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    Crédit à l’équipement: Curieuse évolution des taux

    Par L'Economiste | Edition N°:3331 Le 02/08/2010 | Partager

    . Au 1er trimestre, 8% contre 7,33% pour le crédit conso . Les raisons de la volatilité des taux à l’équipement…. L’enquête de BAM n’inclut pas les sociétés de financementCAPACITÉS de production et produit intérieur brut. Voilà deux agrégats fortement corrélés! Malgré le fait que ce lien soit conditionné par le taux d’utilisation des capacités installées, leur extension est déterminante pour une croissance structurelle du PIB. Des extensions qui ne peuvent être menées par les industriels sans financement adéquat.En effet, les conditions d’octroi des crédits à l’équipement impactent directement le comportement des entreprises: le coût du financement influence la rentabilité, et celle-ci conditionne la décision d’investissement. Or, pendant le premier trimestre, et c’est là un comportement bien curieux, le taux moyen de crédit à l’équipement, calculé par Bank Al-Maghrib sur la base des relevés auprès des banques, ressort en hausse de plus de 100 points de base, pour frôler les 8% (précisément 7,99%). Encore plus curieux, c’est lorsqu’on s’aperçoit qu’à ce niveau là, il a dépassé le taux moyen des crédits à la consommation! Celui-ci s’est établi à 7,33% en quasi-stagnation pour la même période. Il faut relever que ces chiffres concernent exclusivement les crédits délivrés par les banques, et excluent donc les concours des sociétés de financement, autant le crédit-bail (pour l’équipement) que les crédits à la consommation. «Les sociétés de financement, contrairement aux banques, ne font pas de création monétaire, et ne sont donc pas une priorité dans les études monétaires de Bank Al-Maghrib», souligne un membre de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Mais pourquoi alors le crédit à l’équipement a été aussi cher au cours des trois premiers mois de l’année? Surtout que certaines banques affirment que les taux qu’elles appliquent à cette catégorie «ne s’éloignent pas des 7%». D’autant plus que financer l’équipement est bien moins risqué que de prêter à la consommation: l’immobilisation à acquérir, ou l’investissement à réaliser étant des garanties en soi. Deux facteurs entrent en considération.Le premier est d’ordre statistique. Les taux du crédit à l’équipement sont très volatiles. Une instabilité résultant de l’impact des grosses opérations. Car, plus un financement est conséquent (ce qui est le cas pour certains investissements d’envergure), plus l’impact de ses caractéristiques sur la moyenne sera grand. Alors que le crédit à la consommation concerne de petits montants, et qui plus est, aux conditions généralement standardisées. «Cette fluctuation n’est pas significative, car la moyenne pondérée que nous calculons est fortement influençable par les grosses opérations», relève un expert de la banque centrale.Le second concerne la durée des crédits, et leur indexation (le taux de référence sur la base duquel ils sont calculés). Car les séries statistiques en question ont été produites pendant que les taux étaient encore indexés sur les bons du Trésor (ils le sont désormais sur les taux interbancaires). Sur les bons à moyen ou long terme pour l’équipement, et sur les bons à court terme pour la consommation. Et plus la maturité est longue, plus le taux est élevé. La cherté du crédit à la consommation étant liée à la prime rémunérant le risque, plus important.Toujours est-il que, même si les moyennes sont bêtes et méchantes, 8% est loin d’être un taux encourageant pour les entreprises désirant réaliser des investissements productifs… Rappelez-vous les 14% pratiqués dans les années quatre vingt.Othmane ZAKARIA

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