×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Entre soufi et salafi: Un vieux débat

    Par L'Economiste | Edition N°:921 Le 21/12/2000 | Partager

    . La question de dépassement de certaines limites autorisées par la religion est au centre d'un grand débat. Le ministre des Habous tente de rapprocher les divergencesPartout dans le monde musulman, même chez nous au Maroc, un vif débat s'instaure au niveau religieux opposant deux protagonistes de la pensée islamique sunnite. L'une est le soufi, l'autre est le salafi. Cette confrontation concerne plusieurs points liés essentiellement à la religion.Le soufi(1) est un groupement islamique très ancien, apparu pour la première fois à Bassora en Irak. Ses chefs suprêmes sont Ibn Arabi et Abd El Kader Jilali. Les pères fondateurs du salafi (connu aussi sous le nom de wahhabites) sont Cheikh Islam Ibn Taîmia et Mohammed Ibn Abd El Wahab. Ce dernier est à l'origine de l'appellation des wahhabites. Cette mouvance tire son inspiration du modèle saoudien. Cet homme a déjà lancé une campagne au profit d'un islam pur, comme celui vécu à l'époque du «salaf« c'est-à-dire les compagnons du Prophète.Leurs points de discorde, touchent notamment la question du dépassement de certaines limites autorisées par la religion ou ce qui est appelé dans le jargon théologique «al ibtidaâ«. Les exemples à ce propos sont multiples: les chants religieux, la célébration de la fête de la naissance du Prophète, le pèlerinage vers les mausolées, les moussems....Les Soufis considèrent ces actes comme étant des moyens pour se rapprocher davantage de Dieu, alors que la position du salafi est ferme. Elle considère qu'il n'y a pas de supplément en Islam, car cette religion est complète et parfaite, toute tentative de ce genre est inacceptable. L'exemple de la Fête du Mouloud est très significative. Pour les Salafis, cette fête n'a rien de religieux du fait que le Prophète n'a autorisé que deux fêtes religieuses, celles d'Al Fitr et du Sacrifice. En revanche, pour les chioukhs du soufisme, le mouloud est une grande cérémonie pour fêter notre Prophète; comme c'était le cas pour les autres religions monothéistes. Lors de la première causerie religieuse, présidée par Sa Majesté le Roi, le ministre des Habous et des Affaires Islamiques, a tenté de concilier l'inconciliable, et d'éviter tout malentendu et fausses interprétations. A cet égard, il a insisté sur le fait que la différence entre les deux orientations n'est qu'artificielle. Cela apparaît même dans le titre de la causerie «le soufisme salafi«. Le message du conférencier a été donc clair: pas d'opposition entre les deux, mais au contraire, il existe une sorte de ressemblance et de complémentarité. A cette occasion, M. Abdelkebir M'Daghri Alaoui a souligné que le professeur d'Ibn Taïmia, le salafi, n'est autre que le soufi Abd El Kader Jilali.


    La place de la mosquée Al Aqsa dans l'islam

    C'est le troisième lieu saint après la mosquée Al Haram à la Mecque et celle de Médine. La prière dans la mosquée Al Aksa est rétribuée 500 fois plus que dans n'importe quel autre lieu de prière.Cet endroit commémore un grand événement pour les musulmans, à savoir le voyage nocturne du Prophète (Israâ) et la prière qu'il a effectué devant tous les prophètes et les anges. Cette mosquée représente aussi pour les musulmans la première «Quibla« pendant une durée de seize mois avant que ce privilège ne soit transféré vers la Mecque.Lors de la récupération de Jérusalem par Amir Al Mouminine Omar Ben Khattab, ce dernier a refusé de prier dans une église chrétienne par respect au recueillement des fidèles. Cet acte montre que la logique de la tolérance, de la cohabitation, et du droit à la différence est une partie intégrante de l'islam. Samir BENBOUIA (1) Le soufisme est une recherche de la connaissance directe de la divinité, une voie mystique qui a pour finalité l'union de l'âme avec Dieu.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc