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    Economie

    CNSS: La presse dans le collimateur

    Par L'Economiste | Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    . Les données de la tutelle sollicitées . Sous-déclarations, travail au noir… le secteur n’échappe pas à la fraude. Des contrôles lancés«C’est suite à des réclamations de journalistes se plaignant de ne pas être déclarés à la CNSS que des contacts avec le ministère de la Communication sont établis». Selon un responsable à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une convention entre les deux entités est en projet avec pour objectif de sauvegarder le droit des journalistes à la protection sociale. Même le syndicat de la presse qui a enregistré de nombreuses doléances s’est rapproché de la Caisse. «Sous-déclarations, travail au noir et prélèvement de cotisations sans qu’elles ne soient pour autant versées à la CNSS... Nous avons demandé à la Caisse de nous communiquer la situation des différentes entreprises de presse. Une information qu’elle est prête à nous livrer», affirme Younes Moujahid, président du Syndicat national de la presse (SNP). La même démarche sera effectuée auprès de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR). L’objectif est de vérifier que les cotisations prélevées sont bien reversées à l’organisme de retraite. La Caisse a demandé au ministère de la Communication de lui fournir sa base de données. Une opération qui lui facilitera la tâche en lui permettant d’avoir une idée précise sur les effectifs. Du moins ceux qui détiennent une carte de presse. De nombreux journalistes exercent actuellement sans pour autant disposer de ce document. Le groupe Eco-Médias est l’une des rares entreprises de presse à respecter scrupuleusement ses engagements sociaux. Pour autant, elle n’a pas échappé aux descentes «acharnées» des inspecteurs de la CNSS! Si la Caisse va jusqu’au bout de sa démarche, de nombreuses entreprises de presse risquent d’être dans une mauvaise passe. Des sommes colossales pourraient être mises en recouvrement. L’hebdomadaire Le Journal en a déjà fait les frais. Ne pouvant honorer plusieurs années de créances, il a été contraint de mettre la clé sous le paillasson. Toutefois, selon des sources, des entreprises de presse font actuellement l’objet de contrôle CNSS. «Des manquements ont été constatés. Mais les entreprises épinglées négocient l’échelonnement des paiements», affirme Moujahid. Il s’agit naturellement de préserver l’emploi et les droits des employés de ces entreprises.«J’ai été employée pendant plus d’une dizaine d’année dans un groupe de presse qui ne reversait pas les cotisations prélevées et mentionnées sur mes fiches de paie», déclare une journaliste sous couvert de l’anonymat. La Caisse s’apprêterait aussi à mener une étude sur le secteur avec une attention particulière aux entreprises subventionnées. D’un montant de 50 millions de dirhams, cette subvention est accordée aux entreprises qui remplissent certains critères tels que la publication des bilans, le respect de la législation sociale, etc. Mais «ce que déclarent les entreprises n’est pas toujours véridique», avance Moujahid. D’ailleurs, les critères d’octroi de cette subvention pourraient être revus mais rien n’est encore tranché. En tout cas, le ministre de la Communication précise «qu’ils sont maintenus pour l’instant». Des changements pourraient intervenir avec le nouveau contrat-programme dont la préparation démarrera une fois l’étude d’évaluation de celui signé en 2005 bouclé. «Après cette évaluation nous comptons travailler sur un nouveau contrat-programme», affirme le ministre de la Communication. La mise à niveau des entreprises de presse est très attendue des journalistes et de quelques patrons. Elle permettrait d’assainir le secteur, de lutter contre les mauvaises pratiques et de rehausser le niveau de la profession. La Fédération marocaine des éditeurs de journaux et le Syndicat de la presse sont interpellés pour accélérer ce vaste chantier. Le président du SNP est formel: plusieurs dispositions du contrat-programme n’ont pas été respectées. Il cite ainsi l’exemple de la modernisation de la gestion des entreprises, la protection sociale et la convention collective qui a mal fonctionné. K. M. & F. E. O.

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