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    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3334 Le 05/08/2010 | Partager

    Collectivités locales: La grève de trop
    . Grèves des collectivités locales : Que fait le gouvernement ?Les grèves à répétition des agents et fonctionnaires des collectivités locales n’ont qu’une seule explication: sous payés, ils ne peuvent mener une vie décente. En faisant la sourde oreille face à ce mouvement, le gouvernement prend le risque d’élargir le fossé avec les syndicats. La balle est dans le camp du gouvernement car c’est lui qui détient la solution à ce problème. Le citoyen qui paie ses impôts est pendant ce temps pris en otage. C’est le premier à souffrir de ces arrêts de travail intempestifs des agents des collectivités locales. C. K. . Rémunération: L’arbre qui cache la forêtLe problème de la rémunération ne peut servir d’alibi à la corruption et à la médiocrité qui caractérisent la fonction publique, y compris les collectivités locales. Il faut voir l’autre face: achat des postes, fonctionnaires fantômes, corruption qui constitue une source de revenu exonéré, falsification, services de qualité médiocre,… Il faut penser à des milliers de citoyens qui n’ont aucune source de revenu, diplômés ou non, aux salaires minables de la population active dans l’informel sans aucun filet social, au statut des agriculteurs considérés comme travailleurs sans avoir un revenu digne et dépourvu des services sociaux…Moi je trouve que le secteur public engendre une sorte de discrimination dans la société en décourageant l’initiative privée et la création de la valeur ajouté. Tous les Marocains, dès le jeune âge rêvent d’un poste, décroché par n’import quel moyen, qui leur assure un revenu stable, parfois sans rien faire et sans même se présenter au lieu du travail. En plus, certains responsables considèrent les biens publics comme leur propriété. Il faut voir le Maroc comme un ensemble qui présente un sort en commun dont la violation des droits d’une catégorie influence négativement les autres. La situation actuelle est exploitée par les dirigeants corrompus qui favorisent une catégorie par rapport à l’autre pour des raisons politiques et autres. M. C.

    A propos de «la langue et l’illettrisme»
    Quand une langue concurrente dérange l’intérêt d’une autre, les gens intéressés se précipitent pour la désigner comme bouc émissaire et la condamner. De ce fait, ils auront le champ libre pour installer la leur. Sous le masque du sauveur, ils multiplient les exemples d’échec dus à l’emploi de cette langue et les réussites attendues en adoptant l’autre. Ces gens abusent, sournoisement, d’arguments sinon faibles du moins hors de propos. Ce comportement illustre bien l’état d’esprit de ceux qui cherchent, dans leur quotidien, des raccourcis faciles pour arriver à leur fin. Le sauveur se présente en tant qu’expert, avec des idées bien conçues et des préjugés infondés, afin de prodiguer, à son aise, des conseils enveloppés d’arguments si luisants, surtout, pour les simples d’esprit. C’est un risque encouru puisque ces arguments tombent au premier raisonnement rudimentaire. L’illettrisme et l’analphabétisme ne sont et ne seront jamais les conséquences de l’efficacité d’une langue ou de son aptitude à contenir et exprimer les anciens comme les nouveaux concepts. Deux sphères disputent une langue. La sphère des communs des mortels, des gens qui exploitent plutôt leur force dans leur préoccupation de tous les jours, et l’autre sphère des gens usant de leur force mentale. L’approche et les besoins en outils lexicaux sont différents. Les premiers usent d’un lexique constitué d’environ deux cent mots qui leur suffisent pour s’exprimer parfaitement entre eux, alors que les autres baignent dans un océan de mots et d’expression pour exprimer des idées neuves. Ils sont toujours à l’affût de mots nouveaux. Ainsi, constate-on que quelle que soit la langue pratiquée, les gens empruntent deux chemins différents. Le premier chemin balisé d’indicateurs qui permettent de vivre au quotidien d’une manière simple et direct. Le revers de la médaille c’est que les utilisateurs de ce chemin sont emprisonnés puisque leurs esprits gravitent pratiquement sur un pivot unique qui n’offre pas des perspectives intellectuelles. En revanche, le second chemin, fait voyager ses emprunteurs dans le temps et l’espace, permettant à l’esprit d’embrasser plusieurs champs d’érudition donc de gravir les échelons de développement intellectuel qui le font distinguer des autres créatures. Il y aura toujours une langue maternelle et une langue de travail. La première, simple, sommaire et affective alors que la seconde constitue un outil de travail au même titre que n’importe quel machine dont le nom nous a été imposé puisque nous ne l’avons pas tété avec le lait de notre mère. En matière de conseil, sachez bien que, pour résoudre vos problèmes un conseiller ne vous indiquera jamais le chemin qui vous permettra de vous débarrasser de vos problèmes. Que ces gens cessent de penser à notre place, le temps du colonialisme est révolu. Chercher son bien-être en indiquant une fausse piste pour les autres, serait la pire des choses qu’individu puisse se permettre. Suggérer aux gens de remplacer leur langue officielle, qui a fait et fait encore ses preuves, par un outil de bas de gamme pour sortir du cercle vicieux de l’illettrisme et l’analphabétisme est trop naïf. Le jour où les Français commenceraient à parler d’éventuel remplacement de la langue française par l’un des patois normand, savoyard, charentais ou bourguignon, on commencera, nous les Marocains, à parler aussi d’un éventuel remplacement de la langue arabe par l’un des dialectes marocains. A. L.

