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    Courrier des Lecteurs

    Crédit: -0,78% sur le taux maximum

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Au cours du premier semestre, le taux moyen pondéré débiteurs s'est rétréci de près de 0,5 point, entraînant la baisse du taux maximum. Dans le même sens, il est attendu une décrue des taux de base bancaires. L'annonce serait imminente.


    Le TEG (taux effectif global) appliqué en matière de prêt par les établissements de crédit est ramené à 19,63% HT contre 20,42 précédemment. La décision est entrée en vigueur le 1er octobre. Cette baisse résulte de la stricte application de l'arrêté du Ministère des Finances déterminant le taux maximum des intérêts convention-nels des établissements de crédit publié dans le BO du 17 avril 1997.
    D'après ce texte, le TEG, qui tient compte des intérêts, des frais, commissions ou rémunérations liés à l'octroi du crédit, ne doit pas dépasser 70% le taux d'intérêt moyen pondéré pratiqué par les établissements de crédits au cours du semestre précédent. Le même texte précise que «le taux maximum des intérêts conventionnels relatifs à un semestre donné ne doit être pris en considération que pour les seuls prêts accordés au cours du même semestre». De plus, «les dispositions s'appliquent aussi bien aux prêts à taux fixes qu'à ceux à taux variables» .
    Tous les semestres, Bank Al-Maghrib est ainsi appelé à calculer le TEG et le porter à la connaissance des établissements de crédit. En pratique, un nouveau taux est publié tous les 1ers avril et octobre. Le taux applicable du 1er avril au 30 septembre est fixé sur la base des données relatives au deuxième semestre de l'année antérieure. Celui courant entre le 1er octobre et le 31 mars résulte des données du premier semestre de l'année. Le prochain changement est donc attendu pour avril 1998.

    Mise à niveau


    En attendant, il convient de souligner que les établissements de crédit, plus particulièrement les banques, ont sensiblement atténué les conditions d'octroi de prêt, du moins pour ce qui concerne le coût de l'argent. Au cours du premier semestre de l'année en cours, le taux moyen pondéré a reculé de 0,46 point à 11,55%. Ce qui explique l'évolution du TEG
    Ce reflux peut être interprété comme la conséquence de la timide concurrence qui s'est installée. Mais dans le même temps les taux de base n'ont pas bougé d'un iota. Depuis la derrière réunion du CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne), autorités monétaires et entreprises attendent un geste des banques. M. Othman Benjelloun, président du GPBM avait bien fait une promesse. Elle sera sans nul doute tenue. Pour nombre de spécialistes, les conditions d'une telle évolution sont tout à fait réunies(1).
    De sources concordantes, «la publication d'une nouvelle grille est imminente». La décision serait déjà arrêté. Selon un haut cadre d'une banque de la place, la baisse prévue est de 0,5 point, cadrant avec les pronostics de quelques financiers (0,5 à 0,75 point). Si c'est le cas, le court terme passera à 9,25%, le moyen terme à 10%, et le long terme à 10,75%. Pour l'export, le taux devrait descendre à 8,25%, compte non tenu de la discount de 0,5 point déjà recommandé par le GPBM. Il convient également de souligner que les banques avaient été incitées à accorder des bonifications sur les crédits d'investissement.

    Au niveau du siège du Groupement, les responsables administratifs sont «éternellement» en réunion. Il est par conséquent difficile de se fixer sur une date et l'ampleur de la baisse. De toute manière, elle sera bien accueillie par les entreprises toujours préoccupées par le financement de la mise à niveau. Malgré les aides prévues de l'UE et dont l'utilisation et les modalités d'octroi ne sont toujours pas définies, les entreprises devront elles-mêmes chercher des ressources. Pour l'essentiel, elles ne peuvent compter que sur les banques locales, compte tenu de leurs limites quant à l'accès au financement extérieur.
    Pour l'heure, ces banques sont en train de faire les comptes. Une baisse de 0,5 point des taux devrait se solder par un manque à gagner supérieur à 600 millions de DH sur une année, étant donné qu'une compression des taux créditeurs, notamment pour les DAT qui continuent de courir, ne peut se faire dans l'immédiat.

    Alié Dior NDOUR

    (1) Voir L'Economiste N° 295.

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