Affaires

De nouveaux professeurs pour les MRE

Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

. Il s’agit de palier le déficit causé par les départs volontaires. Enseignement de l’arabe en Europe, les nouveaux défis Les départs volontaires ont aussi concerné une soixantaine d’enseignants de langue et de culture arabes affectés en Europe et en France plus particulièrement. Pour palier ces retraites anticipées, un nouveau dispositif est mis en place par la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger. 89 nouveaux enseignants ont été envoyés dans les différentes régions de l’hexagone. 26 postes ont été par la même occasion créés pour appuyer et renforcer l’action de la Fondation auprès des MRE. Le choix des professeurs est très rigoureux. Un bac + 4 en langue arabe une expérience de 10 ans sont requis. La maîtrise de la langue du pays d’accueil est aussi exigée. Outre la France, les Elco (enseignants de langue et de culture d’origine), sont affectés à travers tout le Vieux continent: Belgique, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Grande-Bretagne, Danemark et Norvège. Au total, cela représente quelque 550 enseignants «mais la demande des familles marocaines n’est pas encore totalement satisfaite, car cet enseignement connaît une grande affluence», indique Hala Hallaoui, chargé de communication. La Fondation est en train d’étudier la question d’envoyer d’autres professeurs. Le travail est également axé sur le perfectionnement du contenu de cet enseignement. Il faut signaler que le contenu pédagogique est très critiqué. Les manuels scolaires font également défaut. «C’est un chantier qui nécessite de grands efforts. La Fondation est en train de mobiliser pour trouver le budget», souligne les responsables.L’enseignement de la langue et culture marocaines se place dans le cadre d’une coopération bilatérale entre le Maroc et les différents pays d’accueil. Selon les pays et les établissements scolaires, l’enseignement peut être intégré, différé ou parallèle. Le premier, organisé au sein des établissements scolaires et dans le cadre des grilles horaires, nécessite la création de groupes d’accompagnement bilatéraux ou de groupes mixtes d’experts. Le second est également accueilli par les écoles mais nécessite l’organisation de cours supplémentaires. Enfin, l’enseignement parallèle est organisé par des associations. Dans quelques pays, cette dernière formule s’avère d’une grande importance. Aux Pays-Bas, par exemple, l’enseignement de la langue et culture arabes est difficilement intégré. En effet, au pays de la tulipe, «l’élève est Hollandais ou Marocain, pas les deux», explique une source proche du dossier. D’où l’importance de soutenir les associations locales pour la mise en place des cours de langue arabe particuliers.Ichrak MOUBSIT

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