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    Economie

    De la responsabilité partagée à la coopération active

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    L'affaire de la cocaïne pure échouée sur le littoral atlantique a montré la disposition marocaine à la coopération internationale. Les pays de la Méditerranée occidentale et les USA ont été associés dès le départ à l'enquête pour identifier les commanditaires et les destinataires.


    L'affaire de la Cocaïne, échouée sur les rivages de la cote atlantique, entre El Jadida et Casablanca, est fortement médiatisée. Settat n'a pas été épargnée. Une conférence de presse animée par M. Driss Basri, Ministre d'Etat à l'Intérieur, le 11 juillet, continue d'occuper une bonne part dans les journaux télévisés. La présence à cette rencontre avec la presse de M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi pour les affaires économiques, du général Housni Ben sliman ainsi que du staff du ministre confère à l'événement un relief particulier. La démarche est claire: l'importance accordée par le Maroc à cette affaire montre sa disposition et sa détermination pour une coopération internationale active, après que l'Europe ait épousé la thèse de «la responsabilité partagée». D'ailleurs, dès le 3 juillet, M. Basri a saisi ses homologues de la Méditerranée occidentale en leur adressant des «invitations» pour les informer des quantités de cocaïne pure récupérées sur le littoral atlantique. Il leur a fait part de la disposition «des autorités marocaines à accueillir le mardi 8 juillet à Rabat les représentants des services de lutte anti-drogue de pays européens pour enquêter ensemble sur l'origine de cette drogue, sa destination et les réseaux impliqués dans ce trafic».

    Par cette initiative, le Maroc a marqué un point dans la mesure où la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, l'Allemagne et les USA ont été sensibles à sa démarche. Ces pays ont en effet dépêché leurs experts au Maroc pour s'enquérir de la situation et l'état d'avancement du dossier de «la marrée blanche». Une réunion de travail avec M. Basri a permis aux experts «d'échanger les points de vue et d'envisager les moyens à même de permettre la mise en oeuvre de la coopération internationale en la matière». Selon le Ministère de l'Intérieur, ces experts ont exprimé la disposition de leurs services respectifs à fournir au Maroc toute l'assistance nécessaire en vue de cerner l'ensemble des aspects de l'affaire.

    Soutien de l'UE


    Le recours à la coopération internationale dans cette affaire est le produit d'un choix libre et souverain, a dit M. Basri. Il vise à insérer le pays dans les mécanismes internationaux en la matière. Il ne manquera pas d'accélérer la dynamique des réunions des ministres de l'Intérieur et de la Justice des pays concernés. Une conférence internationale pour traiter de la lutte contre le trafic de drogue, réclamée depuis une dizaine d'années par le Souverain, aura lieu au Maroc l'année prochaine. La date précise n'a pas été annoncée mais il est sûr que cette rencontre de haut niveau sera placée sous l'égide des Nations Unies.
    Le Maroc multiplie les initiatives et tient à montrer qu'il est partenaire sérieux, a indiqué le ministre. Pour le soutenir dans son combat contre la drogue, l'Union Européenne avait promis de mobiliser des fonds destinés au développement des provinces du Nord. M. Basri reconnaît qu'à titre bilatéral des pays tels que la France, l'Espagne et l'Italie avaient fourni quelques efforts en apportant leur contribution. «Nous attendons l'UE», a dit en substance le ministre.

    Quant au sort réservé à ces grandes quantités de drogue dure, la coopération est également la règle pour la destruction. Cette dernière se fera sous contrôle international et en associant les spécialistes européens. M. Basri a assuré que le Maroc n'a jamais été une plaque tournante. Il est victime de cette marrée blanche. Les six tonnes de cocaïne pure larguées au large des côtes à partir de la mi-juin et échouées vers la fin du mois étaient destinées au marché européen. Selon les experts, ces grands sacs de neige pouvaient assurer la consommation européenne pendant deux ans. Quant à sa valeur marchande, le ministre a expliqué qu'il était fastidieux d'avancer un montant puisque la valeur ajoutée de cette drogue pure varie de 1 à 10. Difficile donc de donner des chiffres.

    Mohamed CHAOUI

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