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    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    Crise de l’immobilier au Maroc
    . Baisse des transactions et hausse des prix!Depuis plusieurs années, l’immobilier au Maroc a connu un boom extraordinaire. Le nombre de transactions a connu une augmentation vertigineuse et avec lui les prix d’acquisition. En l’espace de 5 ans, le prix au m² a plus que doublé dans la majorité des villes du royaume et principalement dans la métropole. Cette augmentation vertigineuse a poussé les acheteurs a accélérer leur processus d’achat de peur que les prix n’augmentent encore plus et éviter ainsi le pire. Elle a aussi encouragé les gens ayant des économies à spéculer dans l’immobilier. Cette spéculation leur permettait une plus-value annuelle de plus de 20% qui est un niveau de rentabilité mieux que n’importe qu’elle autre activité et sans avoir à faire face à des contraintes de gestion quelconque. Poussés par la même envie de gain sûr et rapide, beaucoup d’investisseurs se sont reconvertis à la promotion immobilière et ont pu réaliser des marges plus que confortables au détriment du citoyen moyen mais aussi au détriment des autres secteurs. Réfléchir à une activité industrielle ou manufacturière dans ces conditions de cherté de l’immobilier et du foncier serait synonyme de suicide.Réellement, ce qui au début paraissait comme étant un bon signe de progrès et d’évolution était un signal d’alarme que l’économie est fragile et menacée d’agonie. Les autorités aveuglées par les rentrées dans la caisse d’état grâce à ces transactions ne peuvent bien sûr pas voir cette réalité du même oeil. S’ajoute à cela le fort lobbying opéré par les intervenants dans ce secteur. Aujourd’hui, après la crise mondiale qui a frappé de plein fouet les plus grandes économies mondiales et qui a fait éclaté les bulles spéculatives partout dans le monde, on s’est obstiné à crier que le Maroc est épargné par la crise, que notre économie est en bonne santé, et juste après que la crise est derrière nous.Le Maroc est le seul pays au monde ou l’on peut parler en même temps de baisse des transactions immobilières et de hausse des prix en conséquence! la baisse des prix s’explique par plusieurs raisons:1- Les banques ont augmenté les taux par mesure de prudence et par manque de liquidité;2- Les citoyens n’ont tout simplement plus d’argent en cette période de vaches maigres. Les salaires ne bougent pas et les commerces ne sont plus rentables comme avant et l’économie est stagnante;3- Pareil pour les MRE qui eux aussi souffrent de chômage et de difficultés financières dans leurs pays de résidence.La hausse des prix dont on parle n’a qu’une seule explication: c’est la fuite vers l’avant. Au lieu de reconnaître qu’il y a une crise et d’agir en conséquence en revenant à un niveau de prix correcte. Les promoteurs s’obstinent à faire croire au gens que les prix vont encore augmentés (jusqu’où? jusqu’à quand??). On joue sur le facteur psychologique du consommateur en faisant croire au gens que le foncier est en manque. Ce qui n’est pas du tout vrai. La ville de Casablanca se situe sur la plaine sans aucune contrainte géographique à son expansion. De plus, combien de terrains sont encore libres à l’intérieur de la ville et combien de zone villa qui peuvent être converties en zones immeubles.Afin de remédier à cela, et attendant que l’Etat bouge en adoptant de vraies mesures, la solution est entre les mains du consommateur. Il faut tout simplement arrêter de paniquer et refuser d’acheter un bien qui ne répond pas aux critères de qualité, de proximité et de prix uniquement parce que les prix «risquent» d’augmenter. Il faut avoir le courage de dire «NON, je refuse d’être arnaqué».Adil. G.. BazarLa pratique du noir, du dessous de table, de l’usage du faux dans la déclaration fiscale… sont connus de tous tellement ils sont flagrants, notamment des officiels du secteur! Si personne n’intervient dans ce sens, c’est qu’il y a un problème. Il ne faut donc pas s’étonner qu’on laisse faire, qu’on fait semblant de ne pas voir où qu’on ne veut pas faire, parce qu’il y a des «proches» dans le «Bazar».I. O.. La poule aux oeufs d’or!Il faudrait que l’Etat fasse quelque chose pour réguler le marché et combattre le «noir» qui n’apparaît dans aucune comptabilité. Même la comptabilité nationale qui devrait refléter l’état du patrimoine immobilier national, sinon le ministère des finances naviguerait sans repères. Par ailleurs, à trop tirer sur la «poule pondeuse» on risque de la tuer. B. N.

