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    Convention collective banques
    L’UMT négocie un package de mesures

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . Une augmentation des salaires selon le grade et l’ancienneté. L’Usib propose une prime de panier de 20 dirhamsBaisse des taux d’intérêt, augmentation des salaires, journée continue… c’est le package que l’Union syndicale interbancaire affiliée à l’UMT négocie avec le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM). Les discussions sont assez avancées et pourraient aboutir au cours des prochaines semaines. Tout dépendra du jeu des négociations. Le GPBM a constitué une commission qui examine le cahier revendicatif de l’Usib. En engageant les discussions sur plusieurs mesures, le syndicat pourrait gagner sur certains points.La mesure la plus importante est l’instauration de la journée continue, un système auquel le secteur est rôdé puisqu’il est appliqué durant les 3 mois d’été. Jusque-là, les deux parties se sont accordées sur le principe de l’octroi d’une prime de panier. Reste à déterminer son montant. Le syndicat exige une indemnité de 20 dirhams et propose aussi sa plage horaire: 8 heures à 16h30m, assortie d’une flexibilité le vendredi. Le GPBM serait pour 8h à 16h 45 mn. Tout le débat portera sur le «quart d’heure» de différence. La réunion, prévue cette semaine, sera décisive puisque le GPBM y déclinera sa position par rapport aux autres revendications du syndicat. C’est le cas de l’augmentation des salaires des «banquiers». Cette fois-ci, le syndicat voudrait une hausse qui tienne compte de l’ancienneté et du grade. En 2001, les salariés des banques ont eu droit à 500 dirhams. «Une augmentation uniforme profiterait plus à de nouvelles recrues. Leurs salaires pourraient être valorisés de 20 à 25%. En revanche, un cadre n’y gagnerait pas grand-chose», explique Farouq Chahir, secrétaire général de l’Usib. Le syndicat demande aussi une révision des taux d’intérêt sur les prêts immobiliers. Actuellement, un emprunt de moins de 400.000 dirhams est soumis à un taux d’intérêt de 2,5%. Au-delà de ce plafond, le taux est fixé 4,5%. L’Usib propose une baisse des taux et un relèvement des plafonds: 2% dans la limite de 500.000 dirhams et de 4% au-delà. Cette requête est motivée par le renchérissement du prix de l’immobilier et une baisse des taux «faciliterait l’accès au logement». Autre revendication: l’extension de la retraite complémentaire aux cadres «classe 7». Actuellement, seules les catégories supérieures y ont droit. Cette «complémentaire» a été mise en place sur demande des cadres de la banque (grade 8), en 2001, au lieu d’une augmentation salariale. Cette couverture vient en sus des retraites CNSS et CIMR. L’Usib est également pour une augmentation des taux de cotisations à cette complémentaire. Elle propose de doubler les niveaux des cotisations salariale et patronale aujourd’hui à 1,5% chacune. La réponse à cette panoplie de revendications sera connue durant cette semaine. Le GPBM se charge d’effectuer les simulations financières nécessaires.


    Mise à jour de la convention

    Des ajustements ont été introduits dans la convention collective du secteur bancaire pour se conformer au code du travail. C’est le cas des congés évènements plus favorables dans la législation du travail. Le volet sanction a été revu. Les conditions mises en place par le code du travail sont plus favorables aux salariés. Exemple: les pénalités pécuniaires ont été supprimées de la convention que le Groupe Banque Populaire et le Crédit Agricole n’ont pas ratifiée. «En cas de mise à pied, on ne peut pas prélever plus de 8 jours sur le salaire. Le code du travail l’interdit», indique Amal Amri, membre fédéral de l’Usib. Dans la convention, la «procédure d’écoute» des parties en conflit en cas de sanction est introduite et le recours à une commission paritaire a été maintenu. «Le comité d’hygiène et de sécurité ainsi que le comité d’entreprise sont créés dans les banques». Concernant les indemnités de licenciement, les banques vont maintenir le système prévu dans la convention et celui du code du travail. Le calcul de l’indemnité s’effectuera selon les deux systèmes. Et le salarié aura droit à l’indemnité la plus avantageuse. K. M.

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