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    Economie

    Conseil économique et social
    Intense lobbying pour les listes

    Par L'Economiste | Edition N°:3334 Le 05/08/2010 | Partager

    . Les CV des candidats des différents collèges remis. Mais des contestations s’organisentLES syndicats, les organisations professionnelles et les associations ont remis leurs propositions de noms pour le Conseil économique et social (CES). Les retardataires l’ont fait mardi. Ils avaient un délai de 5 jours pour remettre les dossiers de leurs candidats. En fait, il s’agissait de fournir deux CV pour chaque poste au sein du Conseil. Le choix entre les profils proposés se fera dans une seconde étape. Le Premier ministre devra nommer 32 membres, le président de la Chambre des représentants 16 et autant par le président de la Chambre des conseillers. Dans leurs courriers adressés aux présidents d’organisations et associations professionnelles, ils insistent sur les compétences. «Cependant, il est très difficile de choisir entre un membre des présidents élus», précise un responsable d’une fédération. A moins de faire comme la Mutuelle générale du personnel de l’administration publique (MGPAP) dont le conseil d’administration a opté pour son président Abdelmoula Abdelmoumni pour le représenter au sein du CES. La bataille pour intégrer le Conseil fait rage. Dans les secteurs notamment des services, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture, «l’on joue pratiquement des coudes pour être choisi», fait valoir une source. On dit même que certaines personnes suivent leur CV jusqu’à la Primature ou le Parlement pour être sûr de figurer parmi les membres du CES. Le collège des experts au nombre de 24, dont la nomination reviendra au Souverain, n’est pas exempt de lobbying. Sauf que dans ce cas précis, certains candidats font le pied de grue pour approcher les conseillers royaux. C’est surtout le poste de président du Conseil, lequel sera nommé par le Souverain, qui reste le plus convoité. Rien n’est encore fait et déjà la contestation monte. En effet, la mise en place du CES ne fera pas que des heureux. Déjà des associations anciennes et actives sur la scène ne cachent pas leur mécontentement. Et pour cause, elles ne seront pas représentées dans cette instance consultative. Elles reprochent au gouvernement d’avoir privilégié les ONG proches de la majorité. Idem pour les représentants des syndicats. L’ODT envisage de contester légalement cette opération. La centrale de Ali Lotfi ne comprend pas pourquoi elle est exclue du collège des syndicats qui dispose de 24 sièges. Une réunion de coordination entre Abbas El Fassi, Abdelouahad Radi, Mohamed Cheikh Biadillah et Driss Lachgar (Relations avec le Parlement) devrait avoir lieu prochainement. Il s’agit d’activer ce chantier pour que le Conseil soit opérationnel avant la rentrée parlementaire d’automne.


    Dix pour la société civile

    LES associations qui opèrent dans les domaines de l’économie sociale et la société civile sont représentées au sein du CES. 6 membres pour l’économie sociale dont 2 pour le micro-crédit, autant pour les coopératives, 1 pour la protection des consommateurs et un autre pour les mutuelles. Sur le chapitre associatif, on a retenu 5 membres pour des associations tournées vers le domaine de la protection sociale et la lutte contre la pauvreté et la précarité. Il s’agit notamment de Bayti et de l’Amicale marocaine des handicapés (AMH). D’autres représentent les domaines de développement humain et celui de la protection de l’environnement.Mohamed CHAOUI

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