    . Les femmes et le droit du travailDans L’Economiste du 18 août 2010, j’ai lu que le conseil de gouvernement prépare des « arrêtés dont un fixant la liste des travaux interdits aux mineurs, aux femmes et aux handicapés ». Je suis personnellement choquée que la femme soit comptée parmi les mineurs et les handicapés. A mes yeux, cette interdiction, pour quelque travail que ce soit, est illégale, voire inconstitutionnelle. Illégale parce que la volonté est libre et cette liberté est reconnue par le droit commun qui fait la distinction entre les majeurs et les mineurs ou simples d’esprit, mais reconnaît la pleine volonté à tout individu (dont la femme). Sur le plan constitutionnel, il faut rappeler à notre Premier ministre qu’il lui est interdit par cette loi suprême de retirer à un individu la liberté «d’entreprendre», même des travaux d’Hercule. En effet, l’Art. 15 de la constitution dispose que: «le droit de propriété et la liberté d’entreprendre demeurent garantis». «La loi peut en limiter l’étendue et l’exercice si les exigences du développement économique et social de la Nation en dictent la nécessité». Le texte est clair: seule la loi et non l’arrêté du premier ministre peut, dans certaines conditions, limiter et non exclure ou retirer totalement cette liberté. Il n’est même  pas nécessaire d’apprécier cette décision du conseil du gouvernement par rapport à la constitution car l’appréciation des «exigences du développement économique et social de la Nation» n’appartient pas au Conseil du gouvernement mais au Parlement (à la loi).H.C. Juriste à Casablanca. Le budget: Complot du silenceJe suis préoccupée par le peu de cas que l’on fait des enjeux budgétaires. Le gouvernement, aussi bien Youssoufi, que Jettou ou El Fassi, a perdu le contrôle des dépenses de l’Etat, contrôle qui est pourtant le premier devoir du gouvernement digne de ce nom. Avez-vous noté que les charges de compensation sont passées de 2% du PIB à plus de 5% l’année dernière. Et notre ministre Mezouar s’abstient prudemment de dire à combien cela va être cette année. Et l’année prochaine ? C’est un complot du silence que je n’aime pas du tout car ces charges sont vraiment insupportables au moment où le Maroc a besoin de continuer ses grands chantiers.Anouar Z. Fonctionnaire Rabat

    Pauvreté: Nouvelle polémique en vue
    . Les ménages redoutent une reprise de l’inflationJe ne sais pas comment procède le HCP et de quelle méthode il fait usage pour arriver à ces résultats. Tout ce que je sais, c’est qu’en un an, j’ai reçu 3 visites de jeunes filles ou dames qui se présentaient comme travaillant pour le HCP, avec des formulaires HCP, mais qui se sont limités à savoir qui vit avec moi, si ces personnes travaillent ou étudient et quels sont leurs salaires? Tirent-elles elles-mêmes les conclusions quant à l’angoisse, aux craintes? Je ne sais pas.I. M. . MéthodologieCertes, la méthodologie multidimensionnelle, qui intègre d’autres indices sociaux liés à la scolarisation, santé et accès aux denrées essentiels comme l’eau et l’électricité, sera plus raisonnable que la méthode basée seulement sur le revenu pour déterminer le seuil de pauvreté. Cette dernière méthode peut être appliquée dans les pays qui ont aboutit à la généralisation des services de base ou dans les pays qui appliquent des mesures particulières pour garantir cette généralisation. Chez nous, les catégories les plus déficitaires en matière des services cités ci-dessous ne bénéficient pas d’un traitement spécial, à l’exception de quelques initiatives timides, pour se baser seulement sur le revenu. J’ai aussi une remarque relative à l’emploi d’un seuil fixe de revenu (par exemple 2 dollars par jour) pour l’ensemble des pays. Il faut utiliser un seuil qui prend en considération le coût de la vie qui varie d’un pays à l’autre.R. C. . Oxford/PnudNous nous demandons quelle va être la réaction du HCP et du ministère des Affaires étrangères une fois les résultats de cette nouvelle méthode de mesure de la pauvreté rendus publics? Effectivement, au Maroc les inégalités sont devenues telles que les officiels se défendent d’en être à l’origine? Il est temps de se poser la question: en 1956, le Maroc comptait 10 millions d’habitants environs, en 2010, 15 millions de Marocains dont les 2/3 sont des ruraux vivent dans la pauvreté. A quoi sert-il donc pour nos parlementaires, nos ministres, nos walis, nos gouverneurs, nos caïds, nos hauts fonctionnaires de vivre dans le luxe au moment où une grande majorité de marocains vivent dans la misère? Dans un pays démocratique, tout ce beau monde aurait été remercié, congédié.... Après le chantier des grands travaux, voici venu celui de la régionalisation. Une proportion de juristes marocains a-t-elle jamais été au service de l’intérêt général? L’exécutif et le parlement grouillent de juristes, voilà les résultats? A. Z.

    . La déclaration de patrimoine ne suffit pasLa déclaration de patrimoine ne suffit pas. Il faut se doter d’un mécanisme efficient de contrôle et de révélation des infractions et de mauvaise gestion de l’argent publique. Je demande pourquoi les autres institutions sont épargnées: autorités, sécurité, communes, administrations et même les associations civiles qui reçoivent des aides pour concrétiser leurs programmes. La moralisation de la vie publique doit concerner l’ensemble des activités: politique, économique et sociale.C. R. . Les syndicats sont incorrigiblesLes syndicats ne sont actuellement que des manipulateurs. Aucun sens de la responsabilité ou du bien être des salariés. Il faut être dupe pour continuer à les croire ou les suivre. Ils détruisent et ne sont en aucun cas constructifs. Ils sont à la recherche de faveurs des employeurs seulement.S. A.

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