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    Enquête

    Des parcours différents, mais tous ont enseigné

    Par L'Economiste | Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

    · Les profils des membres de l'équipe GSM sont différents. Jeunes, moins jeunes. Certains sont très expansifs, d'autres plus discrets

    · Le fou du Net

    Titulaire d'un doctorat d'Etat de l'Université de Lille, Mohamed El Kadiri est directeur technique de l'ANRT depuis septembre dernier. Il avait occupé auparavant le poste de conseiller technique. Depuis 1986, il enseigne à l'Université Mohammed V à Rabat. Cet "amoureux fou de l'électronique a été vice-président du Département Ingénierie Electrique de l'Ecole Mohammadia. En 1995, il a été président du centre de recherche spéciale au sein de la même école. Il était chargé de superviser le dépouillement des offres techniques. "Nous avons pu dépouiller l'ensemble des offres en quatre jours. Nous étions limités par le temps. Si l'on avait tardé, les rumeurs circulant sur un éventuel appui politique n'auraient fait que s'amplifier", explique-t-il. Il faut dire que le cahier des charges était clair, une sorte de QCM. "Plus l'examen est bien préparé, plus il est plus facile à corriger pour l'enseignant".

    · Le sage
    C'est à Nice que Mohamed Benkamoun a obtenu son doctorat en télécommunications optiques et micro-ondes en 1988 et à Paris son master de technologie de communication.
    La quarantaine révolue, le directeur conseiller auprès de la Direction Générale, autant dire le bras droit de Terrab, a été la première personne recrutée au sein de l'ANRT après le DG. Il a démarré son parcours professionnel au Maroc en 1997 au sein du département du Premier ministre chargé des Nouvelles Technologies et Systèmes de l'Information.
    En France, où il a passé près de 13 ans de son parcours professionnel, il a été enseignant-chercheur au CNET (Université de Nice), chef de projet de télécommunications à SOCS (Paris), directeur de projets de sécurité et d'interconnexion de réseaux à Alcatel. Moins expansif que ses collègues, mais non moins motivé, il pense aussi que la licence GSM a été et restera la grande aventure. "Nous sommes partis de rien avec un objectif gigantesque: piloter un processus et lever le maximum d'incertitudes", raconte-il

    · Le benjamin
    Connu par les professionnels pour avoir été le fondateur et le premier président de la section marocaine d'Internet Society,
    Amine Mounir Alaoui est le plus jeune de l'équipe GSM (38 ans). Il est titulaire d'un doctorat d'Etat ès sciences appliquées de l'Ecole Mohammadia d'ingénieurs où il a également enseigné (d'intelligence artificielle). A l'ANRT, il occupe le poste de directeur des Technologies de l'information. Ce mordu de l'Internet a plusieurs activités dans le domaine: experts auprès de l'UIT, expert auprès du PNUD sur l'état des inforoutes au Maroc...
    En fin de compte, il se dit fier de cette opération. "Fiers qu'on ait opposé à ces différents experts et techniciens qu'étaient les candidats et aussi les représentants des banques conseil une équipe sérieuse et professionnelle qui n'avait rien à leur envier, souligne-t-il. Et d'ajouter: "A des moments, nous étions même mieux organisés qu'eux".

    · Le conseil juridique
    Incontestablement, il est le plus marrant. La cinquantaine, Omar Mouddani est professeur d'enseignement supérieur depuis 1981. Sa spécialité est le droit. C'est lui qui est derrière le règlement établi pour l'attribution de la deuxième licence GSM, la rédaction des cahiers des charges et des documents des appels d'offres internationaux, l'évaluation des aspects juridiques... A l'université, il a assuré plusieurs fonctions: membre de la commission de recrutement et de gestion du personnel enseignant de l'Université Mohammed V à Rabat, président de la commission pédagogique et scientifique du droit administratif, vice-doyen et directeur des études et des relations internationales...
    Il faut surtout l'écouter raconter comment à la veille de la remise des cahiers des charges aux candidats l'équipe s'apprêtait à passer une nuit blanche dans les locaux de l'ANRT, notamment pour les dernières retouches. "A 10 heures, on s'est aperçu que nous n'avions pas de papiers couleur pour la photocopie, et le comptable ne voulait rien savoir. J'ai presque dû lui faire violence pour qu'il change d'avis".

    Badra BERRISSOULE

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