×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Controverses sur les dates des élections à l'ordre

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Le calendrier des élections de l'Ordre National des Architectes et de ses structures régionales n'est pas encore fixé. Des voix s'élèvent dans la profession pour attirer l'attention sur le dépassement du délai réglementaire.


    La pression monte dans les rangs des architectes. Enjeu: les prochaines élections de l'Ordre National des Architectes et ses structures régionales. Tout est fait pour que les délais de cette échéance soient respectés. Le problème qui se pose aujourd'hui concerne l'interprétation du texte. Le délai de trois ans doit courir à partir de la précédente élection ayant eu lieu le 14 septembre 1994. La loi limite la durée du mandat à trois ans. En principe, les élections devaient être organisées ce 14 septembre. «La conjoncture politique peut tolérer un flottement de 1 à 2 mois pas au-delà», affirme M. Mohamed El Malti, président du Forum des architectes, association créée à la suite des précédentes élections, qualifiées «d'irrégulières». D'ailleurs, il ne cache pas ses craintes de voir la prochaine élection dépouillée de toute transparence. «Nous voulons être représentés par des architectes à la hauteur au niveau professionnel et personnel».

    Pour d'autres architectes et membres de l'Ordre National, le délai devra courir à partir de la date de la nomination du président par Dahir, intervenue le 26 octobre 1996. Il est à rappeler que le Conseil comprend un président élu par ses membres et nommé par SM Le Roi. En outre, les différentes étapes de cette élection devront durer quelques mois. Les pronostics avancés fixent les échéances en février prochain. D'ailleurs, l'Administration doit modifier «le ressort et le siège des conseils régionaux pour tenir compte des modifications intervenues dans la division régionale». Il faudra donc rectifier la loi pour changer le nombre des conseils régionaux qui doivent passer de 7 à 10. Un conseil régional de l'Ordre est créé dans toutes régions institués, et dès que le nombre des architectes y exerçant y sera égal ou supérieur à 50. Il est à souligner que pour être candidat au niveau régional, les architectes doivent justifier de 5 ans d'ancienneté et de 8 ans pour le conseil national.

    Répartition de la commande publique


    Selon l'article 39 de la loi n°016-89 relative à l'exercice de la profession d'architecte et à l'institution de l'Ordre national des architectes, le conseil se compose d'un président élu, d'un membre de la chambre constitutionnelle, de 14 membres élus représentant chacune des quatre catégories d'architectes: ceux exerçant dans le secteur privé à titre de salarié, les indépendants, les architectes exerçant dans les services de l'Etat (collectivités locales ou établissements publics) et les enseignants dans les établissements d'enseignement supérieur.
    Au delà des conflits d'interprétation de textes, les enjeux de cette prochaine élection sont de taille. D'ailleurs, nombre d'architectes se félicitent que les élections de l'Ordre se déroulent après les élections législatives. Selon eux, la possibilité d'une alternance politique pourrait constituer un sursaut de la profession.

    Pour M. Abdeslam Menjili, ancien vice-président de l'Ordre, les slogans d'hier sont toujours d'actualité. Le code de déontologie reste un enjeu fondamental. Les architectes réclament l'élaboration de règles de conduite à observer dans leurs rapports avec les bureaux d'études, les entreprises et les pouvoirs publics. Il cite un projet de code approuvé par le conseil régional à Marrakech. Il devait être mis dans le circuit administratif pour être approuvé par décret du premier ministre. Mais les responsables l'ont retiré prétextant une quelconque erreur, indique M. Menjili.
    Autre slogan mobilisateur: la réhabili-tation de la profession vis à vis de l'opinion publique et des pouvoirs publics. «La profession n'a jamais été autant discréditée», assène M El Malti.Pour la profession, la répartition de la commande publique «plus équitable» demeure une question d'actualité brûlante. «Il n'est pas normal que la plupart des professionnels chôment et que d'autres aient du travail à revendre», explique le président du Forum.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc