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    International

    Côte d’Ivoire
    Des pressions politiques mais aussi économiques

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . La France et l’Allemagne préviennent leurs ressortissants. La Banque mondiale coupe les vivres LA France a recommandé, hier mercredi, à ses ressortissants de quitter provisoirement la Côte d’Ivoire après le discours de Laurent Gbagbo. Ce dernier s’est réaffirmé, mardi dernier, président malgré la reconnaissance d’Alassane Ouattara par la communauté internationale.Parallèlement aux pressions purement politiques sur le président sortant, le président de la Banque mondiale (BM), l’Américain Robert Zoellick, a annoncé depuis Paris que son institution gelait les financements de la Côte d’Ivoire, à l’issue d’un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy. De son côté, l’Allemagne a également recommandé à ses quelque 80 ressortissants toujours sur place de quitter le pays ouest-africain, estimant qu’une «détérioration de la sécurité, ainsi que de nouveaux affrontements et des explosions de violence sont prévisibles». Ces recommandations de Paris et Berlin surviennent au lendemain d’un discours à la nation de Laurent Gbagbo qui n’a laissé planer aucun doute: «je suis le président de la République». Il a toutefois proposé un «comité d’évaluation» en vue d’un «règlement pacifique» de la crise, qui devrait «analyser objectivement les faits et le processus électoral». Ce comité serait dirigé par un Africain et comprendrait des représentants de la communauté internationale, y compris l’UE et les Etats-Unis qui lui ont imposé des sanctions ciblées ainsi qu’à son entourage. A noter que l’UE a entériné les sanctions contre Gbagbo et 18 membres de son entourage et envisage d’élargir prochainement la liste. Ces mesures devraient être suivies prochainement de gel des avoirs des personnes visées. Le camp Ouattara a rejeté les propositions de Gbagbo, l’accusant de «ruser avec le monde» et de le «défier».L’impasse restait donc totale, mais les habitants de la capitale économique Abidjan semblaient vouloir l’ignorer à l’approche de Noël et n’avaient pas répondu mercredi à l’appel à la «désobéissance» au gouvernement Gbagbo lancé la veille par le camp Ouattara. Après bientôt un mois d’une crise qui a fait ces derniers jours au moins 50 morts selon l’ONU, des embouteillages monstres asphyxiaient Abidjan. Les rues grouillaient de monde, et de jeunes marchands ambulants vendaient des bonnets de Père Noël. Par ailleurs, la Commission européenne a débloqué 5 millions d’euros pour faire face à une crise humanitaire dans les pays voisins de la Côte d’Ivoire en cas d’afflux de réfugiés fuyant les violences. Jusqu’à présent, quelque 11.000 Ivoiriens, dont la majorité sont des femmes et des enfants, ont fui vers le Liberia, la Guinée et le Ghana. Les fonds débloqués par la Commission européenne pourraient permettre de venir en aide à 100.000 personnes.Synthèse L’Economiste

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