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    Ernst & Young dans la tourmente!

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . Le cabinet est poursuivi pour avoir aidé Lehman Brothers . Motif: fraude comptableL’heure est au compte. L'Etat de New York a annoncé avoir lancé des poursuites contre Ernst & Young, le cabinet chargé de certifier les comptes de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers. Dans le détail, le procureur général de l'Etat, Andrew Cuomo, a déposé une plainte au civil, où il accuse le cabinet d'une "fraude comptable consistant à retirer subrepticement du bilan de Lehman des dizaines de milliards de dollars de titres financiers liés aux marchés du crédit, afin de tromper le grand public sur l'état réel de ses liquidités". Précisément, il accuse Ernst & Young d'avoir mis en oeuvre "pendant plus de sept ans, jusqu'au dépôt de bilan en septembre 2008", une technique appelée "Repo 105". Celle-ci consiste à prêter à une autre institution financière des actifs de mauvaise qualité juste le temps d'arrêter les comptes trimestriels. Des banques européennes prenaient ces actifs durant quelques jours, en échange de liquidités. Elles recevaient une commission. Les montants dissimulés ont grimpé jusqu'à 50 milliards de dollars. Ces transactions auraient été légales si elles avaient été présentées comme des "prêts". Or elles étaient désignées comme des "ventes". «Le grand public n'était pas averti du fait que le groupe était obligé de dépenser des dizaines de milliards de dollars pour racheter ces mêmes titres qu'il avait prétendument "vendus" lors des transactions», a accusé l'Etat de New York dans le texte de sa plainte. De son côté, Ernst & Young a répliqué qu'il se défendrait "vigoureusement". "Une plainte contre un auditeur est dépourvue de toute base factuelle et légale, dans un contexte où la comptabilité des transactions sous-jacentes est en accord" avec les normes comptables américaines (GAAP), affirme le cabinet d'audit. "Les comptes financiers audités de Lehman décrivaient clairement Lehman comme une entité très endettée opérant dans un secteur risqué et volatile", argumente Ernst & Young.A noter que les poursuites ont pour but de récupérer "la totalité des honoraires collectés pour le travail accompli au profit de Lehman entre 2001 et 2008, qui dépassent les 150 millions de dollars, plus des dommages et intérêts pour les investisseurs", a indiqué l'Etat de New York.Pour rappel, la faillite de Lehman Brothers a non seulement fait s'évaporer des actions dont la valeur totale avait approché les 60 milliards de dollars début 2007, mais aussi causé une perte sèche aux détenteurs des multiples actifs financiers (obligations, dérivés de crédit, etc.) émis par la banque ou liés à elle. Lehman Brothers avait 613 milliards de dollars de dette au moment de sa chute.F. Z. T. avec AFP

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