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    Salaire des cadres en France: +3,5% en 2006

    Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

    . Seulement 10% des entreprises offrent un véritable choix à leurs cadresEn France, les indicateurs de l’emploi annoncent depuis plusieurs mois la reprise. Mais, pour les salaires, il faudra encore attendre. Les prévisions budgétaires pour 2006 laissent entrevoir une augmentation des salaires fixes de 3,5% pour les grandes entreprises, d’après une enquête de la Cegos, réalisée en septembre 2005 auprès de 152 entreprises représentant 109.000 cadres. En 2005, les prévisions étaient presque similaires et les salaires fixes ont augmenté de 3,6%. Dans ce contexte, les augmentations seront principalement individuelles. «Depuis trois ans, nous constatons une stabilisation de la pratique des augmentations générales», note Michel Fourmy, responsable du pôle management du capital humain à la Cegos. Seul un quart des entreprises sont concernées par cette manière de faire. Dans les années 2000-2001, 38% des entreprises accordaient des augmentations générales. Cette pratique pourrait cependant repartir légèrement à la hausse en 2007. Le salaire variable représente une part plus élevée du fixe pour les cadres supérieurs (19%) et pour les commerciaux (20%). Ces proportions demeurent stables depuis trois ans. Mais le variable concerne de plus en plus d’entreprises, qui l’ouvrent progressivement à l’ensemble des cadres. Ainsi, 92 % des grands groupes disposent-ils d’un système de salaire variable avec primes et bonus.Les avantages en nature constituent désormais un standard. 90% des entreprises interrogées proposent des voitures de fonction. L’intéressement et les plans d’épargne entreprise sont désormais des dispositifs fréquents, adoptés par plus de la moitié des entreprises. Le compte épargne temps (CET) approche de la barre des 50%. L’épargne salariale et l’épargne retraite par capitalisation restent rares. Adopté par seulement 6% des groupes, le Perco n’a pas rencontré le succès espéré. En 2004, 46% d’entreprises avaient le projet de l’instaurer dans les deux ans. «Pour l’instant, l’épargne retraite intéresse peu les cadres, qui préfèrent utiliser leur argent comme ils le souhaitent. Elle ne séduit pas totalement les DRH qui la jugent trop complexe», commente le consultant. Les deux tiers des cadres plébiscitent un investissement de leur employeur dans le salaire fixe. L’intéressement, les dispositifs retraite, le salaire variable et les avantages en nature ne dépassent pas les 10%. «Il n’existe pas un unique mode de rémunération efficace, note Michel Fourmy. Cela dépend beaucoup de l’âge du cadre. On est encore loin d’un salaire dit cafeteria ou salaire à la carte. Seulement 10 % des entreprises offrent un véritable choix à leurs cadres entre argent, temps, et avantages en nature. 6% des groupes interrogés l’envisagent. «Le salaire cafeteria se développe mais très lentement», remarque-t-il.Rachid HALLAOUY

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