    . «Crash test» des banques réussiOn ne dit jamais qui en est l’auteur. Jouhari s’en attribue la paternité. En fait, la signature de ce test est européenne. L’opération heure de vérité n’a pas encore commencé pour les banques. Le jour où on arrivera à faire la distinction entre les économies sur salaires et profits et l’argent de la drogue qui passe pour tels, le bilan des banques sera transparent et sain. Dans ce cas, il faudra s’attendre à ce que les économies sur salaires et profits transférés vers le Maroc soient réduites de moitié ou plus, fondent comme neige au soleil. J. B.. DéontologieOn a beau multiplier les ratios, les traités, les règles prudentielles sans pour autant éviter les crises financières. Ne dit-on pas que les affaires sont immorales, comme jugées dans l’ancien temps?B. N.. IDE: Le centenaire du protectorat en 2012La tendance baissière des investissements directs étrangers (IDE) au premier semestre autorise plusieurs interprétations: Elle est positive en termes qualitatifs dans la mesure où la baisse touche essentiellement les IDE spéculatifs (immobilier, tourisme). Elle est négative dans la mesure où elle explique ou aggrave le déficit de la balance des paiements.Elle est négative dans la mesure où elle ne permet pas de compenser les dépenses en devises des investissements directs et prêts privés étrangers, y compris les redevances au titre de l’assistance technique étrangère.Morale: la politique de la porte grandement ouverte aux IDE est à reconsidérer. Une fois épuisée le reliquat de la participation publique dans Maroc Telecom, le groupe OCP risque d’être la prochaine victime d’un flux d’IDE associé au processus de privatisation! Après Terrab, ce sera le tour de Jouahri! Ce sera l’occasion pour le Maroc de fêter en 2012 le centenaire de 1912! J. R. . Tout excès nuitTout «trop» mène au danger: trop manger, trop boire, trop travailler, trop veiller, trop de sport, trop d’amour, même trop d’argent et de richesse! Mais alors trop de corruption, ça vous mène au chaos, à une jungle où la devise «Ni foi, ni loi» s’impose. Comment y remédier? Très difficilement, c’est certain, il faudra des décennies, mais c’est faisable.Une phrase qui en dit long sur la gravité de la chose. A un ami fonctionnaire à qui je demandais pour quoi opterait-il s’il avait à choisir entre 100% d’augmentation du salaire ou continuer avec les pots de thé. La réponse était spontanée, claire et nette: «Qu’ils gardent leur augmentation et qu’ils me laissent faire ce qui me rapporte 300 à 400%». Et ce fonctionnaire n’est pas le seul à penser de la sorte. Nous sommes dans la phase «Trop» s’agissant de la corruption. Il est donc temps d’agir; d’agir en commençant par couper les ponts à tout interventionnisme avant de passer aux mesures répressives. N’oublions pas qu’il est question de réseaux et que tout corrompu a, comme il se doit dans cette jungle, son protecteur. Il faudrait parallèlement inculquer aux gens qu’ils sont citoyens et qu’ils doivent se comporter en tant que tels.B. I. . Programme d’urgenceL’université marocaine a bien accueilli le programme d’urgence lancé par le ministère de la tutelle. Mais quel est l’impact de ce programme sur l’étudiant? Est-ce que ce programme a pour objectif la baisse du taux de chômage à l’horizon de 2012? On ne peut qu’encourager cette initiative, une réaction logique de l’Etat pour accompagner les grands chantiers lancés au Maroc ces dernières années.E. T.

