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    Electricité: La France s’aligne sur le rapport de l’AIE

    Par L'Economiste | Edition N°:3334 Le 05/08/2010 | Partager

    . Les tarifs augmenteront en moyenne de 3,4% dès le 15 août. C’est la fin d’une situation exceptionnelle en Europe Le coût de l’électricité va augmenter en France de 3,4% en moyenne dès le 15 août. Sur ce, les particuliers seront touchés à hauteur de 3%, les artisans et professions libérales de 4%. Pour les PME-PMI et les grandes entreprises la hausse est de 4,5% et 5% respectivement.Cette augmentation des tarifs réglementés devrait provoquer un bond de 950 millions d’euros du bénéfice brut d’exploitation d’EDF sur les 12 mois à venir, estime John Honoré, analyste à la Société Générale, dans une note.Le gouvernement, quant à lui, estime que cette évolution prend en considération «l’augmentation du rythme des investissements dans les réseaux et le parc de production». Ceci tout en maintenant des prix «très compétitifs» pour les consommateurs français. Il faut bien noter que les tarifs de l’électricité en France sont inférieurs de 25 à 35% à la moyenne européenne. Une modicité qui mettrait en péril le développement de la nouvelle capacité nucléaire française, estiment les experts de l’AIE. Le renchérissement des tarifs de l’électricité devrait concerner 28,5 millions de clients particuliers et 4 millions d’entreprises, soit 94% des consommateurs français. «L’année dernière, la facture avait déjà augmenté en moyenne de 2,3%», relève le Figaro.«Relativement forte, la hausse est pourtant loin de répondre aux attentes d’EDF. L’an dernier, l’ancien PDG Pierre Gadonneix avait estimé nécessaire de procéder à une hausse des tarifs de 20% sur les trois ou quatre ans à venir. Cette déclaration avait eu un retentissement médiatique et avait coûté son poste au dirigeant», rappelle le journal français Les Echos. En effet, cette nouvelle hausse des prix de l’électricité n’est que la suite des recommandations de l’Agence internationale de l’électricité (AIE) récemment publiées dans son rapport (www.leconomiste.com). Le gouvernement tente donc de rapprocher le prix de l’électricité de son coût réel. Dans son rapport, l’AIE s’inquiétait donc de la faiblesse artificielle des prix de l’électricité en France. En revanche, l’AIE a salué le projet de loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), actuellement en discussion au Parlement. Il va, en fait, obliger EDF à céder, à prix coûtant, jusqu’à un quart de la production d’électricité de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie…). Selon des hypothèses de travail de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette loi pourrait provoquer une hausse des tarifs de 11,4% puis de 3,5% par an, soit jusqu’à 25% d’ici à 2015.M. Az.

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