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    Enquête

    Contrats spéciaux de formation: Casablanca épuise son crédit

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    La grande surprise dans le bilan 1996/1997 de la Direction Régionale Centre 1 de l'OFPPT est que la formation continue a réalisé un grand bond. Plus de 24 millions de DH ont été engagés dans le cadre des contrats spéciaux de formation. Les autres types de formation ont également évolué.


    «Les résultats de la forma-tion continue sont vraiment sur-prenants». Quatre mois plus tôt, M. Allal Ouhab, directeur régional du Centre 1 (Wilaya de Casablanca) était plutôt sceptique. «Autant on était inquiet, autant les résultats obtenus sont satisfaisants».
    Les entreprises de Casablanca et région ont bénéficié de 22.129 journées de formation, soit 116% de plus que prévu.
    Cet engouement s'explique, selon les responsables de la Direction Régionale Centre 1 (DRC1), par les avantages qu'apporte la réforme des contrats spéciaux de formation (CSF). Ceux-ci bouclent leur pre-mière année (de juillet 1996 à juin1997).
    Les CSF peuvent faire rem-bourser jusqu'à 60% des sommes engagées. Derrière cette «réussite» figure aussi la sensibilisation quant au processus de mise à niveau.
    Autres chiffres attestant également de cet engouement: le crédit de 20 millions de DH alloué à la DRC1 dans le cadre des CSF est épuisé. Les engagements dépassent 24 millions de DH. «Le reliquat sera certainement récupéré au niveau des régions qui n'auront pas entièrement utilisé leur crédit». Il est à rappeler que l'enveloppe na-tionale s'élève à 70 millions de DH.
    Au total, quelque 16.000 travailleurs ont bénéficié à la Wilaya de Casablanca de la formation dans le cadre des CSF. La part réalisée dans des établissements de l'Office n'est pas encore connue. «La mise en place de l'application qui permet la consolidation des informations est en cours», indique un responsable de la DRC1.

    Autre tendance, l'utilisation de plans de formation se renforce. La nouvelle version des CSF a distingué les actions isolées et les formations planifiées. Les premières seront remboursées à hauteur de 40% au maximum, alors que les secondes peuvent requérir jusqu'à 60% de remboursement. Sur les 24 millions de DH engagés dans les CSF, 18 millions le sont dans le cadre de plans de formation, soit 75%.
    Pour ce qui est des entreprises, 592 ont présenté un dossier de remboursement, dont 72 dans le cadre d'un plan de formation, soit 58% de plus que 1995. Selon les responsables de l'Office, toutes les données sur les remboursements effectués ne sont pas encore disponibles.
    Les CSF ont introduit le déplafonnement par rapport à la taxe de formation professionnelle. Aussi les sommes engagées sont-elles plus importantes. «Alors que seules les banques et les assurances enga-geaient des sommes importantes, les moyennes structures commen-cent à s'investir réellement dans ce créneau», signale M. Ouahab.
    Des entreprises ont élaboré des plans de formation qui s'élèvent jusqu'à 2 millions de DH. C'est le cas notamment de sociétés de confection, d'électronique et de ciment.

    30.000 candidatures


    La DRC1 affiche par ailleurs les mêmes tendances pour les autres types de formation. Une hausse de 12% a été enregistrée pour les cours du soir. Au cours de 1996/1997, les établissements ont accueilli 3.494 travailleurs.
    Le niveau technicien spécialisé a été introduit en cours du soir pour les filières tertiaires, de l'électronique et de la mécanique. Ces actions seront étendues, est-il signalé, aux autres secteurs.
    Côté formation initiale, le taux de réussite a avoisiné les 99%. 4.309 lauréats sont sortis des établis-sements de Casablanca-Moham-média. «Les résultats étant encoura-geants, les demandes d'inscription sont plus importantes». La DRC1 a reçu, pour l'heure, quelque 30.000 candidatures pour 7.000 places pédagogiques disponibles.
    Côté budget, il est à signaler que les 42 établissements de Casablanca ont reçu au titre de 1996/1997 une enveloppe de fonctionnement (hors salaires) de 55 millions de DH. La Direction a réalisé, toutefois, grâce à la formation continue, 8 millions de DH de recettes. Inscrites dans des comptes hors budgets, ces recettes sont utilisées entre autres pour l'achat de mobilier, de matériel informati-que et la motivation des formateurs.

    Malika El JOUHARI

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