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    Politique

    Discours du 20 Août
    Autonomie du Sahara, régionalisation avancée, principaux axes

    Par L'Economiste | Edition N°:3345 Le 23/08/2010 | Partager

    . Vers une charte de déconcentration . Transférer aux régions, attributions et ressources financières «L’obstination des ennemis de l’intégrité territoriale ne fera que conforter le Maroc dans sa marche vers la démocratie et le développement». Claire, nette et précise. L’affirmation est de SM le Roi Mohammed VI qui a également souligné dans un discours adressé vendredi dernier à la Nation, à l’occasion du 57e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, que «les droits de la citoyenneté ne peuvent être conçus ou exercés que dans le cadre du respect du droit suprême de la Patrie à l’unité et à la souveraineté».L’intégrité territoriale et la proposition marocaine d’autonomie au Sahara ont ainsi été au centre du discours royal. Le Souverain a, encore une fois, rappelé qu’en «tête des initiatives audacieuses, marquant un tournant décisif dans l’Histoire contemporaine de notre pays, figure la proposition conférant une autonomie aux provinces du Sud…». N’en déplaise aux ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, l’autonomie est désormais l’unique alternative pour mettre fin à un conflit qui dure depuis 35 ans. Certes, le Maroc a déjà fait beaucoup de concessions; mais sans avoir de répondants en retour de la part de ceux-là même qui bloquent tout le processus de règlement politique et définitif de cette question. En revanche, la communauté internationale a applaudi ces efforts. D’ailleurs, le Souverain a fait remarquer dans son discours qu’à mesure que s’accroît le soutien international en faveur de cette initiative courageuse, reconnue par l’ONU comme étant sérieuse et crédible, «nos adversaires persistent dans leurs manoeuvres désespérées visant vainement à l’entraver et à torpiller la dynamique prometteuse qu’elle a enclenchée en vue du règlement définitif tant souhaité, aux niveaux international et régional, de ce différend artificiel». Mais l’obstination des ennemis de notre intégrité territoriale, si forte soit-elle, ne fera que nous conforter dans notre détermination à poursuivre notre marche vers la démocratie et le développement, avec toute la fermeté, la vigilance et la mobilisation nécessaires, a dit SM le Roi. La régionalisation avancée et la large déconcentration ont été au centre de l’autre partie du discours royal. SM le Roi a, d’ailleurs, invité le gouvernement à s’atteler à l’élaboration d’une charte de déconcentration prévoyant essentiellement le transfert aux régions, des attributions et des ressources humaines et financières nécessaires. Car, il ne peut y avoir de régionalisation dans le cadre de la centralisation. La régionalisation avancée et la large déconcentration ont pour finalité ultime d’imprimer une forte impulsion au modèle original de développement et d’organisation institutionnelle du Maroc. «C’est pourquoi, a dit SM le Roi, nous avons constamment œuvré pour ouvrir la voie à la concrétisation de ce choix stratégique qu’est le Maroc unifié des régions. Nous nous y employons à travers les chantiers de développement humain et durable que Nous conduisons, par le biais des ambitieux plans sectoriels nationaux à composante régionale que Nous mettons en place, et au moyen des infrastructures dont Nous dotons le pays». «Il s’agit d’un tournant historique dans le processus d’émancipation de notre pays en matière de développement, puisque, outre une ouverture accrue du Maroc sur le monde et une plus grande synergie entre ses régions, il a été possible de désenclaver les zones reculées et marginalisées, et de mettre un terme définitif à l’adage colonial d’un Maroc utile et un Maroc inutile». Donc, un modèle de régionalisation qui devrait être issu des spécificités marocaines, englobant toutes les régions du Royaume, dont au premier chef les provinces du sud. Pour de nombreux observateurs, la régionalisation avancée est un pas vers le projet d’autonomie du Sahara. Mais, pour appliquer cette régionalisation, il faut d’abord définir les moyens nécessaires à la décentralisation, les prérogatives des dirigeants locaux, et le cadre de la solidarité entre les régions, soit une sorte de caisse de péréquation pour aider les localités les plus vulnérables. Et c’est pour cette raison que le Souverain a demandé au gouvernement d’activer l’élaboration d’une «charte de déconcentration». L’on veut apparemment hausser la cadence de la marche vers le développement. Et c’est tant mieux, de nombreuses régions continuant à manquer de financements et de projets leur permettant d’envisager l’avenir avec sérénité.Jamal Eddine HERRADI

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