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    Economie

    En créant une nouvelle association : Les négociants en céréales assurent leur particularité

    Par L'Economiste | Edition N°:242 Le 08/08/1996 | Partager

    Les négociants en céréales et légumineuses de la région Centre viennent de se regrouper dans une association professionnelle. D'autres structures de ce type sont prévues dans toutes les régions. Après le conflit autour de la Fédération des céréales, le contrôle moral de la filière est toujours en jeu.


    Avec la libéralisation, le privé est obligé de se prendre désormais en charge. Cette nouvelle situation est toutefois liée à la mise en place d'associations fortes et bien organisées. Les opérateurs ont compris la "bonne parole" prêchée par la Banque Mondiale et adoptée par les pouvoirs publics.

    Dans cet esprit, les commerçants en céréales et légumineuses de la région Centre viennent de s'unir dans une nouvelle association baptisée Aprocel-Centre (Association Professionnelle des Céréales et Légumineuses de la Région du Centre). L'assemblée générale constitutive a été tenue jeudi 25 juillet dans les locaux du bureau régional de l'ONICL à Casablanca. Il s'agit pour les initiateurs, Forafric, Orbonor et Raïssi & Cie, de regrouper toutes les sociétés intervenant dans le négoce et le conditionnement des céréales, légumineuses, graines diverses et dérivés. Objectif: "lever les défis que nous impose la libéralisation", explique M. Saâd Raïssi, président de l'Association. Aprocel se propose aussi de mettre en place des procédures pour les transactions de manière à favoriser la transparence sur le marché. Le nouvel environnement, marqué par une concurrence plus accrue et un accroissement prévisible des opérateurs, véhicule une autre approche du métier. La profession a d'ailleurs décidé d'adopter le terme "négociant" jugé plus adapté à la situation actuelle au lieu de "commerçant agréé" utilisé pendant la période d'encadrement.

    Fédération


    Cette association qui veut impliquer toutes les sociétés opérant sur ce créneau est née avec l'appui de l'ONICL. La loi relative à l'Office et à l'organisation du marché des céréales et des légumineuses incite en effet directement cet organisme à favoriser les regroupements de ce genre. Elle stipule entre autres que l'ONICL doit "susciter la constitution d'associations professionnelles susceptibles de faciliter le dialogue entre ses intervenants et l'Administration".

    La création de Aprocel Centre n'a toutefois pas manqué de susciter les réactions de la FNAC (Fédération Nationale des Activité Céréalières) affiliée à la CGEM. Tout en précisant que ce genre d'action ne peut qu'être encouragé, M. Ghali Sebti souligne que "les initiateurs auraient pu contacter la FNAC", espérant que la nouvelle association n'est pas dirigée contre l'organisation qu'il préside. Il explique que ses commentaires "n'expriment nullement une inquiétude du fait que la FNAC est suffisamment forte". M. Sebti précise par ailleurs que la Fédération a pour vocation de rassembler toutes les professions, une démarche traduite par "la présence des représentants de tous les intervenants dans le bureau".

    Il y a près de trois mois, l'Amipros (Association Marocaine Interprofessionnelle des Produits du Sol), dont quelques membres sont à la base de la création de l'Aprocel, avait boycotté les élections du bureau de la FNAC, estimant à l'époque que la préparation de l'assemblée générale constitutive ne garantissait pas une bonne représentativité de leur profession. Le bureau de l'Approcel, soutenu par le président d'honneur M. Houcine Benjelloun, président de Forafric, s'est décidé à encourager la création de structures de ce genre dans toutes les régions. L'objectif à terme est de les regrouper dans une fédération. Par cette démarche, les négociants en céréales revendiquent leur particularité. Ils reconnaissent être membres de la filière, mais ne présentent pas le même profil que les autres.
    "Nous voulons être représentés comme il se doit", confirme M. Raïssi.

    Il est à noter que beaucoup d'intérêts contradictoires ont surgi avec la libéralisation. Chaque profession, notamment les commerçants et les minotiers, veut s'assurer du contrôle moral d'une filière qui met en jeu 14 corps de métiers et génère plusieurs milliards de Dirhams.


    Alié Dior NDOUR





    Commercialisation des céréales au 22 juillet

    Blé tendre: 10 millions de quintaux collectés

    Au 22 juillet 1996, le volume total de blé tendre commercialisé au titre de la récolte 1996 a atteint 10.282.952 quintaux. C'est ce qui ressort des statistiques de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses). Les commerçants agréés ont collecté 4.670.707 quintaux, contre 3.184.236 pour les minotiers et 2.421.574 pour les coopératives. Par région, le Centre arrive en tête avec 4.257.889 quintaux dont près de 1,6 million de quintaux pour Casablanca et 958.120 q pour Settat. Suivent le Centre-Nord (Taza et Fès) avec 1.986.400 quintaux, le Tensift 1.325.699, le Centre-Sud 1.184.845 et le Nord-Ouest 1.128.203. Le Sud (Agadir, Ouarzazate, Guelmim et Tiznit) et l'Oriental (Oujda et Nador) n'ont commercialisé que 331.652 et 66.264 quintaux respectivement.

    Au niveau des prix à la production, une forte fluctuation a été enregistrée. A la journée du 31 juillet, le prix moyen était de 246 DH/q. Kénitra avait alors enregistré le cours le plus bas avec 223 DH/q. Le cours le plus haut, 263 DH/q, a été constaté à Meknès et Fès, contre 260 à Larache et Oujda. Quant au prix de vente moyen aux industriels, il a été de 254 DH/q dans un volume de 4.868 q, avec un plancher de 250 DH/q et un plafond de 260 DH/q.

    Le blé dur a été pour sa part négocié à un prix moyen à la production de 303 DH/q avec un minimum de 260 DH/q pour Safi et un maximum de 314 DH/q pour Meknès.
    A.D.N.

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