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    Entreprise Internationale

    Cosmétiques : L'Oréal met le turbo à l'international

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager


    La mondialisation de L'Oréal, le leader mondial des cosmétiques, devrait s'accélérer au cours des prochaines années. Le groupe compte en effet renforcer ses positions en Asie et sur les marchés émergents d'Amérique latine et d'Europe centrale.
    L'Europe qui pesait, il y a trois ans encore, près de 80% des ventes du groupe, ne représente plus aujourd'hui que 61%.
    Cette internationalisation semble réussir au groupe: en 1995, il a affiché pour la onzième année consécutive une croissance à deux chiffres de son bénéfice net consolidé part du groupe. Ce dernier s'est élevé à 3,14 milliards de Francs (1FF=1,71DH) pour un hiffre d'affaires consolidé en hausse de 12,1% à près de 53,4 milliards.
    Ces résultats ont été obtenus en dépit des problèmes monétaires et des difficultés rencontrées en Allemagne et en France, ses deux principaux marchés européens. "Les variations de taux de change ont eu un effet très négatif. Hors effets monétaires, le chiffre d'affaires consolidé aurait progressé de 16%", a déclaré au Figaro M. Lindsay Owen Jones, le patron du groupe.

    Le résultat d'exploitation s'est accru, lui, de 9,3% à 6,4 milliards, soit 11,5% du chiffre d'affaires. Cette hausse est attribuée à la consolidation des agents nord-américains (Cosmair Inc. et Canada), suisse et espagnol ainsi qu'à la filiale pharmaceutique Synthélabo dont les ventes ont augmenté de 15,2% par rapport à 1994.
    "La valeur de Synthélabo a doublé, j'ai bien fait de ne pas vendre", se félicite M. Owen Jones.
    Pour 1996, le groupe se dit confiant mais reste prudent sur les pronostics. Une chose est sûre toutefois: l'acquisition de Cosmair et de Maybelline va lui permettre d'aller encore plus vite dans la mondialisation de ses activités. "Nous achetons des sociétés qui nous permettent d'étendre notre présence mondiale en comblant une case", est-il précisé. Outre le maintien de son leadership mondial dans les cosmétiques, L'Oréal vise, à travers la croissance externe, à amortir ses coûts de fabrication, investissements commerciaux et frais de recherche-développement. La
    R&D représente 3% de son chiffre d'affaires.

    Hakima EL MARIKY

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