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    Encore plus de diversification

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Le secteur de l'énergie avec tous ses intervenants est en pleine effervescence: augmentation des prix des produits pétroliers, baisse des prix de l'électricité industrielle et développement des énergies renouvelables.


    Un petit cadeau de la rentrée, la hausse des prix des produits pétroliers. Personne n'y croyait. Le temps que cette augmentation se mette en place, le Dollar commence à reculer.
    Mais la grande affaire de la décennie reste l'électrification du monde rural. M. Driss Benhima, ministre de l'Energie, est fier de ce projet qui a, selon lui, permis à l'ONE de passer du statut de gestionnaire industriel à celui de gestionnaire de la demande. Pourtant, les résultats de cette opération restent relativement faibles en dépit des efforts déployés dans le cadre du programme d'électrification rurale (PERG). A ce jour, 10% seulement des foyers dans la campagne reçoivent l'électricité. Toutefois, les responsables du programme ont le mérite de travailler rapidement. L'équivalent de 12 ans de travail avant le PERG a été réalisé durant l'année courante.
    En ville, on est loin de l'époque des délestages où les industries ne pouvaient fonctionner que quelques heures par jour. Désormais, le problème en milieu urbain se pose beaucoup plus en termes de prix que de quantité. Une imminente baisse des prix de l'électricité industrielle avec une moyenne de 6% est d'ailleurs prévue. Elle portera sur la très haute, haute et moyenne tensions et devra intervenir dans les jours à venir. Selon le ministre de l'Energie, cette baisse concernera, outre les prix de l'électricité industrielle, ceux des distributeurs (la Lyonnaise à Casablanca et les régies ailleurs). La baisse est destinée à améliorer les marges de distribution, explique-t-il.

    Centrale électrique


    En matière d'énergie gazière, M. Driss Benhima propose l'utilisation du gaz reçu en redevance du passage du Gazoduc Maghreb-Europe, pour des centrales. Pour éviter le retour au délestage, la construction d'une centrale électrique à gaz capable de répondre à la demande est indispensable. Pour parer au risque de sous-emploi de cette centrale, prévue pour 2002 ou 2003, l'ONE participera à son capital. Mais cette participation sera strictement financière.
    Dans ce contexte, la maîtrise du coût de l'énergie n'est pas en reste. Les industriels ne prêtent pas suffisamment attention à ce volet. Pour cela, l'Association Marocaine de Gestion de l'Energie et de l'Environnement (AMGEE) s'apprête à mettre au point un montage financier pour participer à l'audit énergétique des PME. L'objectif est d'inciter les industriels à adhérer à ce concept. Le président de cette association insiste également sur l'importance du dosage entre les différentes sources d'énergie et la nécessité d'une planification afin de limiter les répercussions des changements extérieurs.
    Côté privatisation, le secteur a participé de façon significative aux opérations. Ce sont en effet 6 milliards de DH qui ont été généré par la privatisation des activités de distribution et de raffinage (Shell, Samir, Total, Mobil, SCP...).

    Le solaire gagne du terrain


    Une privatisation particulière est la concession de la centrale de Jorf Lasfar qui constitue l'un des plus grands contrats du monde, sinon le plus grand.
    Quant aux énergies renouvelables, elles gagnent du terrain. L'énergie photovoltaïque pénètre peu à peu le milieu rural. Les professionnels de cette activité se greffent au programme d'électrification rurale. De nouveaux opérateurs viennent de s'installer. Une formation relative à l'installation et à l'entretien du matériel nécessité pour l'exploitation de cette énergie démarre cette année.
    Mais l'énergie solaire thermique est encore à ses premiers balbutiements. Le public manifeste une grande méfiance à son égard en dépit d'une légère baisse des prix. En revanche, l'énergie éolienne est sur la bonne voie avec le projet de parc de 50 mW en production concessionnelle. D'autres parcs éoliens suivront. L'objectif de ces derniers est de se doter d'un cadre grandeur nature pour étendre et maîtriser cette énergie très particulière.

    L'énergie nucléaire, la plus mythique des énergies, a encore du mal à décoller. D'ailleurs, la mise en service du Centre d'Etudes Nucléaires de Maâmoura est prévue dans deux ans. Les travaux de construction ont été retardés, les autorités refusaient de délivrer l'autorisation de construction.
    Enfin, pour la distribution pétrolière, le programme de reconstitution de stocks durant les neuf premiers mois de l'année courante freine les investissements des distributeurs. Mais il est en général respecté. La faiblesse des marges constitue l'éternel cheval de bataille des sociétés de distribution. Heureusement, le ministre de l'Energie et des Mines tempère. Selon lui, les marges restent tributaires de l'organisation de la distribution.

    Rafik IKRAM

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