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    Economie

    Départs volontaires
    Pourquoi l’administration n’a pas pu retenir ses cadres

    Par L'Economiste | Edition N°:2166 Le 07/12/2005 | Partager

    . Plus de la moitié des partants sont des échelles 10 et plus. Jettou reconnaît que les salaires étaient peu motivants. Une réforme en vueAprès les départs volontaires, le temps est au redéploiement des fonctionnaires et à la révision de la grille des salaires. Adoptés lors du Conseil des ministres du 23 novembre dernier, les décrets portant sur le statut général de la fonction publique et des conditions de promotion de grades obéissent à cet impératif. Ils sont actuellement soumis à l’appréciation du Conseil supérieur de la fonction publique, qui se tient du 8 au 10 décembre à Rabat. Objectifs: l’amélioration du système de gestion des ressources humaines, la modernisation des règles d’organisation et le renforcement de la déconcentration. Lors de la séance inaugurale de cette réunion, le Premier ministre, Driss Jettou est revenu à la fois sur les bienfaits de l’Intilaka et sur les mesures à même de lui apporter tout son sens. Pour lui, l’opération des départs volontaires, l’un des principaux axes de la réforme de l’Administration, a permis «de créer de nouveaux postes» et apporté «une dynamique nouvelle» tout en encourageant l’initiative privée. Le pari n’est pas gagné pour autant. Une gestion efficace de la fonction publique ne concerne pas uniquement le contrôle des nombres de subordonnés, «mais aussi la capacité de faire face aux dysfonctionnements auxquels certains départements sont confrontés», a déclaré Jettou. Parmi ces dysfonctionnements, figure le manque en cadres et compétences dont certains départements administratifs souffrent après l’opération. A lui seul, le secteur de l’enseignement a enregistré 33,8% des départs. Et plus de 48% des «partants» étaient concentrés sur l’axe Casablanca-Rabat. La solution, propose le Premier ministre, est dans le redéploiement, «à chaque fois que cette mesure est nécessaire et dans un cadre consensuel». Un cadre où l’intérêt de l’Etat est respecté et les conditions de motivation et de volontarisme des fonctionnaires sont remplies. Egalement au menu dans cette perspective, le décret portant sur les nouvelles règles régissant l’organisation des secteurs ministériels en rapport avec leurs services et administrations dans les régions. Pour Jettou, la finalité «est d’appuyer la déconcentration administrative, consacrer la politique de proximité et accorder de meilleurs services aux citoyens au niveau local».Autre dysfonctionnement, celui de la grille actuelle des salaires. Malgré les appréciables économies qu’Intilaka a permises, évaluées à plus de 5 milliards de DH par an, la perturbation des grilles des salaires est réelle. Plus de 53,6% des fonctionnaires ayant opté pour le départ volontaire sont ceux des échelles 10 et plus, c’est-à-dire des cadres. Pour palier cette situation, le gouvernement est «décidé à mettre en place une plate-forme sur la réforme du système de rémunération». Celle-ci serait «motivante, cohérente, transparente et axée sur le mérite et la rentabilité». A cette fin, le gouvernement s’attelle à la mise en place d’un système d’évaluation des fonctionnaires. La formation continue sera également de mise. A cela, s’ajoute la mise en place de nouveaux statuts pour les petits fonctionnaires, dont les grades de 1 à 4 seront supprimés. Des cycles de formation seront ainsi mis en place en faveur de cette catégorie. L’objectif est de la mettre à niveau afin qu’elle réponde aux «véritables besoins de l’Administration», a expliqué Jettou. Egalement parmi les mesures en préparation, la création de conditions nouvelles de travail. L’adoption, en juillet dernier, de l’horaire continu dans l’Administration et les collectivités locales, sera suivie de mesures d’accompagnement plus adaptées à ce nouveau système.Sur ce même registre, et dans un souci d’efficacité des services administratifs, le gouvernement a préparé un plan d’action pour la promotion de l’Administration électronique. Pour le Premier ministre, il s’agit de l’entrée principale vers la transparence de l’Administration et d’un facteur essentiel dans l’amélioration des relations avec le citoyen. Sans parler de la réduction des coûts et l’augmentation du rendement attendues d’une telle initiative. «Ce plan d’action est également un moyen de faciliter l’accès des citoyens aux services administratifs de base», a dit le Premier ministre. L’Administration, c’est également une question d’éthique. Sur ce registre, le gouvernement a établi un programme, assorti de mesures sectorielles, visant à la fois la lutte contre la corruption, la consécration de la transparence dans la gestion des marchés publics et la mise en place d’un système de contrôle interne. Les mesures adoptées dans la lutte contre les fonctionnaires fantômes s’inscrivent dans cette même démarche.Tarik QATTAB

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