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    Le bac subit de nouveaux réaménagements

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . La note «zéro éliminatoire» soumise à une «contre-expertise». Une moyenne de 7 sur 20 pour accéder à la deuxième session . Ces mesures seront appliquées à la rentrée 2007/2008Plusieurs changements(1) sont annoncés dans les programmes et le système d’évaluation du cycle du baccalauréat à la rentrée scolaire 2007/2008. Une circulaire de l’Education nationale a été envoyée le 27 novembre dernier à toutes les Académies régionales.Ajout de certaines matières dans différentes branches, «allégement» du nombre de matières à l’examen régional ainsi qu’au national, révision du concept du «zéro éliminatoire» et baisse de la note moyenne donnant accès à la deuxième session de l’examen national. Comme le précise le directeur du Centre national d’examens, Mohammed Sassi, la quasi-totalité des branches connaîtront des changements au niveau des matières. Pour les scientifiques, une nouvelle matière dite «sciences terre et vie» (pour les «sciences maths A») et une autre, «sciences de l’architecture» (pour les «sciences Maths B») vont se greffer au programme. Ces matières vont s’étaler sur les deux années du baccalauréat. Dans les trois branches économiques (génie économie et gestion, techniques de gestion administrative et techniques de gestion et de comptabilité), le ministère de l’Education réintroduit la philosophie. C’est un come-back pour cette discipline naguère bannie du système scolaire. En fait, l’idéal serait de la généraliser dans toutes les branches car la philosophie contribue à forger l’esprit critique des jeunes. A l’Education nationale, les responsables justifient ces évolutions par la nécessité d’encourager la polyvalence des élèves et leur permettre d’acquérir plus de «culture générale». A-t-on les moyens humains et financiers pour supporter tout ce que cela pourrait impliquer? Plus d’heures de cours, la «découverte» de nouvelles matières, en plus de celles dispensées actuellement. Pour les enseignants plus d’heures de cours, plus de contrôles.Un deuxième gros changement concerne le système d’évaluation des élèves. La note «zéro éliminatoire» n’est pas supprimée, mais elle devient «négociable». Le ministère introduit une sorte de contre-expertise dans l’appréciation que feront les profs. L’article 9 de la circulaire de l’Education nationale précise: «Avoir zéro dans une matière est toujours considéré comme étant une raison suffisante pour le redoublement d’une classe». Mais tout est relatif, car ce redoublement est assorti de plusieurs conditions. Une sorte de nivellement par le bas. En prenant en considération les conditions citées dans un article plus bas (article 10) qui spécifie que lorsqu’un candidat obtient zéro, le correcteur devra rédiger un rapport justifiant son appréciation et le directeur de l’Académie devra tenir des réunions avec le comité régional pour décider si la copie de l’élève mérite ou non un zéro.Dans le cas où ces recoupements confirment la note éliminatoire, le redoublement est alors inévitable. Dans le cas contraire, l’élève sera évalué en fonction de sa moyenne générale finale obtenue en terminale. Si la note est supérieure ou égale à 10, il aura son diplôme (bac). Dans le cas où elle est en dessous de 10, la moyenne retenue pour pouvoir passer la deuxième session est ramenée à 7/20 contre 8 exigée actuellement. «Cela va augmenter le nombre de candidats de 40%», justifie le directeur du Centre national d’examens.Mais pourquoi pas une 2e session à l’examen régional? «Ces examens de rattrapage demandent énormément de travail, car il faut mobiliser beaucoup de personnes, respecter les délais,…c’est quasiment impossible, et l’on ne peut pas l’envisager», explique Mohammed Sassi.Un autre changement au tableau est l’association des parents dans le processus d’évaluation des élèves. Bien que la première année du cycle du baccalauréat ne prend en considération que les moyennes obtenues au contrôle continu, se pose le problème des moyennes obtenues au régional dont les épreuves sont passées en première année du cycle du baccalauréat.Si un élève décroche une moyenne «catastrophique», les parents peuvent décider de faire redoubler leur enfant pour qu’il ait une meilleure moyenne à l’examen. Sinon, ils en assumeront les conséquences, affirme Mohammed Sassi.


    Comment lutter contre le désintérêt

    S’il ne prend pas plus d’importance qu’avant, le contrôle continu gagne en autonomie. Dans l’évaluation de l’élève, il intervient pour 100% en première année du bac et 25% en terminale. Par ailleurs, pour les branches scientifiques, l’examen sera relativement allégé: l’épreuve de «traduction» disparaît de la liste des matières d’examen. Dans les branches économiques, le droit passe à la trappe. Pourquoi ces changements? «Avant, l’élève passait 4 à 6 matières aux épreuves régionales. Les responsables de l’Education nationale ont relevé des résultats catastrophiques dus essentiellement au désintéressement des élèves au prétexte qu’il ne comptait que pour 25% et ne concernait que des matières secondaires». Majda EL KRAMI---------------------------------------------------------------------------------(1) Les nouveaux changements entreront en vigueur à la prochaine rentrée scolaire 2007 - 2008

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