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    Dounia Hôtels réintègre le Palais des Congrès

    Par L'Economiste | Edition N°:923 Le 25/12/2000 | Partager

    . La Cour d'Appel du Tribunal de Commerce a avalisé le plan de continuation de la chaîne en concurrence avec ceux de Risma et Arbel. Dès maintenant, le groupe reprend la gestion opérationnelle du Palais des Congrès et du Mansour Eddahbi. La CIH deviendra majoritaire dans le tour de table de Dounia après la capitalisation d'une partie de sa créanceLe rideau est tombé sur l'interminable affaire du complexe du Palais des Congrès et de l'Hôtel Mansour Eddahbi qui a opposé Dounia Hôtels à son créancier principal et néanmoins partenaire, le CIH. La décision prononcée jeudi dernier par la Cour d'Appel du Tribunal de Commerce de Marrakech, avalisant le plan de continuation de Dounia Hôtels avec l'appui décisif du CIH, marque l'épilogue de cette saga judiciaire commencée il y a tout juste trois ans. Le jugement du 20 avril dernier qui avait associé Dounia Hôtels à Risma (Accor) est cassé. Le juge a ordonné la réhabilitation et le rétablissement du groupe Dounia dans ses droits, ses titres et patrimoine, jubile son président, M. Abdelhadi Alami. Dounia Hôtels retrouve donc un endroit dont il avait été évincé le 5 mars 1998, suite à l'exécution de la mise en possession au profit du CIH.A l'heure où nous mettions sous presse, les parties concernées n'avaient pas encore reçu notification du jugement. Mais quelques points ont néanmoins filtré sur ses grandes lignes: Dounia Hôtels dispose de 8 jours pour régler le petit passif, et dans un délai de 30 jours, le groupe devra avoir trouvé des arrangements avec les autres créanciers, auxquels il doit un montant de 474 millions de Dirhams. Aux bailleurs de fonds dont les créances n'ont pas encore été reconnues ou qui font encore l'objet d'expertise, le juge a accordé vingt-quatre mois au groupe de M. Alami pour y «mettre de l'ordre«. A noter que le jugement est exécutoire immédiatement et, selon bien des experts, définitif, car en matière commerciale, l'appel est souvent la dernière étape du moins sur le fond. La cassation ne se prononce en général que sur la forme. Dounia comme son partenaire, le CIH, ne perdront pas le temps. Dès cette semaine, les deux parties se mettront au travail afin de définir les modalités pratiques de la reprise de gestion. Les choses vont aller très vite, confie M. Alami qui pronostique même que Dounia reprendra la gestion dès le 5 janvier prochain, le temps d'organiser la «passation des pouvoirs« avec Accor, gestionnaire actuel du complexe du Palais des Congrès et du Mansour Eddahbi. L'appui du CIH qui a garanti le total du passif dans le plan de continuation de Dounia s'est avéré décisif malgré la concurrence des offres faites par Arbel et Risma (Accor). La banque craignait par-dessus tout, «que par le jeu de procédures judiciaires, Accor ou Arbel se retrouvent avec le contrôle de Dounia Hôtels sans avoir misé un seul Dirham«. Actionnaire-fondateur de la chaîne, le CIH a obtenu la reconnaissance de la totalité de sa créance par Dounia Hôtels. Une partie sera d'ailleurs capitalisée afin de monter sa participation dans le tour de table (les milieux d'affaires casablancais parlent de 70% du capital). Ce qui est certain, c'est que le CIH détiendra la majorité du capital. Ce qui ne semble pas du tout gêner M. Alami qui se garde bien de se prononcer sur ce sujet: «Peu importe la part qui me reviendra«, dit-il, «ce qui m'intéresse, c'est le développement du groupe Dounia«. Et d'annoncer déjà l'éventualité d'une entrée à la Bourse dès l'année prochaine. Lors d'une récente conférence commune avec le PDG du CIH, M. Alami avait affirmé qu'il était dorénavant dans une logique d'ouverture et qu'il voudrait faire sauter le caractère familial à son groupe. En tous les cas, Dounia et le CIH vont créer une société d'ingénierie et de conseil en gestion hôtelière. Et par la suite, ils feront appel à une société qui prendra en charge la gestion du complexe des Palais des Congrès et du Mansour Eddahbi «selon les conditions réelles du marché«. Une manière de dire que celles d'aujourd'hui ne le sont pas. Au siège du CIH à Casablanca, le dénouement définitif de cette affaire soulage les responsables. La banque pourra dorénavant se concentrer sur la restructuration dans laquelle elle est engagée depuis deux mois. C'est une excellente chose que ce dossier ait abouti de cette manière judiciaire et sur la base d'un compromis entre les deux protagonistes«, se félicite M. Khalid Lahbabi, directeur chargé du Recouvrement et du Conseil Juridique. Pour lui, cette solution constitue un signal fort à l'égard d'autres débiteurs du CIH. Sans la citer nommément, c'est la chaîne Salam Hôtels qui est visée. La banque dit privilégier désormais une approche fondée sur le règlement à l'amiable dans le contentieux avec ses clients. Reste Accor, entré au Mansour Eddahbi en janvier 1999 et qui aura fait de ce complexe un des pivots de son implantation au Maroc. Au CIH, il est précisé que les portes sont ouvertes à tout le monde, «mais à condition que la transaction se déroule selon les réalités et les conditions actuelles du marché«. L'affaire Dounia Hôtels aura constitué la première application grandeur nature du nouveau dispositif de prévention des difficultés des entreprises prévu dans le Livre V du Code de Commerce. Les équipes des avocats du CIH et de Dounia Hôtels conduites respectivement par Me Amin Chérif et Abderrahmane Fakir peuvent aller fêter la fin de Ramadan tranquillement.Abashi SHAMAMBA

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