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    Europe

    Conseil, certification, gestion : Des centres techniques soutiennent la mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:260 Le 26/12/1996 | Partager

    Le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat s'apprête à mettre en place huit centres techniques dans le cadre de la mise à niveau technologique. Ces structures permettront aux entreprises de contrôler la qualité de leurs produits. Les deux premiers seront opérationnels à partir d'avril prochain.


    «Le développement de l'infrastructure technologique constitue l'une des principales actions nécessaires pour la mise à niveau par la création de centres techniques», affirme M. Abdellah Nejjar, directeur de la Normalisation et de la Promotion de la Qualité au Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) (Voir article en page 8). L'étude de faisabilité des deux premiers centres a été réalisée. Il s'agit de CERIMME (Centre d'Etudes et de Recherches des Industries Métallurgiques, Mécaniques, Electriques et Electroniques) et de CETEMCO (Centre d'Etudes et de Matériaux de Construction).
    Juridiquement, ils existent, mais ils ne seront opérationnels qu'à partir d'avril prochain. La mobilisation des fonds MEDA y est pour quelque chose. A la fin de 1997, le Ministère prévoit la mise en place de quatre centres.

    Ces centres permettront à l'entreprise de contrôler la qualité de ses produits. Le coût de leur réalisation est estimé à 527 millions de DH, financés par les pouvoirs publics, les fonds MEDA et les industriels. Des associations à but non lucratif seront créées pour s'occuper de leur gestion. Dans les conseils d'administration, le secteur industriel y sera majoritaire, un moyen de l'impliquer. Seront également associés les grands donneurs d'ordre, les utilisateurs et l'Etat.
    Pour les six autres qui devront voir le jour ultérieurement, le MCIA est en train d'explorer avec les associations professionnelles pour une meilleure définition de ces centres, avant de commencer à constituer les associations et entamer leurs études de faisabilité.

    Exploiter l'existant


    L'idée du Ministère est d'exploiter l'existant: le Maroc dispose d'énormes moyens d'essais et de mesures de laboratoires privés ou ceux relevant des centres de recherche des grandes écoles et universités.
    «Ces centres devront priori-tairement utiliser les moyens disponibles aussi bien humains que matériels. Cette possibilité permet d'optimiser l'investissement pour n'acquérir que le matériel complémentaire", assure M. Nejjar.

    Quatre missions


    Ils seront en liaison avec les écoles supérieures de technologie et les universités. Il s'agit de monter un réseau de centres techniques afin que ses composantes puissent communiquer aisément. De même, des accords de partenariat seront signés avec des centres étrangers afin d'échanger les expertises et les moyens des autres laboratoires.
    Les entreprises industrielles, en tant que clients et prestataires de services, mettront la main à la pâte en assistant ces centres des connaissances de leur encadrement.
    Les centres ont quatre missions à remplir. La première concerne le marketing, l'information et le conseil à l'entreprise. Il s'agit d'identifier ses besoins, lui fournir en permanence l'information et le conseil. La deuxième a trait aux applications technologiques.
    L'objectif est de développer l'ingénierie et mettre en place des sections sectorielles en fonction des besoins du secteur. Quant à la troisième mission, gestion de l'entreprise, elle vise à développer la normalisation et la certification des produits et l'assistance au développement du management de la qualité. Dernière mission: la formation et la certification. Il s'agit de créer un département destiné à répondre aux besoins précis et ponctuels de quelques entreprises afin d'apporter une formation pointue, précise M. Nejjar.

    Pour le Ministère, la réussite de ce projet nécessite la fourniture par ces centres d'une réponse aux vrais besoins des entreprises. L'implication des industriels est indispensable, est-il précisé. D'ailleurs, la gestion de ces centres devra être rigoureuse afin qu'ils puissent atteindre l'autofinancement au bout de cinq ans d'existence. L'entreprise industrielle devra consacrer entre 0,5 et 1% de son chiffre d'affaires au développement et à la maîtrise du process, indique M.
    Nejjar.
    Le Ministère est optimiste quant à l'aboutissement de son projet. Il doit cet optimisme au déficit en moyens pour inciter les entreprises à aller vers la qualité. Il s'explique également par la faiblesse des moyens nécessaires au contrôle de conformité à un cahier des charges. D'autant que 73% des entreprises ont un effectif permanent de moins de 50%, ne pouvant pas investir dans leurs propres moyens de contrôle d'essais. Les centres sont en effet la mise en commun de moyens de contrôle de la qualité des produits et d'amélioration des process.

    Mohamed CHAOUI.

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