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    Electricité: La France épinglée par l’AIE

    Par L'Economiste | Edition N°:3331 Le 02/08/2010 | Partager

    . L’agence prône une libéralisation accrue du marché. Celle-ci passera par des prix reflétant la réalité des coûtsL’AGENCE internationale de l’énergie (AIE) épingle la politique énergétique de la France. L’agence prône une libéralisation accrue du marché, qui passera par des prix reflétant la réalité des coûts. En clair, les tarifs devront augmenter. C’est l’une des recommandations que l’AIE a publié dans un récent rapport. L’Agence met en question le système français de tarification. Un système jugé «monopolistique». C’est presque le même modèle au Maroc. Tout passe par EDF en France et l’ONE pour le Royaume. L’Office n’a pas la liberté de ses mouvements puisque c’est l’Etat qui fixe les tarifs. L’électricité aux particuliers est subventionnée. Le problème de sous facturation est posé également. Pour l’AIE, les tarifs régulés, aussi bien pour les ménages que les clients industriels ne pourront pas perdurer. S’ils ne reflètent pas les coûts, les tarifs régulés créent une «distorsion de marché». Le tarif pratiqué en France ne reflète pas le coût, très lourd, de mise en place de nouveaux réacteurs nucléaires, le développement des 58 réacteurs d’EDF ayant été largement pris en charge par l’Etat. Dans ce contexte, l’AIE applaudit la loi Nome, adoptée le 15 juin par l’Assemblée nationale et encore en examen par le Sénat, qui donnera accès aux concurrents d’EDF à une partie de son électricité d’origine nucléaire. Le tarif, objet d’une bagarre entre EDF et ses concurrents, sera déterminé par la Commission de la régulation de l’électricité (CRE). Le rapport souligne par ailleurs la faiblesse du système français pour faire face aux pics de demande d’électricité et rappelle le risque de pannes dans certaines régions (Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur). Un risque accru par la «faible disponibilité» du parc nucléaire, qui, en 2008, a tourné à moins de 80% de ses capacités en raison de divers incidents. L’AIE s’est intéressée également à l’accès des plus démunis à l’électricité. Fin 2009, 800.000 foyers bénéficiaient des tarifs sociaux pour l’électricité, et 400.000 pour le gaz. Or, les foyers éligibles seraient au nombre de 2 millions et 1 million respectivement. L’AIE reproche au gouvernement d’informer insuffisamment sur ces tarifs aidés qui ont coûté à l’Etat 90 millions d’euros. Elle recommande d’en simplifier l’accès, trop bureaucratique. Enfin au sujet des énergies renouvelables, le rapport pointe la lourdeur des procédures administratives pour implanter des éoliennes.F. Z. T.

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