    . Deux champions du monde de la bureaucratiePour les retraités, l’AMO et la Mutuelle générale des personnels des administrations publiques (MGPAP) constitue un casse-tête. Ces institutions des champions du monde de la bureaucratie et de l’inefficacité. Les retraités sont obligés de refaire la même procédure pour pouvoir rester adhérents à ces deux régimes. Et dire que les deux organismes ont investi des millions de dirhams en systèmes d’information. Il est temps d’en finir avec ces lourdeurs bureaucratiques.B. E.

    Pourquoi l’ONCF est en train de dérailler
    . Peu de considération au client, pardon, à l’usagerMesdames et Messieurs, votre attention s’il vous plaît: «Le train en provenance de Fès et à destination de Marrakech aura un retard de …..». Et la sentence tombe comme un couperet plongeant l’assistance dans un état second d’impuissance totale. On entend le long des quais des oh à n’en plus finir agrémentés de «encore».  Mais moi, la navetteuse qui fait quotidiennement Berrechid-Casa-Berrechid, ce n’est pas encore ce que je dis, mais plutôt: «tiens, aujourd’hui il accuse moins de retard qu’hier». J’ai lu avec un intérêt particulier l’interview donnée par le directeur général de l’ONCF à l’Economiste. J’ai envie de lui dire, du haut de mes 56 piges de handicapée physique, qu’au lieu de se projeter vers un futur lointain, qu’il se préoccupe tout d’abord du quotidien de ces navetteurs qui paient à l’avance une carte de voyage mensuelle, trimestrielle, voire annuelle et qui grâce à une logistique quasiment nulle de l’ONCF sont partis grossir les champs des chômeurs. Leurs patrons respectifs, qui malgré toute la bonne volonté du monde, ont dû se passer de leurs services pour raison de retards cumulés. Les plus chanceux comme moi tiennent bon et continuent régulièrement à se rendre à la gare espérant le miracle. Vous savez ce que l’on répond à nos diverses réclamations «On vous fournira un billet d’excuse!!!». On est où? A l’école !!!  Quand le retard est trop grand et afin d’éviter les remontrances de mon supérieur, je me redirige vers les grands taxis malgré ma carte prépayée, car pour l’ONCF il n’y a pas de solution de rechange que celle d’attendre sagement sur les quais que le train arrive. Un simple aller me revient alors à  7 DH pour aller à la gare, 9 DH pour la carte prépayée, 7 DH pour me rediriger vers la station des grands taxis, 14 DH pour le trajet en grand taxi et 18 DH prix du taxi pour rejoindre le bureau en lieu et place du bus habituels. Soit un total de 55 dirhams au lieu de 24 pour un simple aller. A ces messieurs de l’ONCF, je demande de revoir à fond leur logistique car en maintenant ce rythme ils contribuent à grossir le chômage.  Ce problème d’horaire étant élucidé, il reste le problème de la surcharge car ces messieurs de derrière leur bureau n’arrivent pas à quantifier le nombre à admettre par voyage suivant la capacité du train. Je leur demande simplement d’aller faire un tour à Casa-voyageurs aux environs de 18H30 à 19H00 pour constater par eux-mêmes qu’il est impossible de caser tout ce monde qui attend sur les quais dans un train déjà en surcharge. A nos maintes réclamations écrites, les réponses sont de l’ordre «nous allons étudier le cas et donner suite à votre réclamation afin d’éviter à l’avenir que cela ne se reproduise» ou «l’ONCF ne garantit pas de places assises?». A cela, je réponds que l’ONCF ne garantit même pas de places debout car ces derniers jours avec les vacanciers, si vous arrivez à mettre un pied dans le train, pour l’autre pied c’est une autre histoire. Aussi, Monsieur le DG avant le TGV assurez nous au moins notre quotidien, on vous en sera éternellement reconnaissant. Je sors de chez moi à 7H00 pour ne rentrer qu’aux environs de 21H00. Le trajet ne devait me prendre qu’une vingtaine de minutes de mon temps aussi bien à l’aller qu’au retour, or il m’arrive de passer 3 heures sur les quais, vous ne pensez pas que c’est beaucoup pour un Casa-Berrechid? Les handicapés comme moi devront apprendre à être encore plus patients car en plus de toutes les péripéties que vivent les gens «normaux», eux ils ont une pancarte réservée aux «Blessés de guerre, aux vieux et aux femmes enceintes». Habituellement occupés par des gens valides, bonne chance pour leur faire comprendre que ces sièges sont réservés si vous arrivez déjà à monter dans le train et à vous frayer un chemin. S. Marikh, abonné ONCF

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