Culture

Consommation

Par L'Economiste | Edition N°:2173 Le 16/12/2005 | Partager

Editorial: L’eau, quelle politique urbaine?

Quand le ciel est clément, la hantise de la sécheresse est vite dissipée. En effet, dès les premières pluies, les spéculations vont bon train et l’activité économique reprend de plus belle. C’est dire combien l’économie nationale est tributaire de la pluie. Certes, la politique des grands barrages et des barrages collinaires a donné ses fruits en milieu rural. Mais qu’en est-il du milieu urbain? L’eau est une denrée stratégique et sa maîtrise permettrait une triple stabilité: sociale, économique et politique. C’est pour cette raison que les pays les plus nantis dans ce domaine adoptent des systèmes de récupération des eaux de pluie en milieu urbain. Ainsi, en Allemagne, les villas s’équipent en système de collecte de ces eaux pour les stocker et les utiliser par la suite pour arroser les jardins. D’autres pays ont instauré des réseaux urbains de collecte pour couvrir les besoins des jardins publics. Ce système peut être applicable pour les nouvelles villes en construction au Maroc (Tamasloht et Tamasna). Dans une situation similaire à la nôtre, certains pays se sont même équipés pour la collecte des eaux de flaques. Au Maroc, il est temps d’engager le citoyen dans une politique nationale de sauvegarde et de gestion des eaux.Toute politique en matière de protection de l’eau en milieu urbain nécessiterait la mise en œuvre des actions suivantes:- l’installation des systèmes de collecte des eaux de pluie pour les nouvelles constructions;- l’instauration des stations d’épuration pour les villes, villages, usines et tout autre établissement à forte consommation d’eau;- la recherche et la plantation des variétés végétales nécessitant moins d’eau;- l’instauration d’une taxe “de protection de l’environnement” pour les unités consommatrices d’eau.L’eau est un patrimoine national qui dépérit par la pollution, la mauvaise gestion et l’inconscience. Le devoir national nous impose sa protection pour notre bien-être et pour celui des générations futures.Dr Bouazza KherratiPrésident de l’[email protected]


Actualité: Pesticides, attention danger!

La toxicité aiguë des pesticides est bien connue. Le risque pour les utilisateurs aussi. Chaque année, des milliers d’intoxications sont enregistrées et seul un nombre infime est déclaré au centre antipoison. Les agriculteurs sont les plus exposés et ont un risque accru de développer certains types de cancers (peau, prostate, lymphomes, cerveau). L’eau représente 10% des apports quotidiens en pesticides, les 90% restants venant des fruits et légumes, sans parler des pesticides inhalés. Même les eaux de pluie peuvent en contenir puisqu’une partie des quantités répandues sur le sol se volatilise et constitue une contamination chronique de l’air.Cette situation nous pousse à tirer la sonnette d’alarme. Les départements responsables devraient intervenir d’urgence pour :- l’organisation du circuit de commercialisation des pesticides;- la bonne gestion de leur utilisation;- la formation des agriculteurs par le biais des organisations professionnelles;- le renforcement du contrôle des produits finis sur le marché;- le suivi et l’évaluation de la qualité des eaux profondes, superficielles et des différents réseaux de distribution;- l’élaboration d’une cartographie des zones à risque;- la destruction des produits périmés qui constituent un danger potentiel;- l’évaluation de la teneur des sols et des eaux des régions ayant été traitées contre l’invasion des acridiens;- l’instauration d’un contrôle officiel des fruits et légumes au niveau des marchés de gros;- l’institution d’un système de traçabilité efficace pour les pesticides et les produits alimentaires susceptibles d’être traités ou contaminés par ces produits.Mohammed HIRCH AMPOC- Ké[email protected]


Eco-Info: Pour une imposition des utilisateursdes sacs en plastique

Au cours de cette année et à maintes reprises, les ONG de défense des consommateurs ont lancé un appel pour mettre fin à la production des sachets en plastique noir. Une requête restée sans suite.Dans de nombreux pays étrangers, cette mesure est aujourd’hui en vigueur, puisque la fabrication de ces sacs est désormais interdite et une taxe a été instituée pour les utilisateurs. L’exemple nous vient du Japon dont la consommation en sacs s’élève à 30 billions d’unités, ce qui correspond à une production de plus de 460 millions de tonnes par an. Dans d’autres pays, l’adoption de solutions similaires a permis l’enregistrement d’une diminution de la consommation des sacs en plastique de 90% en Irlande et 69% à Taïwan. Des exemples à méditer pour les responsables nationaux de l’environnement. Amal MohammedAMPOC- Ké[email protected]


En Bref

■ Les abattoirs, la viande et bien sûr les risques- Les abattoirs de Salé ne répondent pas aux normes d’hygiène requises par la législation en vigueur. Situé non loin de la capitale du Royaume, cet établissement illustre l’incapacité des parties concernées à mettre à niveau le secteur des viandes rouges au Maroc. Aussi, l’AMPOC sollicite-t-elle des instances responsables une visite des lieux pour décider soit de leur fermeture, soit de la mise à niveau répondant aux critères internationaux.- La particularité de Souk Akrach à Rabat réside dans sa situation géographique. Il est situé sur le bas-côté du grand dépotoir de Rabat. Alors imaginez les conditions d’insalubrité dans lesquelles sont préparées et exposées les denrées alimentaires et plus particulièrement les viandes.- La leptospirose, maladie transmissible à l’homme par les rats par voie alimentaire, touche plusieurs ouvriers des abattoirs de Kénitra. Plusieurs écrits et même une émission télévisée sur 2M n’ont pas fait réagir les responsables administratifs et communaux.■ DESS “Assurance Qualité et Contrôle analytique” à KénitraDans le cadre de son ouverture au secteur socioéconomique, l’Université Ibn Tofaïl assure une formation DESS “Assurance Qualité et Contrôle analytique” pour les années universitaires 2005-2006 et 2006-2007 à la Faculté des Sciences de Kénitra. L’appel est ouvert aux industriels et aux étudiants répondant aux clauses de la formation. Le dernier délai de dépôt des dossiers est fixé au 31 décembre. Pour toute information, contacter le Professeur M. Ouhssine. Tél: 065-18-79-63, [email protected].

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