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    Affaires

    Crédit à la consommation: La centrale de contentieux voit enfin le jour

    Par L'Economiste | Edition N°:910 Le 06/12/2000 | Partager

    . Figurant parmi les chantiers lourds du secteur, la base de données sur les incidents de paiement est toujours en période d'essai . Les clients deviennent contentieux à partir de 9 impayés. Le fichier contentieux fera désormais partie des conditions d'octroi d'un créditAvis aux mauvais payeurs. Les sociétés de crédit à la consommation ont désormais leur centrale de contentieux. L'expérience en est toujours à sa période d'essai. Une fois le système rôdé, la centrale va démarrer officiellement, est-il indiqué auprès de l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement). La prévention des risques de non-paiement passe par la constitution d'une banque de données. C'est un système qui s'inspire de l'archive judiciaire. Les antécédents du client sont ainsi conservés et serviront à apprécier sa solvabilité. Pour l'heure, la base de données est centralisée et traitée au niveau de l'APSF de façon traditionnelle. Les membres établissent des déclarations qu'ils envoient à l'APSF, qui centralise à son tour et intègre les nouvelles données. La mise à jour s'effectue de façon mensuelle et la liste est de nouveau adressée aux différents membres sur support magnétique (disquette) pour consultation automatique du fichier. La solution de transmission par Internet n'a pas encore été adoptée. L'essentiel, selon l'APSF, est de s'assurer que tous les membres jouent le jeu et que la discrétion soit garantie. D'ailleurs, le code de déontologie visant à réglementer les relations entre sociétés et clientèle interdit à chaque membre de communiquer à un tiers le nom d'un client qui figure sur la liste de la centrale. «Une fois le sytsème rôdé, le passage sur Internet sera plus facile«, est-il souligné.D'un commun accord, les sociétés de crédit ont fixé à 9 impayés le seuil à partir duquel un client intègre le fichier des contentieux. Seulement, chaque société est libre de choisir ses clients litigieux, selon le montant de la traite et du crédit. «C'est à la société de juger en attendant le règlement du problème de classement des créances en souffrance«.Quelques semaines après le démarrage de la période d'essai, la centrale apporte plus de transparence sur le marché et a activé les recouvrements des sociétés de crédit. Fini le problème de papillonage et non-règlement des créances, le fichier contentieux fera dorénavant partie des conditions essentielles pour l'octroi d'un crédit. «Chaque société de crédit devra absolument constater les états contentieux avant d'accorder le crédit«, souligne un intervenant. La mise en place d' une centrale de contentieux est l'un des dossiers lourds que le secteur traîne depuis des années. Mise en chantier depuis quelques années, la centrale a été reportée à plusieurs reprises. Un appel d'offres a été lancé en mars 1999 auprès d'une demi-douzaine de prestataires. Cette base de données sur les incidents de paiement est un système qui a fait ses preuves au niveau international. Son objectif est de renseigner ses adhérents, membres de l'APSF, sur les antécédents des demandeurs de crédit qui s'adressent à eux.


    Ce qu'a fait l'APSF

    Depuis le début de l'an 2000, l'APSF a activé plusieurs chantiers et proposé conjointement avec les autorités de tutelle des solutions adaptées au secteur. Arrive en tête l'adoption du plan comptable des établissements de crédit en partenariat avec Bank Al-Maghrib. Parallèlement, des efforts ont été consentis pour lutter contre le surendettement des fonctionnaires. Les pourparlers avec la DRPP (Direction de la Rémunération et du Paiement des Pensions), ex-DOTI, ont réduit ce phénomène. Des réunions régulières entre la Direction et les professionnels ont abouti à un relèvement du seuil de salaire préservé à 1.000 DH. De même, une base de données établie conjointement a mis fin à toute tentative de papillonage des emprunteurs entre les sociétés de crédit.Y. M.

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