirurgical, l'énurésie, l'impact social des maladies du système nerveux au Maroc...

    Le coût des stands s'élève à près de 1.000DH le m2. Coût jugé élevé par certains exposants et même dissuasif par d'autres. A titre d'exemple, les prix oscillaient autour de 500 et 600DH pour le Sistep. Le comité organisateur est constitué du Ministère de la Santé publique, de l'Office des Foires et Expositions de Casablanca, d'organismes officiels nationaux et étrangers, d'associations professionnelles, de la presse spécialisée et de professeurs universitaires.

    Normalisation du matériel

    Pour le président de l'AIMMOS (Association des Importateurs de Matériels Médical, d'Optique et Scientifique), M. Omar Cheddadi, comme pour certains exposants non adhérents à cette association, le Salon s'inscrit dans un contexte de dialogue avec l'administration de la Santé. Depuis "l'arrivée du Pr. Abderrahim Harouchi au Ministère de la Santé publique, il y a deux ans, de nombreuses démarches ont été entamées en vue de trouver des solutions aux difficultés rencontrées par le secteur".

    Ces démarches ont concerné notamment la normalisation du matériel. "Le but est de substituer le mieux-disant au moins-disant". Certains professionnels ont fait remarquer une baisse de qualité dans le matériel importé.

    L'installation d'un cabinet médical ou dentaire ou d'une clinique nécessite des investissements importants en matériel. Aussi, compte tenu d'un budget assez restreint, les médecins se dirigent vers du matériel moins coûteux, mais aussi de moins bonne qualité.

    Pour les marchés publics, l'insuffisance des budgets de l'Etat a entraîné un ralentissement de la demande. Le marché de l'équipement médical reste étroit et le matériel onéreux.

    Le second effort de dialogue effectué par le Ministère de la Santé en faveur des entreprises du secteur, tend à l'assainissement de la profession et l'assouplissement de certaines procédures administratives. Il a concerné aussi l'allégement des pénalités de retard qui couraient pour non-respect de l'exécution d'un marché public. "Cela va permettre aux entreprises concernées de démarrer sur des bases saines. En effet, elles ne pouvaient plus soumissionner du fait de ces arriérés".

    Certains professionnels réclament un moratoire des pénalités de retard dans les contrats avec l'administration de la Santé. Alors que d'autres, beaucoup plus réalistes, lui préfèrent le système de plafonnement, comme il existe au sein d'autres administrations.

    Parmi les importateurs qui n'ont pu exposé, les principales raisons invoquées sont les difficultés économiques qu'ils rencontrent quant à une forte concurrence des matériels asiatiques.

    F.M.

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