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    Economie

    Diplômés chômeurs
    La fin de l’Etat employeur

    Par L'Economiste | Edition N°:3347 Le 25/08/2010 | Partager

    . Le public n’embauche plus . Encore faut-il en convaincre les étudiantsLa structure de l’emploi reste dominée depuis plusieurs années par les groupes de profession suivants: ouvriers et manœuvres agricoles et non agricoles, artisans et ouvriers qualifiés des métiers artisanaux, manutentionnaires et travailleurs des petits métiers. Les cadres supérieurs ne représentent que 1,9% de l’emploi en 2009 (1,6% en 2008) et les cadres moyens 4,5% (4,2% en 2008). Par ailleurs, dans le secteur public, l’emploi stagne. Il représentait il y a 10 ans 10,8% de l’emploi total. Il n’en représente aujourd’hui que 9,2%. L’emploi public, filière traditionnelle d’insertion des diplômés, c’est donc de l’histoire ancienne. Le désengagement progressif de l’Etat en tant qu’employeur des diplômés en plus de l’augmentation de l’offre, expliquent l’apparition et la persistance du chômage des diplômés. C’est ce qui a poussé les pouvoirs publics à réagir pour favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail. C’est le but du plan d’urgence de l’enseignement: multiplier et diversifier les filières professionnalisées. Et lorsque les besoins sont bien exprimés, l’université réagit. «Depuis qu’il y a des plans sectoriels, on commence à avoir une idées sur les besoins. Ce n’était pas le cas avant. L’université a longtemps souffert d’une non-expression des besoins», indique Rahma Bourqia. Certains diplômés chômeurs continuent de menacer, en usant de tous les moyens, reprochant au gouvernement de ne pas assumer sa responsabilité dans le problème de l’inadéquation de la formation donnée à ces lauréats par rapport aux besoins. L’Etat continue d’allouer des opportunités d’emploi dans son budget général pour éponger le cumul de plusieurs années d’un système d’enseignement supérieur défaillant. Le plan d’urgence de l’enseignement s’atèle justement à ce problème. Mais il faut aussi un changement de mentalités qui voient en la fonction publique une source de stabilité. «Nous notons un changement dans ce sens. Les étudiants ne cherchent pas quasi systématiquement la fonction publique», affirme Rahma Bourqia. L’Université contribue à ce changement à travers l’introduction de modules de création d’entreprises, de séminaires, des témoignages de chefs d’entreprise, des partenariats avec les associations professionnelles qui interviennent au niveau de l’encadrement... Le plan d’urgence qui a introduit la contractualisation a un objectif particulier, celui du suivi de ses lauréats et d’une meilleure insertion.  « Il s’agit de travailler sur la formation et augmenter le nombre d’étudiants dans les filières professionnelles », indique la présidente de l’Université de Mohammedia. Toutes les filières fondamentales ont été réformées avec une possibilité de choisir des options plus « professionnalisantes». Par exemple pour la filière histoire, plusieurs branches sont proposées: gestion du patrimoine, restaurations des archives… 


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    Les diplômés chômeurs sont surtout des 25-34 ans, qui arrivent tardivement sur le marché du travail du fait de longues études. Cette tranche d’âge représente 59% du total des chômeurs. Il y a par ailleurs beaucoup de femmes. Le taux de féminisation des chômeurs diplômés du supérieur est de 50,1% en 2008. Au niveau de la structure du chômage des diplômés, le supérieur (facultés - écoles et instituts) représente la plus grande part soit 47,3%. Parmi cette proportion, 45% sont issus de la faculté. La part des chefs de ménage parmi les chômeurs diplômés de niveau supérieur ne cesse aussi d’augmenter passant de 8,8% en 2005 contre 10,7% en 2008.J. K.

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