×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Enseignants du collège: Une hausse de 3.300 DH par mois

    Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

    . La convention signée hier à la Primature . 8.066 enseignants sur 15.000 sont les bénéficiaires A la veille de Noël, c’est un cadeau pour les enseignants du collège. Ils sont finalement 8.066 à bénéficier de la convention concernant la promotion sur un total de 15.000. La signature devait avoir lieu hier mercredi 14 décembre à 16h30. A l’heure où nous mettions sous presse, les cinq syndicats représentatifs du secteur étaient prêts à signer l’accord en présence du Premier ministre Driss Jettou. Finalement, l’enveloppe budgétaire a été fixée à 1,1 milliard de DH, selon la plupart des responsables syndicaux contactés par L’Economiste. Certes, une telle enveloppe pèsera sur les finances publiques, mais elle aura tiré une épine du pied de l’Education nationale. Après moult tractations et plusieurs rounds de négociations ardues, sur fond de grèves répétitives, c’est le bout du tunnel pour les enseignants du premier cycle du secondaire. En respect de la convention, leurs salaires mensuels qui ne dépassent pas les 5.200 DH par mois passeront à 8.500. Ce qui équivaut à une hausse de 3.300 DH nets. Une vraie bouffée d’oxygène pour ces milliers d’enseignants dont «la plupart sont engagés dans des crédits de logement et de consommation», indique un syndicaliste. Elément important de la convention, le principe de rétroactivité y figure. Plus explicitement, les mesures de la convention prendront en compte les années où les enseignants ne bénéficiaient pas de la promotion interne. Selon des statistiques syndicales, 5.000 enseignants attendaient leur promotion depuis plus de 20 ans. Ils auront ainsi droit en plus d’une promotion exceptionnelle, à un rappel plafonné à 18 mois avec 3.300 DH pour chaque mois. Le reste, soit 3.066 enseignants, bénéficieront de rappels variant entre 6 et 18 mois proportionnellement à la durée d’attente de la promotion. A préciser toutefois que les bénéficiaires font partie de la tranche qui n’a pas été promue depuis 1983. Ceux qui avaient joui d’une promotion après cette date ont été exclus jusqu’à nouvel ordre. Le dossier de la tranche d’enseignants dont la promotion s’est arrêtée en 1984, devra être traité par la suite, mais aucune date n’a été fixée à cet effet. La convention ne pouvait donc faire que des heureux. En tout cas, les syndicats les plus présents dans le collège adhèrent parfaitement à l’esprit de la convention et la qualifient de pas décisif dans l’amélioration des conditions de vie et de travail de milliers d’enseignants. Ces derniers étaient confrontés à la complexité de leur système de promotion interne, différent des autres. «Contrairement aux autres corps de l’Education, les enseignants du collège étaient les plus lésés. Car pour passer de l’échelle 9 à 10, il fallait avoir 15 ans d’ancienneté et 6 ans dans la même échelle et figurer dans un quota de seulement 15% au lieu de 25% pour les autres corps», explique Mohamed Benjelloun Andaloussi, secrétaire général du syndicat de l’enseignement de l’UGTM. Aujourd’hui, le dossier de la promotion interne a carrément relégué à l’arrière plan d’autres points revendicatifs. Pourtant Abdessalam Maati, président de l’UNTM (Union Nationale du Travail au Maroc, bras syndical du PJD) est confiant: «le reste n’a pas de conséquence financière. Le ministère de tutelle pourrait parfaitement les régler puisqu’il ne s’agit que de procédures administratives et de gestion à mettre en œuvre».


    Laissés-pour-compte

    LES enseignants du collège se considéraient comme des laissés pour compte de l’Education nationale. Alors que leurs confrères dans d’autres cycles de l’enseignement bénéficiaient plus ou moins facilement de la promotion interne, eux voyaient leurs salaires stagner. Or, tout le monde s’accorde à dire qu’ils constituent la plus importante maille de la chaîne de l’éducation nationale puisque le collège représente une passerelle décisive entre le primaire et le lycée.Mostafa BENTAK

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc